ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

UN MAUVAIS FILS - Dans le rétro - 2026-07-09

Dans le rétro - jeudi 09 juillet à 16h30

UN MAUVAIS FILS de Claude Sautet

DE LA COMÉDIE FRANÇAISE - Avant Première - 2026-07-13

Avant Première - lundi 13 juillet à 18h00

DE LA COMÉDIE FRANÇAISE de Martin Darondeau & Bertrand Usclat

DE LA COMÉDIE FRANÇAISE - Ciné Cosy - 2026-07-31

Ciné Cosy - vendredi 31 juillet à 14h00

DE LA COMÉDIE FRANÇAISE de Martin Darondeau & Bertrand Usclat

LE CHATEAU DANS LE CIEL - Ciné Manga - 2026-09-22

Ciné Manga - mardi 22 septembre à 20h00

LE CHATEAU DANS LE CIEL de Hayao Miyazaki

LA GRADIVA - Marine Atlan

A PROPOS

Il suffit d’un plan subjectif à l’avant d’un train pour évoquer le voyage et l’évasion. Le voyage en question est une sortie de classe, amenant des lycéens français à Naples et dans ses alentours, la randonnée jusqu'au cratère du Vésuve et la visite de Pompéi étant des passages obligés. Autour principalement d’un tandem d’amis, Toni, homo prêt à s’assumer, et James, dragueur semblant blasé par sa propre capacité à séduire sans rien faire, ce sont ici les préoccupations de la jeunesse qui seront scrutées dans le détail, de la découverte de la sexualité au rapport entre genres, en passant par l’amitié et l’entraide, la notion de mérite ou d’effort, et la perception d’une vie future comme effrayante, exaltante ou digne d’être vécue. Échos sans doute au sentiment de toute une génération, se questionnant sur son avenir dans un contexte de changement climatique, de montée des extrêmes, d’agressions sexuelles répétées et de crises récurrentes, "La Gradiva" évite fort justement la plupart de ces sujets pour se concentrer sur l’humain et des enjeux de l’ordre de l’articulation entre monde de l’adolescence et monde adulte.
La formidable et trop rare Antonia Buresi ("À son image", "Dossier 137"), incarnant ici la prof, se pose d’ailleurs en miroir d’adolescents qui évoluent entre blessures et inconscience, s’en sortant comme ils peuvent face à un monde dont le racisme, la brutalité comme les mensonges sont ponctuellement soulignés. Son personnage adopte une trajectoire qui la fait passer du lyrique (le récit qu’elle fait de l’éruption de 1979 lors de la balade sur le Vésuve), au dépit (lors de la visite du musée avec les moulages de corps), déclarant notamment « le corps reste intact, la vie est partie », sorte de parabole de son propre épuisement. Mais ce sont surtout les jeunes interprètes qui brillent ici, Colas Quignard charismatique et touchant dans le rôle de Toni, Mitia Capellier énigmatique et en apparence distant dans celui de James, Suzanne Gerin dans celui de Suzanne, sans compter tous les autres qui donnent à cette sortie scolaire son aspect choral véridique, nous emportant dans les doutes de ces ados aux élans qui se heurtent à un monde dont leurs parents, par souci sans doute de protection, semblent leur avoir fait une peinture biaisée. Avec en fond de nombreux plans ce volcan près, comme les personnages, à exploser, le Grand Prix AMI France de la Semaine de la critique 2026 qu’est "La Gradiva" (figure féminine sur un bas-relief antique, qu'un archéologue croit reconnaître dans la vie réelle et cherche à prévenir de l'éruption imminente du Vésuve, selon le mythe inventé par l'écrivain Wilhelm Jensen en 1903) séduit par son ton à part, à la fois teinté d’une douce amertume et message de vie qui inspire.
Olivier Bachelard (Abus de ciné)

Avant-première / Estival Premiers Plans
vendredi 28 août à 20h00

Séance présentée et suivie d’une rencontre avec Marine Atlan, réalisatrice

Marine Atlan est venue à plusieurs reprises à Angers. En 2016, son film d’école, Les Amours vertes, a reçu la mention spéciale du jury. Elle est revenue en 2019 pour Daniel fait face, présenté également en compétition. Elle a été, cette année, intervenante aux Ateliers d’Angers. La Gradiva, son premier long métrage, a reçu le Grand prix de la Semaine de la Critique cette année à Cannes.

Sortie du film le 4 novembre 2026

Séance organisée en partenariat avec le Festival Premiers Plans


LA GRADIVA

de Marine Atlan

Avec Antonia Buresi, Julie Sokolowski, Colas Quignard
France - Italie - 2026 - 2h25 - Cannes 2026

Un groupe de lycéens français part en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. C’est là que le vertige les saisit brutalement. L’un après l’autre, ils se laissent submerger par le désir et la colère jusqu’à s’y abandonner complètement.
https://tandemfilms.fr/film/la-gradiva

A PROPOS

Il suffit d’un plan subjectif à l’avant d’un train pour évoquer le voyage et l’évasion. Le voyage en question est une sortie de classe, amenant des lycéens français à Naples et dans ses alentours, la randonnée jusqu'au cratère du Vésuve et la visite de Pompéi étant des passages obligés. Autour principalement d’un tandem d’amis, Toni, homo prêt à s’assumer, et James, dragueur semblant blasé par sa propre capacité à séduire sans rien faire, ce sont ici les préoccupations de la jeunesse qui seront scrutées dans le détail, de la découverte de la sexualité au rapport entre genres, en passant par l’amitié et l’entraide, la notion de mérite ou d’effort, et la perception d’une vie future comme effrayante, exaltante ou digne d’être vécue. Échos sans doute au sentiment de toute une génération, se questionnant sur son avenir dans un contexte de changement climatique, de montée des extrêmes, d’agressions sexuelles répétées et de crises récurrentes, "La Gradiva" évite fort justement la plupart de ces sujets pour se concentrer sur l’humain et des enjeux de l’ordre de l’articulation entre monde de l’adolescence et monde adulte.
La formidable et trop rare Antonia Buresi ("À son image", "Dossier 137"), incarnant ici la prof, se pose d’ailleurs en miroir d’adolescents qui évoluent entre blessures et inconscience, s’en sortant comme ils peuvent face à un monde dont le racisme, la brutalité comme les mensonges sont ponctuellement soulignés. Son personnage adopte une trajectoire qui la fait passer du lyrique (le récit qu’elle fait de l’éruption de 1979 lors de la balade sur le Vésuve), au dépit (lors de la visite du musée avec les moulages de corps), déclarant notamment « le corps reste intact, la vie est partie », sorte de parabole de son propre épuisement. Mais ce sont surtout les jeunes interprètes qui brillent ici, Colas Quignard charismatique et touchant dans le rôle de Toni, Mitia Capellier énigmatique et en apparence distant dans celui de James, Suzanne Gerin dans celui de Suzanne, sans compter tous les autres qui donnent à cette sortie scolaire son aspect choral véridique, nous emportant dans les doutes de ces ados aux élans qui se heurtent à un monde dont leurs parents, par souci sans doute de protection, semblent leur avoir fait une peinture biaisée. Avec en fond de nombreux plans ce volcan près, comme les personnages, à exploser, le Grand Prix AMI France de la Semaine de la critique 2026 qu’est "La Gradiva" (figure féminine sur un bas-relief antique, qu'un archéologue croit reconnaître dans la vie réelle et cherche à prévenir de l'éruption imminente du Vésuve, selon le mythe inventé par l'écrivain Wilhelm Jensen en 1903) séduit par son ton à part, à la fois teinté d’une douce amertume et message de vie qui inspire.
Olivier Bachelard (Abus de ciné)