ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE - Plans Cultes - 2026-04-21

Plans Cultes - mardi 21 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE de Sergio Leone

NOUS L'ORCHESTRE - Ciné Doc - 2026-04-22

Ciné Doc - mercredi 22 avril à 20h00

NOUS L'ORCHESTRE de Philippe Béziat

LES ÂMES BOSSALES - Ciné Doc - 2026-04-23

Ciné Doc - jeudi 23 avril à 20h00

LES ÂMES BOSSALES de François Perlier

PUISQUE NOUS SOMMES NÉS - Ciné Doc - 2026-04-28

Ciné Doc - mardi 28 avril à 18h00

PUISQUE NOUS SOMMES NÉS de Jean Pierre Duret & Andréa Santana

TOUT VA BIEN - Ciné Doc - 2026-04-30

Ciné Doc - jeudi 30 avril à 20h00

TOUT VA BIEN de Thomas Ellis

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN - Séance spéciale - 2026-05-04

Séance spéciale - lundi 04 mai à 20h00

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN de Guillaume Ribot

BOOGIE NIGHTS - Plans Cultes - 2026-05-05

Plans Cultes - mardi 05 mai à 20h00

BOOGIE NIGHTS de Paul Thomas Anderson

DIS-MOI SUR QUEL PIED TU DANSES - Ciné Doc - 2026-05-11

Ciné Doc - lundi 11 mai à 20h00

DIS-MOI SUR QUEL PIED TU DANSES de Philippe Ménard

LA VÉNUS ÉLECTRIQUE - Avant Première - 2026-05-12

Avant Première - mardi 12 mai à 20h00

LA VÉNUS ÉLECTRIQUE de Pierre Salvadori

CHANTAGE - Ciné concert - 2026-05-13

Ciné concert - mercredi 13 mai à 20h00

CHANTAGE de Alfred Hitchcock

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE - Ciné Rencontre - 2026-05-22

Ciné Rencontre - vendredi 22 mai à 21h30

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE de Dominique Rocher

NUCLÉAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE - Ciné Rencontre - 2026-05-26

Ciné Rencontre - mardi 26 mai à 20h00

NUCLÉAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE de Laure Noualhat & Clarisse Feletin

LES SENTINELLES - Ciné Doc - 2026-06-08

Ciné Doc - lundi 08 juin à 20h00

LES SENTINELLES de Pierre Pezerat

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT - Carte blanche aux Ambassadeurs - 2026-06-19

Carte blanche aux Ambassadeurs - vendredi 19 juin à 22h00

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT de Ariane Louis-Seize

PACHAMAMA - Juan Antin

A PROPOS

Il était une fois un adorable garnement de la cordillère des Andes, il y a très longtemps. Sauf que Tepulpaï n’a rien d’une image figée dans le temps : il est tellement tendre et turbulent qu’il paraît plus proche que bien des héros d’animation contemporains. Bouille ronde et regard en amande, ce jeune aventurier de l’ère précolombienne n’est parfait que graphiquement : une merveille de couleurs, peau chocolat chaud, bonnet bleu nuit avec une touche de vert tendre assorti à sa tunique. Pour le reste, c’est un enfant comme les autres, qui rêve, qui gaffe et qui désobéit.
Cette fable s’ouvre ainsi sur l’une de ses bêtises, et pas la moindre : se hissant et crapahutant au sommet d’une montagne, juste au-dessus de son riant petit village, Tepulpaï s’emploie à faucher l’une des plumes noires d’un oiseau sacré, le grand condor. Il veut brûler les étapes, devenir adulte, seconder le chamane de sa petite communauté, le tout sans se donner la peine de grandir avant. Quant à son amie Naïra — tout en rose vif, vert acidulé et petits macarons bruns —, c’est l’inverse : l’obéissance et la sagesse incarnées. Pour prouver sa dévotion à Pachamama, la déesse mère, elle serait prête à sacrifier ce qu’elle a de plus cher…
Pachamama, invisible entité, matrice nourricière au principe de toute vie, règne sur le film. Elle est partout sans jamais s’incarner, et relie, tout en douceur, une ancienne spiritualité à nos préoccupations écologiques d’aujourd’hui. Chez Naïra et Tepulpaï, les gens respectent la terre, puissance à la fois bienveillante et terrible, et la terre le leur rend bien. Ce dessin animé de l’Argentin Juan Antin (produit en France) s’ouvre sur un éden agricole luxuriant et naïf, saturé de couleurs somptueuses, adouci de rondeurs féminines jusque dans l’aspect des maisonnettes du village. Les angles durs, les formes carrées, sont réservés à la violence des hommes. Celle des maîtres Incas, d’abord, qui dominent la région et surgissent pour arracher l’impôt et troubler le paradis. Puis viennent les conquistadors, sombres et hérissés de piques et de cuirasses, de véritables pelotes de haine et d’avidité… Des montagnes à l’opulente et orgueilleuse Cuzco, capitale du pouvoir inca, les deux enfants tentent de sauver leur monde en péril, et le conte se fait quête initiatique. Où il s’agit à la fois de la nécessité de grandir, de changer, mais aussi celle de préserver la fertilité d’une culture, dans tous les sens du terme.
Tout, dans ce bijou de cinéma, sort de l’ordinaire : ses héros, façonnés avec soin à partir d’une mythologie et d’une histoire méconnues, loin du point de vue occidental habituel, mais aussi sa ferveur écolo et sa beauté radieuse, mélange virtuose et harmonieux de 3D et d’animation traditionnelle. Conçu pour faire voyager les enfants, dans le temps comme dans un tout autre imaginaire que celui des habituelles productions mondialisées, Pachamama risque bien d’envoûter aussi les adultes.
Cécile Mury (Télérama)

Ciné goûter
vendredi 4 janvier 2019 à 13h30

Suivi d'une rencontre avec Simon Astié, réalisateur et plasticien

à partir de 7 ans

*Partenaire sur ce Ciné Goûter "Les brioches Pasquier"

Séance organisée en collaboration avec Cinéma Parlant


PACHAMAMA

de Juan Antin

Film d'animation
FRANCE - LUXEMBOURG - CANADA - 2018 - 1h10 - en français

Tepulpaï et Naïra, deux petits indiens de la Cordillère des Andes, partent à la poursuite de la Pachamama, totem protecteur de leur village, confisqué par les Incas. Leur quête les mènera jusqu'à Cuzco, capitale royale assiégée par les conquistadors.

A PROPOS

Il était une fois un adorable garnement de la cordillère des Andes, il y a très longtemps. Sauf que Tepulpaï n’a rien d’une image figée dans le temps : il est tellement tendre et turbulent qu’il paraît plus proche que bien des héros d’animation contemporains. Bouille ronde et regard en amande, ce jeune aventurier de l’ère précolombienne n’est parfait que graphiquement : une merveille de couleurs, peau chocolat chaud, bonnet bleu nuit avec une touche de vert tendre assorti à sa tunique. Pour le reste, c’est un enfant comme les autres, qui rêve, qui gaffe et qui désobéit.
Cette fable s’ouvre ainsi sur l’une de ses bêtises, et pas la moindre : se hissant et crapahutant au sommet d’une montagne, juste au-dessus de son riant petit village, Tepulpaï s’emploie à faucher l’une des plumes noires d’un oiseau sacré, le grand condor. Il veut brûler les étapes, devenir adulte, seconder le chamane de sa petite communauté, le tout sans se donner la peine de grandir avant. Quant à son amie Naïra — tout en rose vif, vert acidulé et petits macarons bruns —, c’est l’inverse : l’obéissance et la sagesse incarnées. Pour prouver sa dévotion à Pachamama, la déesse mère, elle serait prête à sacrifier ce qu’elle a de plus cher…
Pachamama, invisible entité, matrice nourricière au principe de toute vie, règne sur le film. Elle est partout sans jamais s’incarner, et relie, tout en douceur, une ancienne spiritualité à nos préoccupations écologiques d’aujourd’hui. Chez Naïra et Tepulpaï, les gens respectent la terre, puissance à la fois bienveillante et terrible, et la terre le leur rend bien. Ce dessin animé de l’Argentin Juan Antin (produit en France) s’ouvre sur un éden agricole luxuriant et naïf, saturé de couleurs somptueuses, adouci de rondeurs féminines jusque dans l’aspect des maisonnettes du village. Les angles durs, les formes carrées, sont réservés à la violence des hommes. Celle des maîtres Incas, d’abord, qui dominent la région et surgissent pour arracher l’impôt et troubler le paradis. Puis viennent les conquistadors, sombres et hérissés de piques et de cuirasses, de véritables pelotes de haine et d’avidité… Des montagnes à l’opulente et orgueilleuse Cuzco, capitale du pouvoir inca, les deux enfants tentent de sauver leur monde en péril, et le conte se fait quête initiatique. Où il s’agit à la fois de la nécessité de grandir, de changer, mais aussi celle de préserver la fertilité d’une culture, dans tous les sens du terme.
Tout, dans ce bijou de cinéma, sort de l’ordinaire : ses héros, façonnés avec soin à partir d’une mythologie et d’une histoire méconnues, loin du point de vue occidental habituel, mais aussi sa ferveur écolo et sa beauté radieuse, mélange virtuose et harmonieux de 3D et d’animation traditionnelle. Conçu pour faire voyager les enfants, dans le temps comme dans un tout autre imaginaire que celui des habituelles productions mondialisées, Pachamama risque bien d’envoûter aussi les adultes.
Cécile Mury (Télérama)