ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

PUISQUE NOUS SOMMES NÉS - Ciné Doc - 2026-04-28

Ciné Doc - mardi 28 avril à 18h00

PUISQUE NOUS SOMMES NÉS de Jean Pierre Duret & Andréa Santana

TOUT VA BIEN - Ciné Doc - 2026-04-30

Ciné Doc - jeudi 30 avril à 20h00

TOUT VA BIEN de Thomas Ellis

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN - Séance spéciale - 2026-05-04

Séance spéciale - lundi 04 mai à 20h00

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN de Guillaume Ribot

BOOGIE NIGHTS - Plans Cultes - 2026-05-05

Plans Cultes - mardi 05 mai à 20h00

BOOGIE NIGHTS de Paul Thomas Anderson

DIS-MOI SUR QUEL PIED TU DANSES - Ciné Doc - 2026-05-11

Ciné Doc - lundi 11 mai à 20h00

DIS-MOI SUR QUEL PIED TU DANSES de Philippe Ménard

LA VÉNUS ÉLECTRIQUE - Avant Première - 2026-05-12

Avant Première - mardi 12 mai à 20h00

LA VÉNUS ÉLECTRIQUE de Pierre Salvadori

CHANTAGE - Ciné concert - 2026-05-13

Ciné concert - mercredi 13 mai à 20h00

CHANTAGE de Alfred Hitchcock

C'EST QUOI L'AMOUR ? - Ciné Cosy - 2026-05-15

Ciné Cosy - vendredi 15 mai à 14h00

C'EST QUOI L'AMOUR ? de Fabien Gorgeart

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE - Ciné Rencontre - 2026-05-22

Ciné Rencontre - vendredi 22 mai à 21h30

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE de Dominique Rocher

NUCLÉAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE - Ciné Rencontre - 2026-05-26

Ciné Rencontre - mardi 26 mai à 20h00

NUCLÉAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE de Laure Noualhat & Clarisse Feletin

NUESTRA TIERRA - Ciné Doc - 2026-05-29

Ciné Doc - vendredi 29 mai à 18h00

NUESTRA TIERRA de Lucrecia Martel

BOUCHRA - Soirée rencontre - 2026-06-03

Soirée rencontre - mercredi 03 juin à 20h00

BOUCHRA de Orian Barki & Meriem Bennani

LES SENTINELLES - Ciné Doc - 2026-06-08

Ciné Doc - lundi 08 juin à 20h00

LES SENTINELLES de Pierre Pezerat

LE ROI ET L'OISEAU - Séance spéciale - 2026-06-11

Séance spéciale - jeudi 11 juin à 20h00

LE ROI ET L'OISEAU de Paul Grimault

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT - Carte blanche aux Ambassadeurs - 2026-06-19

Carte blanche aux Ambassadeurs - vendredi 19 juin à 22h00

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT de Ariane Louis-Seize

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST - Sergio Leone

A PROPOS

Revoir une œuvre de Sergio Leone au cinéma, c’est la meilleure façon d’apprécier sa mise en scène opératique (la garantie de gros plans énormes), son obsession du détail quasi fétichiste et la précision millimétrée de ses chorégraphies. Quarante-sept ans après sa sortie, Il était une fois dans l’Ouest, western plus lyrique, plus métaphysique que sa “trilogie du dollar” avec Clint Eastwood, fascine toujours autant. Le grand écran permet d’apprécier à sa juste mesure l’un des nombreux morceaux de bravoure du film : la célèbre ouverture de quatorze minutes qui contient, comme un condensé, toute l’œuvre qui va suivre, et nous place d’emblée dans le feu de l’(in)action. C’est un ballet funèbre qui ouvre ce western crépusculaire, où l’arrivée du train et de la modernité sonne le glas des figures mythiques de l’Ouest.
Nous voici projetés dans une gare au milieu de nulle part, quelque part en Arizona - bien que la scène a été tournée en Espagne, près de Cadix. Trois hommes de main – ceux de Frank, incarné par Henry Fonda, qui apparaît dans la scène suivante –, séquestrent le chef de station, font fuir une femme et attendent de pied ferme Charles « Harmonica » Bronson, qui doit arriver par le prochain train.
Selon la légende, Leone voulait que les trois gâchettes soient interprétées par Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach, alias le Bon, la Brute et le Truand. Refus catégorique d’Eastwood. A leur place, il y a donc le charismatique Woody Strode (Le Sergent noir de John Ford) ; Jack Elam, superbe « gueule » à l’œil dysfonctionnel, habitué aux rôles de brutes (notamment chez Robert Aldrich) ; et le plus méconnu Al Mulock, vu dans Le Bon, la Brute et le Truand (1966), dans sa dernière apparition au cinéma – il s’est défenestré lors du tournage. La générosité de Leone vis-à-vis des seconds rôles et sa capacité à les magnifier force, aujourd’hui encore, l’admiration. Chez lui, les sbires ne font pas de figuration : ils ont droit, eux aussi, à leurs gros plans. Comme le train est en retard, les trois tuent le temps. Strode se débat avec une fuite d’eau, Elam avec une mouche et Mulock fait craquer ses phalanges. Le train arrive, Bronson en descend, échange quelques mots avec eux et règle en vitesse l’affaire aux revolvers. Quelques secondes d’action seulement : ce qui intéresse Leone, c’est moins la violence que les rituels qui la précédent.
Chez Leone, le temps est si dilaté qu’il en devient irréel, suspendu, à l’image de l’horloge inachevée de la ville en construction, montrée plus tard dans le film. Il est encensé ou détesté pour cela. A ce titre, Il était une fois dans l’Ouest est son œuvre la plus radicale. Le réalisateur trouvait les westerns hollywoodiens trop bavards, trop frénétiquement montés. Ici, le rythme lent, presque hypnotique, s’inspire des maîtres japonais Kurosawa et Ozu. Pour filmer la surprenante séquence où la mouche embête Jack Elam (la scène a peut-être inspiré un épisode fameux de Breaking Bad), de la confiture a été étalée dans la barbe du comédien.
L’ouverture d’Il était une fois dans l’Ouest est caractéristique du style de Leone, poussé ici à son paroxysme. Soit une alternance de « gros plans crades » et de « plans larges épiques », selon les mots de Christopher Frayling, auteur de Sergio Leone : Something To Do With Death, qui commente le film dans l’une des éditions DVD. Les visages deviennent ainsi des paysages en mouvement (voir Jack Elam qui grimace pour chasser la mouche sans les mains), les traits se font lignes de crêtes et les pores de la peau, cratères. Le format Techniscope, quasiment aussi large que le CinemaScope, permet de filmer un visage avec une grande profondeur de champ à l’arrière.
Enfin, Leone ne serait pas tout à fait Leone sans Ennio Morricone, son compositeur attitré. Marqué par la musique d’avant-garde et les expérimentations de John Cage, il orchestre en ouverture une sorte d’opéra bruitiste, à base de sons naturels amplifiés : cliquetis d’un télégraphe, bourdonnement de la mouche, grincement d’un moulin. Bruits qui se découpent sur un silence de mort et rendent la tension incroyablement palpable, tandis que le générique vient scander les noms des comédiens. Selon Carlo Simi, le chef décorateur, un assistant aurait proposé de graisser le moulin pour le rendre silencieux. « N’y touche pas ou je t’étrangle ! », lui aurait répondu Leone. Non-musique et non-action : c’était, en 1968, d’une extraordinaire modernité.
Télérama

Plans Cultes
mardi 7 avril 2026 à 20h00

COMPLET


IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST

de Sergio Leone

avec Henry Fonda, Charles Bronson, Claudia Cardinale
ITALIE - 1968 - 2h55 - VOST - Réédition - Version restaurée

Alors qu'il prépare une fête pour sa femme, Bet McBain est tué avec ses trois enfants. Jill McBain hérite des terres de son mari, convoitées par Morton, le commanditaire du crime, car elles prennent de la valeur avec l'arrivée imminente du chemin de fer. Cependant, les soupçons se portent sur un aventurier, Cheyenne...

A PROPOS

Revoir une œuvre de Sergio Leone au cinéma, c’est la meilleure façon d’apprécier sa mise en scène opératique (la garantie de gros plans énormes), son obsession du détail quasi fétichiste et la précision millimétrée de ses chorégraphies. Quarante-sept ans après sa sortie, Il était une fois dans l’Ouest, western plus lyrique, plus métaphysique que sa “trilogie du dollar” avec Clint Eastwood, fascine toujours autant. Le grand écran permet d’apprécier à sa juste mesure l’un des nombreux morceaux de bravoure du film : la célèbre ouverture de quatorze minutes qui contient, comme un condensé, toute l’œuvre qui va suivre, et nous place d’emblée dans le feu de l’(in)action. C’est un ballet funèbre qui ouvre ce western crépusculaire, où l’arrivée du train et de la modernité sonne le glas des figures mythiques de l’Ouest.
Nous voici projetés dans une gare au milieu de nulle part, quelque part en Arizona - bien que la scène a été tournée en Espagne, près de Cadix. Trois hommes de main – ceux de Frank, incarné par Henry Fonda, qui apparaît dans la scène suivante –, séquestrent le chef de station, font fuir une femme et attendent de pied ferme Charles « Harmonica » Bronson, qui doit arriver par le prochain train.
Selon la légende, Leone voulait que les trois gâchettes soient interprétées par Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach, alias le Bon, la Brute et le Truand. Refus catégorique d’Eastwood. A leur place, il y a donc le charismatique Woody Strode (Le Sergent noir de John Ford) ; Jack Elam, superbe « gueule » à l’œil dysfonctionnel, habitué aux rôles de brutes (notamment chez Robert Aldrich) ; et le plus méconnu Al Mulock, vu dans Le Bon, la Brute et le Truand (1966), dans sa dernière apparition au cinéma – il s’est défenestré lors du tournage. La générosité de Leone vis-à-vis des seconds rôles et sa capacité à les magnifier force, aujourd’hui encore, l’admiration. Chez lui, les sbires ne font pas de figuration : ils ont droit, eux aussi, à leurs gros plans. Comme le train est en retard, les trois tuent le temps. Strode se débat avec une fuite d’eau, Elam avec une mouche et Mulock fait craquer ses phalanges. Le train arrive, Bronson en descend, échange quelques mots avec eux et règle en vitesse l’affaire aux revolvers. Quelques secondes d’action seulement : ce qui intéresse Leone, c’est moins la violence que les rituels qui la précédent.
Chez Leone, le temps est si dilaté qu’il en devient irréel, suspendu, à l’image de l’horloge inachevée de la ville en construction, montrée plus tard dans le film. Il est encensé ou détesté pour cela. A ce titre, Il était une fois dans l’Ouest est son œuvre la plus radicale. Le réalisateur trouvait les westerns hollywoodiens trop bavards, trop frénétiquement montés. Ici, le rythme lent, presque hypnotique, s’inspire des maîtres japonais Kurosawa et Ozu. Pour filmer la surprenante séquence où la mouche embête Jack Elam (la scène a peut-être inspiré un épisode fameux de Breaking Bad), de la confiture a été étalée dans la barbe du comédien.
L’ouverture d’Il était une fois dans l’Ouest est caractéristique du style de Leone, poussé ici à son paroxysme. Soit une alternance de « gros plans crades » et de « plans larges épiques », selon les mots de Christopher Frayling, auteur de Sergio Leone : Something To Do With Death, qui commente le film dans l’une des éditions DVD. Les visages deviennent ainsi des paysages en mouvement (voir Jack Elam qui grimace pour chasser la mouche sans les mains), les traits se font lignes de crêtes et les pores de la peau, cratères. Le format Techniscope, quasiment aussi large que le CinemaScope, permet de filmer un visage avec une grande profondeur de champ à l’arrière.
Enfin, Leone ne serait pas tout à fait Leone sans Ennio Morricone, son compositeur attitré. Marqué par la musique d’avant-garde et les expérimentations de John Cage, il orchestre en ouverture une sorte d’opéra bruitiste, à base de sons naturels amplifiés : cliquetis d’un télégraphe, bourdonnement de la mouche, grincement d’un moulin. Bruits qui se découpent sur un silence de mort et rendent la tension incroyablement palpable, tandis que le générique vient scander les noms des comédiens. Selon Carlo Simi, le chef décorateur, un assistant aurait proposé de graisser le moulin pour le rendre silencieux. « N’y touche pas ou je t’étrangle ! », lui aurait répondu Leone. Non-musique et non-action : c’était, en 1968, d’une extraordinaire modernité.
Télérama



Plans Cultes - SAISON 2025-2026
mardi 16 septembre à 20h00
LA PLANÈTE DES SINGES de Franklin J. Schaffner
mardi 7 octobre à 20h00
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vendredi 31 octobre à 20h00
PARANORMAL ACTIVITY de Oren Peli
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mardi 18 novembre à 20h00
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mardi 16 décembre à 20h00
THE TRUMAN SHOW de Peter Weir
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mardi 13 janvier à 20h00
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lundi 26 janvier à 20h00
ORANGE MÉCANIQUE de Stanley Kubrick
samedi 14 février à 20h00
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LE MAGNIFIQUE de Philippe de Broca
LE PROFESSIONNEL de Georges Lautner
mardi 7 avril à 20h00
mardi 14 avril à 20h00
mardi 21 avril à 20h00
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BOOGIE NIGHTS de Paul Thomas Anderson