ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Voilà un film coup de poing, un film rentre-dedans, un film qui nous donne la gerbe, un film qui en veut, un film qui s’en fiche de l’histoire, un film qui se vit, un film qui se regarde. Danny Boyle, réalisateur qu’on a été obligé d’encenser suite à ce long-métrage. Il ne pouvait en être autrement vu la façon dont il a adapté le premier roman de l’écossais Irvine Welsh.
Ce roman est d’ailleurs très décousu, faits de petits chapitres et rédigé à la première personne. Mark Renton, interprété par Ewan McGregor, en est d’ailleurs le bénéficiaire dans le film. La scène d’intro nous met d’ailleurs tout de suite dans la bain avec une suite mémorable de choix à faire ou non finissant par « J’ai choisi de ne pas choisir la vie. J’ai choisi autre chose. Les raisons ? Y’a pas de raison. On n’a pas besoin de raisons quand on a l’héroïne ».
S’en suit le début du film, l’histoire de jeunes marginaux, écossais, « rebuts de l’humanité » selon Mark Renton. L’histoire de ces jeunes totalement perdus, déconnectés du monde réel. Et l’histoire de l’héroïne. Cette héroïne si présente dans le film qu’on pourrait la sentir en nous. Une certaine façon d’exorciser la drogue, guérir le mal par le mal en nous mettant face à elle, aussi longtemps et aussi intensément que possible. L’héroïne et tout ce qui se trouve dans la phase « après fix » : hallucinations diverses et variées, état latent et psychédélique. Jusqu’au moment où Renton décide pour de bon d’arrêter la came.
Danny Boyle, après avoir réalisé Petits Meurtres Entre Amis, a eu cette idée géniale de transposer cette histoire sur pellicule. Le casting est plus que bien choisi, le montage est carré et décousu à la fois. Certains plans fixes sont calculés au millimètre alors que d’autres ont été tourné dans le rythme de l’action, sans essayer d’être parfaits.
Il y a une grande place à la bande originale dans TRAINSPOTTING, avec des groupes tout aussi éclectique que grandiose : Iggy Pop, Brian Eno, Primal Scream, Blur, New Order, Lou Reed, Pulp, Elastica, Underworld…
TRAINSPOTTING est « le » film d’une génération. On ne peut pas s’adonner pleinement au cinéma britannique sans avoir vu TRAINSPOTTING. Danny Boyle a réussi là son premier coup de maître en réalisant un film coup de poing, mélangeant subtilement drame et comédie, avec un casting troublant et suintant de vérité. Ce n’est pas pour rien que le film a été le plus gros succès de l’année 1996 en Grande-Bretagne.
(www.leblogducinema.com)
Plans Cultes
mardi 9 mars
à 20h00
SOIRÉE TRAINSPOTTING
20H00 : TRAINSPOTTING de Danny Boyle
22h00 : T2 TRAINSPOTTING de Danny Boyle
Tarif spécial soirée : 11€ les 2 films sinon tarifs habituels
TRAINSPOTTING
de Danny Boyle
avec Ewan McGregor, Jonny Lee Miller, Ewen Bremner, Robert Carlyle
Grande-Bretagne - 1996 - 1h33 - VOST - Réédition - Version restaurée 4K
Édimbourg, dans les années 90. Mark Renton et ses amis Spud et Sick Boy se droguent à l'héroïne. Quoique fort sensible au plaisir qu'il éprouve ainsi, Mark décide toutefois de décrocher avant qu'il ne soit trop tard. Il y parvient, non sans mal, et consacre alors son énergie retrouvée à séduire une lycéenne délurée. Il reprend cependant rapidement ses vieilles habitudes, au grand dam de Begbie, un ami alcoolique sujet à d'effrayantes crises de violence.
A PROPOS
Voilà un film coup de poing, un film rentre-dedans, un film qui nous donne la gerbe, un film qui en veut, un film qui s’en fiche de l’histoire, un film qui se vit, un film qui se regarde. Danny Boyle, réalisateur qu’on a été obligé d’encenser suite à ce long-métrage. Il ne pouvait en être autrement vu la façon dont il a adapté le premier roman de l’écossais Irvine Welsh.
Ce roman est d’ailleurs très décousu, faits de petits chapitres et rédigé à la première personne. Mark Renton, interprété par Ewan McGregor, en est d’ailleurs le bénéficiaire dans le film. La scène d’intro nous met d’ailleurs tout de suite dans la bain avec une suite mémorable de choix à faire ou non finissant par « J’ai choisi de ne pas choisir la vie. J’ai choisi autre chose. Les raisons ? Y’a pas de raison. On n’a pas besoin de raisons quand on a l’héroïne ».
S’en suit le début du film, l’histoire de jeunes marginaux, écossais, « rebuts de l’humanité » selon Mark Renton. L’histoire de ces jeunes totalement perdus, déconnectés du monde réel. Et l’histoire de l’héroïne. Cette héroïne si présente dans le film qu’on pourrait la sentir en nous. Une certaine façon d’exorciser la drogue, guérir le mal par le mal en nous mettant face à elle, aussi longtemps et aussi intensément que possible. L’héroïne et tout ce qui se trouve dans la phase « après fix » : hallucinations diverses et variées, état latent et psychédélique. Jusqu’au moment où Renton décide pour de bon d’arrêter la came.
Danny Boyle, après avoir réalisé Petits Meurtres Entre Amis, a eu cette idée géniale de transposer cette histoire sur pellicule. Le casting est plus que bien choisi, le montage est carré et décousu à la fois. Certains plans fixes sont calculés au millimètre alors que d’autres ont été tourné dans le rythme de l’action, sans essayer d’être parfaits.
Il y a une grande place à la bande originale dans TRAINSPOTTING, avec des groupes tout aussi éclectique que grandiose : Iggy Pop, Brian Eno, Primal Scream, Blur, New Order, Lou Reed, Pulp, Elastica, Underworld…
TRAINSPOTTING est « le » film d’une génération. On ne peut pas s’adonner pleinement au cinéma britannique sans avoir vu TRAINSPOTTING. Danny Boyle a réussi là son premier coup de maître en réalisant un film coup de poing, mélangeant subtilement drame et comédie, avec un casting troublant et suintant de vérité. Ce n’est pas pour rien que le film a été le plus gros succès de l’année 1996 en Grande-Bretagne.
(www.leblogducinema.com)

A PROPOS
On les a quittés il y a vingt ans et on les retrouve presque comme si c'était hier. Toute la bande de Trainspotting est au rendez-vous pour ces retrouvailles qui n'avaient d'autre choix que d'être à la hauteur de l'attente, voire au-delà, et qui parviennent presque miraculeusement à renouer avec le ton (sous amphétamine) du premier film tout en en renouvelant intelligemment le propos.
L'argument de départ est simple, mais solide : vingt ans après sa trahison, Mark Renton revient dans sa ville natale et retrouve deux de ses anciens amis, Spud et Simon. En parallèle, Begbie continue à nourrir des projets de vengeance sanglante envers lui. Partant de là, Danny Boyle tisse un film incroyablement nostalgique où les enjeux présents ne cessent de s'entremêler (visuellement et symboliquement) avec les souvenirs du passé. Cela passe par l'incrustation de scènes symboliques de Trainspotting dans des scènes de T2 ou encore par des flashs-backs très brefs, presque oniriques, montrant notamment les personnages enfants.
Mais c'est surtout dans les dialogues et le cœur de l'intrigue que fourmillent les références à ce passé qu'aucun d'entre eux ne veut abandonner. On a ainsi l'impression que le récit d'origine hante à la fois les personnages et le film, empêchant les premiers d'avancer, mais offrant au contraire une immense force dramatique au second. Car au lieu de rester dans l'état d'esprit d'une simple suite, Danny Boyle se place dans la posture de l'artiste revisitant son oeuvre pour la révéler sous un autre jour et lui offrir rétrospectivement un niveau de lecture supplémentaire.
Là où Trainspotting débordait d'une énergie positive et s'achevait sur un message d'espoir, T2 se perçoit alors comme un bilan, terriblement désenchanté, où s'additionnent les rêves partis en fumée, les trahisons honteuses, les échecs cuisants, et le sentiment d'être passé à côté de sa vie. Il ne reste alors à Renton et aux autres que les souvenirs du passé, auxquels ils se raccrochent tous avec l'énergie du désespoir, comme à une nouvelle forme de drogue dure. L'époque a changé (de nouvelles combines ont remplacé les anciennes, et les fils de gangsters se mettent à vouloir faire des études), mais eux-aussi, même s'ils refusent de l'admettre. A moins que cela ne soit justement le contraire : tout a changé, pour qu'au final rien ne change vraiment.
Pour autant, Danny Boyle et son scénariste John Hodge n'ont rien perdu ni de leur mordant, ni de leur humour. Malgré sa tonalité pessimiste, T2 multiplie en effet les dialogues fleuris et hilarants, les situations absurdes, les clins d’œil décalés. Cet humour décapant vient sans cesse rappeler au spectateur qu'il ne faut pas prendre le récit trop au sérieux, que ce soit dans ses outrances scénaristiques ou dans sa noirceur désabusée.
Et puis, bien sûr, il y a la forme. Stylistiquement, T2 est un travail d'orfèvre qui élève le montage cut au rang d'art, et propose la bande originale la plus décapante depuis... Trainspotting ? Là encore, les deux films se répondent avec finesse, certains titres se faisant brillamment écho à vingt ans d'intervalle, et finissant par boucler la boucle. Danny Boyle imagine également des cadres insensés, des angles de prises de vue détonants, des juxtapositions audacieuses. On adore la scène hallucinée de soirée sur fond de Queen, la course poursuite dans le parking souterrain, la tirade phénoménale de Renton inspirée du "Choose life" du premier film, la séquence "nostalgie" entre Spud (qui prend ici une réelle épaisseur) et Begbie... En gros on aime presque tout, à une facilité de scénario-près vers la fin, et encore.
De nombreuses suites sont purement gratuites, déclinaisons mercantiles d'anciennes bonnes recettes, mais il faut savoir reconnaître quand une suite peut au contraire redistribuer les cartes et offrir un regard neuf sur le premier volet, sur le monde, et sur le temps qui a passé. Seul, Trainspotting se suffisait complètement à lui-même, mais on ne pourra désormais plus jamais l'imaginer sans T2.
(Ecrannoir.fr)
T2 TRAINSPOTTING
de Danny Boyle
avec Ewan McGregor, Jonny Lee Miller, Ewen Bremner, Robert Carlyle
Grande-Bretagne - 2017 - 1h57 - VOST
D'abord, une bonne occasion s'est présentée. Puis vint la trahison.
Vingt ans plus tard, certaines choses ont changé, d'autres non.
Mark Renton revient au seul endroit qu'il ait jamais considéré comme son foyer. Spud, Sick Boy et Begbie l'attendent. Mais d'autres vieilles connaissances le guettent elles aussi : la tristesse, le deuil, la joie, la vengeance, la haine, l'amitié, le désir, la peur, les regrets, l'héroïne, l'autodestruction, le danger et la mort. Toutes sont là pour l'accueillir, prêtes à entrer dans la danse...
A PROPOS
On les a quittés il y a vingt ans et on les retrouve presque comme si c'était hier. Toute la bande de Trainspotting est au rendez-vous pour ces retrouvailles qui n'avaient d'autre choix que d'être à la hauteur de l'attente, voire au-delà, et qui parviennent presque miraculeusement à renouer avec le ton (sous amphétamine) du premier film tout en en renouvelant intelligemment le propos.
L'argument de départ est simple, mais solide : vingt ans après sa trahison, Mark Renton revient dans sa ville natale et retrouve deux de ses anciens amis, Spud et Simon. En parallèle, Begbie continue à nourrir des projets de vengeance sanglante envers lui. Partant de là, Danny Boyle tisse un film incroyablement nostalgique où les enjeux présents ne cessent de s'entremêler (visuellement et symboliquement) avec les souvenirs du passé. Cela passe par l'incrustation de scènes symboliques de Trainspotting dans des scènes de T2 ou encore par des flashs-backs très brefs, presque oniriques, montrant notamment les personnages enfants.
Mais c'est surtout dans les dialogues et le cœur de l'intrigue que fourmillent les références à ce passé qu'aucun d'entre eux ne veut abandonner. On a ainsi l'impression que le récit d'origine hante à la fois les personnages et le film, empêchant les premiers d'avancer, mais offrant au contraire une immense force dramatique au second. Car au lieu de rester dans l'état d'esprit d'une simple suite, Danny Boyle se place dans la posture de l'artiste revisitant son oeuvre pour la révéler sous un autre jour et lui offrir rétrospectivement un niveau de lecture supplémentaire.
Là où Trainspotting débordait d'une énergie positive et s'achevait sur un message d'espoir, T2 se perçoit alors comme un bilan, terriblement désenchanté, où s'additionnent les rêves partis en fumée, les trahisons honteuses, les échecs cuisants, et le sentiment d'être passé à côté de sa vie. Il ne reste alors à Renton et aux autres que les souvenirs du passé, auxquels ils se raccrochent tous avec l'énergie du désespoir, comme à une nouvelle forme de drogue dure. L'époque a changé (de nouvelles combines ont remplacé les anciennes, et les fils de gangsters se mettent à vouloir faire des études), mais eux-aussi, même s'ils refusent de l'admettre. A moins que cela ne soit justement le contraire : tout a changé, pour qu'au final rien ne change vraiment.
Pour autant, Danny Boyle et son scénariste John Hodge n'ont rien perdu ni de leur mordant, ni de leur humour. Malgré sa tonalité pessimiste, T2 multiplie en effet les dialogues fleuris et hilarants, les situations absurdes, les clins d’œil décalés. Cet humour décapant vient sans cesse rappeler au spectateur qu'il ne faut pas prendre le récit trop au sérieux, que ce soit dans ses outrances scénaristiques ou dans sa noirceur désabusée.
Et puis, bien sûr, il y a la forme. Stylistiquement, T2 est un travail d'orfèvre qui élève le montage cut au rang d'art, et propose la bande originale la plus décapante depuis... Trainspotting ? Là encore, les deux films se répondent avec finesse, certains titres se faisant brillamment écho à vingt ans d'intervalle, et finissant par boucler la boucle. Danny Boyle imagine également des cadres insensés, des angles de prises de vue détonants, des juxtapositions audacieuses. On adore la scène hallucinée de soirée sur fond de Queen, la course poursuite dans le parking souterrain, la tirade phénoménale de Renton inspirée du "Choose life" du premier film, la séquence "nostalgie" entre Spud (qui prend ici une réelle épaisseur) et Begbie... En gros on aime presque tout, à une facilité de scénario-près vers la fin, et encore.
De nombreuses suites sont purement gratuites, déclinaisons mercantiles d'anciennes bonnes recettes, mais il faut savoir reconnaître quand une suite peut au contraire redistribuer les cartes et offrir un regard neuf sur le premier volet, sur le monde, et sur le temps qui a passé. Seul, Trainspotting se suffisait complètement à lui-même, mais on ne pourra désormais plus jamais l'imaginer sans T2.
(Ecrannoir.fr)

