ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

D'UN MONDE À L'AUTRE - Avant première / Rencontre - 2026-06-01

Avant première / Rencontre - lundi 01 juin à 20h00

D'UN MONDE À L'AUTRE de Jérémie Renier

BOUCHRA - Soirée rencontre - 2026-06-03

Soirée rencontre - mercredi 03 juin à 20h00

BOUCHRA de Orian Barki & Meriem Bennani

IRON MAIDEN : BURNING AMBITION - Ciné Rock - 2026-06-04

Ciné Rock - jeudi 04 juin à 20h00

IRON MAIDEN : BURNING AMBITION de Malcolm Venville

L'OBJET DU DÉLIT - Cap ciné - 2026-06-05

Cap ciné - vendredi 05 juin à 20h00

L'OBJET DU DÉLIT de Agnès Jaoui

L'OBJET DU DÉLIT - Cap ciné - 2026-06-05

Cap ciné - vendredi 05 juin à 14h00

L'OBJET DU DÉLIT de Agnès Jaoui

LES SENTINELLES - Ciné Doc - 2026-06-08

Ciné Doc - lundi 08 juin à 20h00

LES SENTINELLES de Pierre Pezerat

LE ROI ET L'OISEAU - Ciné Rencontre - 2026-06-11

Ciné Rencontre - jeudi 11 juin à 20h00

LE ROI ET L'OISEAU de Paul Grimault

LE VERTIGE - Ciné Cosy - 2026-06-12

Ciné Cosy - vendredi 12 juin à 14h00

LE VERTIGE de Quentin Dupieux

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT - Carte blanche aux Ambassadeurs - 2026-06-19

Carte blanche aux Ambassadeurs - vendredi 19 juin à 22h00

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT de Ariane Louis-Seize

AU BORD DU MONDE - Soirée rencontre - 2026-06-23

Soirée rencontre - mardi 23 juin à 20h00

AU BORD DU MONDE de Guérin van de Vorst & Sophie Muselle

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI - Cap ciné - 2026-06-26

Cap ciné - vendredi 26 juin à 14h00

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI de Michel Leclerc

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI - Cap ciné - 2026-06-26

Cap ciné - vendredi 26 juin à 20h30

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI de Michel Leclerc

THE WORLD OF LOVE - Soirée rencontre - 2026-06-29

Soirée rencontre - lundi 29 juin à 20h00

THE WORLD OF LOVE de Ga Eun Yoon

VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES - Dans le rétro - 2026-07-02

Dans le rétro - jeudi 02 juillet à 16h00

VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES de Claude Sautet

UN MAUVAIS FILS - Dans le rétro - 2026-07-09

Dans le rétro - jeudi 09 juillet à 16h00

UN MAUVAIS FILS de Claude Sautet

REBELLES - Allan Mauduit

A PROPOS

Après avoir réalisé avec Jean-Patrick Benes Vilaines qui dénonçait les diktats de l’apparence, Allan Mauduit opte seul cette fois pour une comédie rock’n’roll qui rend énergiquement hommage aux femmes bien décidées à prendre leur destin en main.
Comme décor le port de Boulogne-sur-Mer qui n’a rien de particulièrement exotique, comme personnages principaux trois femmes coincées entre un mari violent ou flemmard, des problèmes d’argent et un patron harceleur, qui triment dans une conserverie de poissons : autant d’éléments qui pourraient laisser imaginer le début d’un drame à tendance sociale en tous points correct comme le cinéma hexagonal en a tant produit ces dernières années. Mais c’est sans compter sur l’humour irrévérencieux d’Allan Mauduit qui manie les mauvaises manières avec une jouissance communicative au point de transformer en moments d’anthologie les scènes les plus trash. S’inspirant de l’humour des comédies anglo-saxonnes, lorgnant du côté des bagarres réglées au cordeau dont Tarantino a le secret, flirtant avec l’esprit western cher à Sergio Leone, il mixe les genres et les tons pour faire naître, entre rebondissements burlesques et dérapages osés, un film plus féminin que féministe qui, sans discours ni revendication défend mieux qu’un récit à thèse la cause des femmes et dont le style inédit, mi-comédie, mi-polar, apporte une salutaire bouffée de folie.
Pourtant, paradoxalement, ce mélange systématique à l’équilibre parfois instable installe l’intrigue dans un univers finalement trop linéaire pour faire jaillir l’excellence que la tonalité grand-guignolesque de cette comédie atypique laissait entrevoir. Peu importe si la mise en scène faiblit, l’interprétation de haut vol fait vite oublier cette légère sensation d’inabouti. Car la grande belle idée de Rebelles, c’est d’avoir fait cohabiter trois comédiennes complémentaires, parfaits symboles de la diversité féminine. Cécile de France dont on a admiré récemment l’élégance et la rouerie dans Mademoiselle de Jonquières endosse sans difficulté le manteau en léopard synthétique de Sandra, une bimbo au maquillage outrancier et à la dureté apparente. Son retour obligatoire dans le mobile-home de sa mère (Béatrice Agenin) l’indispose au plus haut point et la rend méprisante avec son entourage. Au contact de ses collègues, elle apprend la solidarité et renoue avec ses racines. Mais la plus rebelle de toutes, c’est Marylin à qui Audrey Lamy prête son phrasé-mitraillette et sa vitalité inépuisable. Avec sa coiffure improbable et ses répliques cash, elle ne rentre dans aucune case. Son point faible, c’est son fils pour qui elle nourrit une tendresse inavouée. Enfin Yolande Moreau apporte sa bonhomie et sa sensibilité à Nadine qui semble être la plus raisonnable mais se révélera être une véritable guerrière, maniant le fusil comme personne.
Si le réalisateur choisit de donner à ces femmes les armes habituellement réservées aux hommes, il n’envisage jamais de verser dans un duel masculin/féminin, pas plus qu’il n’a l’intention de transformer la gente masculine en potiche. Le policier incarné par Samuel Jouy est vénal et sentimental, sexy et glamour pendant que Simon Abkarian se jette avec un bel enthousiasme dans son rôle d’antihéros attachant. Les femmes se castagnent et jouent des flingues mais n’en oublient pas pour autant d’utiliser leurs atouts féminins.
Cette humanité qui imprègne chacun des personnages fait de Rebelles un film dynamique et joyeux malgré la rudesse. Conjuguant fantaisie et légèreté, il offre un point de vue original sur un sujet de société trop souvent formaté.
Claudine Levanneur (Avoiràlire.com)

Cap ciné
vendredi 5 juillet 2019 à 15h30

Séance en audiodescription, sous-titrées en français et présentée par Louis Mathieu, président de l'Association Cinéma Parlant.

Séance organisée en collaboration avec Cinéma Parlant et Premiers Plans.


REBELLES

de Allan Mauduit

avec Cécile de France, Yolande Moreau, Audrey Lamy
FRANCE - 2019 - 1h27

Sans boulot ni diplôme, Sandra, ex miss Nord-Pas-de-Calais, revient s'installer chez sa mère à Boulogne-sur-Mer après 15 ans sur la Côte d'Azur. Embauchée à la conserverie locale, elle repousse vigoureusement les avances de son chef et le tue accidentellement. Deux autres filles ont été témoins de la scène. Alors qu'elles s'apprêtent à appeler les secours, les trois ouvrières découvrent un sac plein de billets dans le casier du mort. Une fortune qu'elles décident de se partager. C'est là que leurs ennuis commencent...
http://www.le-pacte.com/france/a-l-affiche/detail/rebelles/

A PROPOS

Après avoir réalisé avec Jean-Patrick Benes Vilaines qui dénonçait les diktats de l’apparence, Allan Mauduit opte seul cette fois pour une comédie rock’n’roll qui rend énergiquement hommage aux femmes bien décidées à prendre leur destin en main.
Comme décor le port de Boulogne-sur-Mer qui n’a rien de particulièrement exotique, comme personnages principaux trois femmes coincées entre un mari violent ou flemmard, des problèmes d’argent et un patron harceleur, qui triment dans une conserverie de poissons : autant d’éléments qui pourraient laisser imaginer le début d’un drame à tendance sociale en tous points correct comme le cinéma hexagonal en a tant produit ces dernières années. Mais c’est sans compter sur l’humour irrévérencieux d’Allan Mauduit qui manie les mauvaises manières avec une jouissance communicative au point de transformer en moments d’anthologie les scènes les plus trash. S’inspirant de l’humour des comédies anglo-saxonnes, lorgnant du côté des bagarres réglées au cordeau dont Tarantino a le secret, flirtant avec l’esprit western cher à Sergio Leone, il mixe les genres et les tons pour faire naître, entre rebondissements burlesques et dérapages osés, un film plus féminin que féministe qui, sans discours ni revendication défend mieux qu’un récit à thèse la cause des femmes et dont le style inédit, mi-comédie, mi-polar, apporte une salutaire bouffée de folie.
Pourtant, paradoxalement, ce mélange systématique à l’équilibre parfois instable installe l’intrigue dans un univers finalement trop linéaire pour faire jaillir l’excellence que la tonalité grand-guignolesque de cette comédie atypique laissait entrevoir. Peu importe si la mise en scène faiblit, l’interprétation de haut vol fait vite oublier cette légère sensation d’inabouti. Car la grande belle idée de Rebelles, c’est d’avoir fait cohabiter trois comédiennes complémentaires, parfaits symboles de la diversité féminine. Cécile de France dont on a admiré récemment l’élégance et la rouerie dans Mademoiselle de Jonquières endosse sans difficulté le manteau en léopard synthétique de Sandra, une bimbo au maquillage outrancier et à la dureté apparente. Son retour obligatoire dans le mobile-home de sa mère (Béatrice Agenin) l’indispose au plus haut point et la rend méprisante avec son entourage. Au contact de ses collègues, elle apprend la solidarité et renoue avec ses racines. Mais la plus rebelle de toutes, c’est Marylin à qui Audrey Lamy prête son phrasé-mitraillette et sa vitalité inépuisable. Avec sa coiffure improbable et ses répliques cash, elle ne rentre dans aucune case. Son point faible, c’est son fils pour qui elle nourrit une tendresse inavouée. Enfin Yolande Moreau apporte sa bonhomie et sa sensibilité à Nadine qui semble être la plus raisonnable mais se révélera être une véritable guerrière, maniant le fusil comme personne.
Si le réalisateur choisit de donner à ces femmes les armes habituellement réservées aux hommes, il n’envisage jamais de verser dans un duel masculin/féminin, pas plus qu’il n’a l’intention de transformer la gente masculine en potiche. Le policier incarné par Samuel Jouy est vénal et sentimental, sexy et glamour pendant que Simon Abkarian se jette avec un bel enthousiasme dans son rôle d’antihéros attachant. Les femmes se castagnent et jouent des flingues mais n’en oublient pas pour autant d’utiliser leurs atouts féminins.
Cette humanité qui imprègne chacun des personnages fait de Rebelles un film dynamique et joyeux malgré la rudesse. Conjuguant fantaisie et légèreté, il offre un point de vue original sur un sujet de société trop souvent formaté.
Claudine Levanneur (Avoiràlire.com)