ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Voici un « Boy Meets Girl » à déguster sous un plaid avec une tasse d’Earl Grey. Au coin d’une rue, William Thacker - Hugh Grant et ses airs de godelureau perpétuellement dépassé - arrose de jus d’orange Anna Scott - Julia Roberts, sourire à mille dents. Anglais, il tient une librairie de voyage au bord de la faillite à Notting Hill. Star américaine, elle gagne des millions de dollars à Hollywood.
Love at first sight ? Et comment ! Pas très crédible ? Sans aucun doute. Mais toute comédie romantique s’appuie sur les mêmes codes : deux tempéraments, ici de pays et de culture différents, surmontent une palanquée d’obstacles jusqu’à ce que les planètes s’alignent
Et puisque le film, pétri d’humour, se double d’une réflexion sur le carcan du star system, il nous plonge illico dans les nuisances engendrées par la célébrité. Il s’agit d’abord de tromper la vigilance de ces paparazzis pour lesquels Anna Scott fait une excellente proie - enquiquineurs avec qui Julia Roberts et Hugh Grant ont souvent eu maille à partir dans la vraie vie. Il faut ensuite parvenir à se revoir sans éveiller leurs soupçons.
William Thacker s’embarque donc, malgré lui, dans un press junket (une batterie d’interviews avec les comédiens d’un film) et, s’étant fait passer au débotté pour un journaliste du magazine « Chasse et Pêche », se retrouve sommé d’interviewer le générique entier d’un blockbuster qui se déroule dans l’espace, et dont il ignore tout, sous l’œil acéré de publicistes suspicieux.
Spécialiste de la crème anglaise avec ce qu’elle peut avoir parfois d’écœurant, le scénariste Richard Curtis (« Love Actually », « Quatre mariages et un enterrement ») déploie aussi autour de Thacker l’armada de ses copains, autant de seconds rôles épatants - trader incompétent, factotum empoté, colocataire siphonné en slip kangourou (Rhys Ifans).
Esprit bulles de champagne chez Julia Roberts, nonchalance un poil gourmée pour son partenaire. « La légèreté constitue le seul genre où je me trouve à peu près acceptable », a dit Hugh Grant, toujours très à l’aise dans l’autodénigrement.
Sophie Grassin (Le Nouvel Obs)
Plans Cultes
samedi 13 février
à 20h00
SPÉCIALE SAINT VALENTIN
COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL
de Roger Michell
avec Julia Roberts, Hugh Grant, Richard McCabe
Grande-Bretagne - USA - 1999 - 2h04 - VOST
Quand un matin, Anna Scott, l'actrice la plus célèbre d'Hollywood, pousse la porte de la librairie de William Thacket, située dans le charmant quartier de Notting Hill, à l'ouest de Londres, le libraire ignore que commence une grande aventure. Par une série de hasards comme seul le destin peut en mettre en scène, William et Anna vivent une rencontre étonnante, attachante. Lorsque la star le rappelle quelque temps plus tard, William n'ose y croire.Quand un matin, Anna Scott, l'actrice la plus célèbre d'Hollywood, pousse la porte de la librairie de William Thacket, située dans le charmant quartier de Notting Hill, à l'ouest de Londres, le libraire ignore que commence une grande aventure. Par une série de hasards comme seul le destin peut en mettre en scène, William et Anna vivent une rencontre étonnante, attachante. Lorsque la star le rappelle quelque temps plus tard, William n'ose y croire.
A PROPOS
Voici un « Boy Meets Girl » à déguster sous un plaid avec une tasse d’Earl Grey. Au coin d’une rue, William Thacker - Hugh Grant et ses airs de godelureau perpétuellement dépassé - arrose de jus d’orange Anna Scott - Julia Roberts, sourire à mille dents. Anglais, il tient une librairie de voyage au bord de la faillite à Notting Hill. Star américaine, elle gagne des millions de dollars à Hollywood.
Love at first sight ? Et comment ! Pas très crédible ? Sans aucun doute. Mais toute comédie romantique s’appuie sur les mêmes codes : deux tempéraments, ici de pays et de culture différents, surmontent une palanquée d’obstacles jusqu’à ce que les planètes s’alignent
Et puisque le film, pétri d’humour, se double d’une réflexion sur le carcan du star system, il nous plonge illico dans les nuisances engendrées par la célébrité. Il s’agit d’abord de tromper la vigilance de ces paparazzis pour lesquels Anna Scott fait une excellente proie - enquiquineurs avec qui Julia Roberts et Hugh Grant ont souvent eu maille à partir dans la vraie vie. Il faut ensuite parvenir à se revoir sans éveiller leurs soupçons.
William Thacker s’embarque donc, malgré lui, dans un press junket (une batterie d’interviews avec les comédiens d’un film) et, s’étant fait passer au débotté pour un journaliste du magazine « Chasse et Pêche », se retrouve sommé d’interviewer le générique entier d’un blockbuster qui se déroule dans l’espace, et dont il ignore tout, sous l’œil acéré de publicistes suspicieux.
Spécialiste de la crème anglaise avec ce qu’elle peut avoir parfois d’écœurant, le scénariste Richard Curtis (« Love Actually », « Quatre mariages et un enterrement ») déploie aussi autour de Thacker l’armada de ses copains, autant de seconds rôles épatants - trader incompétent, factotum empoté, colocataire siphonné en slip kangourou (Rhys Ifans).
Esprit bulles de champagne chez Julia Roberts, nonchalance un poil gourmée pour son partenaire. « La légèreté constitue le seul genre où je me trouve à peu près acceptable », a dit Hugh Grant, toujours très à l’aise dans l’autodénigrement.
Sophie Grassin (Le Nouvel Obs)

