ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Danny Boyle dégueule ses tripes sur la pellicule - au propre comme au figuré. 28 jours plus tard marque le retour salvateur d’un réalisateur énervé. Après avoir glandouillé sur La plage, Danny Boyle profite de la liberté de la caméra digitale pour réinventer son cinéma et livrer un bon film de zombies, gore à souhait et non dénué de réflexion. À noter que les zombies en question ne se déplacent plus au ralenti telles des momies, mais cavalent aussi rapidement que leurs proies...
28 jours plus tard ne fait pas dans la dentelle certes, mais jamais gratuitement. Pour éviter cette facilité, Danny Boyle construit une architecture visuelle cohérente qui exploite efficacement la notion de chaos. Les cadrages, le choix des différentes focales, le sur-découpage, le jeu de contraste des couleurs et des gris, le montage ultra cut ; autant d’éléments de mise en scène qui crédibilisent cette histoire de fin du monde et intensifient la dramaturgie de cette situation exceptionnelle. Danny Boyle réussit, grâce à l’audace de sa réalisation, son pari le plus risqué : nous faire accepter son postulat.
Mais au-delà des geysers de sang (très esthétiques au demeurant), 28 jours plus tard s’appuie, sans grande originalité, sur cette bonne vieille idée qui veut que l’homme soit un loup pour l’homme. Danny Boyle imagine alors le pire pour ses personnages - le paradis annoncé se révèle être un enfer -, en l’illustrant d’une manière volontiers provocante et sujette à débat.
Edgar Hourrière (avoiralire.com)
Plans Cultes
samedi 31 octobre
à 20h00
L'ÉPOUVANTABLE SOIRÉE
19h30 : 28 JOURS PLUS TARDY de Danny Boyle
22h00 : 28 SEMAINES PLUS TARD de Juan Carlos Fresnadillo
Tarif spécial soirée : 11€ les 2 films sinon tarifs habituels
28 JOURS PLUS TARD
de Danny Boyle
avec Cillian Murphy, Naomie Harris, Christopher Eccleston
Grande-Bretagne - 2002 - 1h53 - VOST - Interdit - 16 ans
Un commando de la Protection Animale fait irruption dans un laboratoire top secret pour délivrer des dizaines de chimpanzés soumis à de terribles expériences. Mais aussitôt libérés, les primates, contaminés par un mystérieux virus et animés d'une rage incontrôlable, bondissent sur leurs "sauveurs" et les massacrent.
28 jours plus tard, le mal s'est répandu à une vitesse fulgurante à travers le pays, la population a été évacuée en masse et Londres n'est plus qu'une ville fantôme. Les rares rescapés se terrent pour échapper aux "Contaminés" assoiffés de violence. C'est dans ce contexte que Jim, un coursier, sort d'un profond coma...
A PROPOS
Danny Boyle dégueule ses tripes sur la pellicule - au propre comme au figuré. 28 jours plus tard marque le retour salvateur d’un réalisateur énervé. Après avoir glandouillé sur La plage, Danny Boyle profite de la liberté de la caméra digitale pour réinventer son cinéma et livrer un bon film de zombies, gore à souhait et non dénué de réflexion. À noter que les zombies en question ne se déplacent plus au ralenti telles des momies, mais cavalent aussi rapidement que leurs proies...
28 jours plus tard ne fait pas dans la dentelle certes, mais jamais gratuitement. Pour éviter cette facilité, Danny Boyle construit une architecture visuelle cohérente qui exploite efficacement la notion de chaos. Les cadrages, le choix des différentes focales, le sur-découpage, le jeu de contraste des couleurs et des gris, le montage ultra cut ; autant d’éléments de mise en scène qui crédibilisent cette histoire de fin du monde et intensifient la dramaturgie de cette situation exceptionnelle. Danny Boyle réussit, grâce à l’audace de sa réalisation, son pari le plus risqué : nous faire accepter son postulat.
Mais au-delà des geysers de sang (très esthétiques au demeurant), 28 jours plus tard s’appuie, sans grande originalité, sur cette bonne vieille idée qui veut que l’homme soit un loup pour l’homme. Danny Boyle imagine alors le pire pour ses personnages - le paradis annoncé se révèle être un enfer -, en l’illustrant d’une manière volontiers provocante et sujette à débat.
Edgar Hourrière (avoiralire.com)

A PROPOS
Il y a quatre ans, Danny Boyle réalisateur éclectique (« Trainspotting », « La plage », « Millions »...), surprenait tout le monde en livrant son propre film de zombies, « 28 jours plus tard ». Apocalyptique, survitaminé, terrifiant, le film a connu un vrai succès, qui explique aujourd'hui la naissance d'une suite. Passé du côté de la production, Boyle laisse les rennes à Juan Carlos Fresnadillo, brillant metteur en scène espagnol, auteur du mémorable « Intacto ». Inspiré par son mentor, Fresnadillo reprend le style dynamique de la mise en scène, caméra à l'épaule, images saccadées, éclaboussures de sang, mettant en permanence les personnages en danger et le spectateur au coeur de l'action.
La scène d'ouverture, débutant dans le calme apparent de la campagne anglaise, est un modèle de montée en tension. Efficace, elle permet de planter le trauma initial, qui servira de base à une partie de l'intrigue: Don, voulant sauver sa peau, y sacrifie sa femme, la laissant pour morte dans la maison où lui et quelques autres s'étaient réfugié. Culpabilité, loyauté, incapacité à aider l'autre, la prise de responsabilité, d'apparence lâche, sera lourde de conséquence, sur ses relations avec ses enfants. Le reste du film se déroule en mileu urbain, sur fond de contrôle des foules par les militaires, ajoutant à la pression préexistante, un milieu urbain d'autant plus hostile qu'il est connu de tous.
On se réjouit donc d'en découvrir un peu plus sur ce mystérieux virus qui se transmet par le sang, et auquel certains sont naturellement immunisés, offrant ainsi à l'humanité un certain espoir. Mais comme Boyle à plutôt l'esprit tordu, on assiste stupéfaits à une fin ouverte et maline, qui laisse augurer d'une suite des plus réjouissante. Les fans de films gores vont adorer, les autres découvrir avec terreur, ce qu'une véritable épidémie pourrait générer de décisions politiques inhumaines, qui contrairement aux actes des « méchants » du film, sont elles, parfaitement réfléchies et non de l'ordre de la pulsion.
Olivier Bachelard (abusdeciné)
28 SEMAINES PLUS TARD
de Juan Carlos Fresnadillo
avec Robert Carlyle, Rose Byrne, Harold Perrineau
Grande-Bretagne - 2007 - 1h40 - VOST - Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement : "Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité de certains spectateurs".
Il y a six mois, un terrible virus a décimé l'Angleterre et a transformé presque toute la population en monstres sanguinaires.
Les forces américaines d'occupation ayant déclaré que l'infection a été définitivement vaincue, la reconstruction du pays peut maintenant commencer.
Don a survécu à ces atroces événements, mais il n'a pas réussi à sauver sa femme et la culpabilité le ronge. Lorsqu'il retrouve ses enfants, Andy et Tammy, qu'il n'avait pas revus depuis la catastrophe et qui reviennent à Londres avec la première vague de réfugiés, il leur apprend la mort de leur mère. Partagés entre la joie des retrouvailles et le chagrin, tous trois tentent de se reconstruire et de reprendre une vie normale dans la ville dirigée par l'armée américaine.
Pourtant, quelque part, un effroyable secret les attend. Tout n'est pas terminé...
A PROPOS
Il y a quatre ans, Danny Boyle réalisateur éclectique (« Trainspotting », « La plage », « Millions »...), surprenait tout le monde en livrant son propre film de zombies, « 28 jours plus tard ». Apocalyptique, survitaminé, terrifiant, le film a connu un vrai succès, qui explique aujourd'hui la naissance d'une suite. Passé du côté de la production, Boyle laisse les rennes à Juan Carlos Fresnadillo, brillant metteur en scène espagnol, auteur du mémorable « Intacto ». Inspiré par son mentor, Fresnadillo reprend le style dynamique de la mise en scène, caméra à l'épaule, images saccadées, éclaboussures de sang, mettant en permanence les personnages en danger et le spectateur au coeur de l'action.
La scène d'ouverture, débutant dans le calme apparent de la campagne anglaise, est un modèle de montée en tension. Efficace, elle permet de planter le trauma initial, qui servira de base à une partie de l'intrigue: Don, voulant sauver sa peau, y sacrifie sa femme, la laissant pour morte dans la maison où lui et quelques autres s'étaient réfugié. Culpabilité, loyauté, incapacité à aider l'autre, la prise de responsabilité, d'apparence lâche, sera lourde de conséquence, sur ses relations avec ses enfants. Le reste du film se déroule en mileu urbain, sur fond de contrôle des foules par les militaires, ajoutant à la pression préexistante, un milieu urbain d'autant plus hostile qu'il est connu de tous.
On se réjouit donc d'en découvrir un peu plus sur ce mystérieux virus qui se transmet par le sang, et auquel certains sont naturellement immunisés, offrant ainsi à l'humanité un certain espoir. Mais comme Boyle à plutôt l'esprit tordu, on assiste stupéfaits à une fin ouverte et maline, qui laisse augurer d'une suite des plus réjouissante. Les fans de films gores vont adorer, les autres découvrir avec terreur, ce qu'une véritable épidémie pourrait générer de décisions politiques inhumaines, qui contrairement aux actes des « méchants » du film, sont elles, parfaitement réfléchies et non de l'ordre de la pulsion.
Olivier Bachelard (abusdeciné)

