ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Le Château dans le ciel est le troisième long métrage du maître de l’animation japonaise Hayao Miyazaki et la première production du studio Ghibli. Miyazaki a tenté une aventure-fantastique traditionnelle et destinée aux enfants. Dès la première séquence, nous nous trouvons tous au cœur de l’aventure palpitante qui ne nous relâche pas même après le générique de fin, et nous invite à la revivre bien des fois.
Le monde épique construit par Miyazaki est convainquant et solide. Sa narration par l’animation noue ingénieusement le présent, le passé, des légendes et des illusions, avec juste le minimum d'explication, amplifiant la densité de cet univers fictif. Le déroulement de haut en bas et de gauche à droite à une vitesse effrénée, notamment dans les scènes de courses poursuites ferroviaires et aériennes, dynamise le tout, soutenu par les machineries à l’esthétique « steampunk » et les animaux fantastiques qui sollicitent notre imagination. Le réalisateur n’oublie pas d’y inclure une touche d'humour ainsi que des leçons écologiques, sociales et philosophiques.
« La nature comme phénomène à décrire, par exemple l’air, les plantes, la lumière, etc., n’existe pas en état immobile mais en état mouvant au fil de chaque instant » *1. Les éléments de la nature comme le dit Miyazaki, sont littéralement « animés » et vivent leur temps. Notamment les nuages dessinés par l’un des directeurs artistiques Nizô Yamamoto s’expriment pleinement. En outre, le spectateur peut contempler les décors minutieux et travaillés avec finesse qui ont radicalement poussé la dimension artistique de l’animation japonaise. Enfin, la musique lyrique composée par Joe Hisaishi a joué un rôle essentiel.
Ainsi, le Château dans le ciel est un chef d’œuvre forgé par un scénario intelligemment arrangé, une mise en scène bien calculée, des dessins minutieusement travaillés et une musique splendide, qui nous emporte dans une merveilleuse aventure dès notre jeunesse et nous accompagne toute notre vie.
Benshi
Ciné Manga
mardi 22 septembre
à 20h00
présenté par Romain Ollivier, librairie Azu Manga
à l'occasion du 40è anniversaire du film
LE CHATEAU DANS LE CIEL
de Hayao Miyazaki
Film d'animation
Japon - 1986 - 2h04 - VO
Retenue prisonnière dans un dirigeable par des pirates, la jeune Sheeta saute dans le vide en tentant de leur échapper. Elle est sauvée in extremis par Pazu, un jeune pilote d'avion travaillant dans une cité minière. Les pirates leur donnent la chasse.
Au terme d'une course-poursuite effrénée, Sheeta se confie à Pazu, lui avouant qu'elle est la descendante des souverains de Laputa, la cité mythique située dans les airs. Elle est par conséquent la seule détentrice du secret de Laputa que le chef des armées, le cruel Muska, cherche à percer.
A PROPOS
Le Château dans le ciel est le troisième long métrage du maître de l’animation japonaise Hayao Miyazaki et la première production du studio Ghibli. Miyazaki a tenté une aventure-fantastique traditionnelle et destinée aux enfants. Dès la première séquence, nous nous trouvons tous au cœur de l’aventure palpitante qui ne nous relâche pas même après le générique de fin, et nous invite à la revivre bien des fois.
Le monde épique construit par Miyazaki est convainquant et solide. Sa narration par l’animation noue ingénieusement le présent, le passé, des légendes et des illusions, avec juste le minimum d'explication, amplifiant la densité de cet univers fictif. Le déroulement de haut en bas et de gauche à droite à une vitesse effrénée, notamment dans les scènes de courses poursuites ferroviaires et aériennes, dynamise le tout, soutenu par les machineries à l’esthétique « steampunk » et les animaux fantastiques qui sollicitent notre imagination. Le réalisateur n’oublie pas d’y inclure une touche d'humour ainsi que des leçons écologiques, sociales et philosophiques.
« La nature comme phénomène à décrire, par exemple l’air, les plantes, la lumière, etc., n’existe pas en état immobile mais en état mouvant au fil de chaque instant » *1. Les éléments de la nature comme le dit Miyazaki, sont littéralement « animés » et vivent leur temps. Notamment les nuages dessinés par l’un des directeurs artistiques Nizô Yamamoto s’expriment pleinement. En outre, le spectateur peut contempler les décors minutieux et travaillés avec finesse qui ont radicalement poussé la dimension artistique de l’animation japonaise. Enfin, la musique lyrique composée par Joe Hisaishi a joué un rôle essentiel.
Ainsi, le Château dans le ciel est un chef d’œuvre forgé par un scénario intelligemment arrangé, une mise en scène bien calculée, des dessins minutieusement travaillés et une musique splendide, qui nous emporte dans une merveilleuse aventure dès notre jeunesse et nous accompagne toute notre vie.
Benshi

