ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

MAGUY MARIN : L'URGENCE D'AGIR - Ciné danse - 2026-01-25

Ciné danse - dimanche 25 janvier à 18h00

MAGUY MARIN : L'URGENCE D'AGIR de David Mambouch

ORANGE MÉCANIQUE - Plans Cultes - 2026-01-26

Plans Cultes - lundi 26 janvier à 20h00

ORANGE MÉCANIQUE de Stanley Kubrick

EDEN A L'OUEST - Cinélégende - 2026-02-09

Cinélégende - lundi 09 février à 20h00

EDEN A L'OUEST de Costa Gavras

ERIN BROCKOVICH, SEULE CONTRE TOUS - Soirée CinéConf - 2026-02-12

Soirée CinéConf - jeudi 12 février à 20h00

ERIN BROCKOVICH, SEULE CONTRE TOUS de Steven Soderbergh

IT’S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY - Ciné Rock - 2026-02-15

Ciné Rock - dimanche 15 février à 18h00

IT’S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY de Amy Berg

WOMEN DON'T CYCLE - Ciné Doc - 2026-02-16

Ciné Doc - lundi 16 février à 20h00

WOMEN DON'T CYCLE de Manon Brulard

LE DERNIER DES MOHICANS - Dans le rétro - 2026-02-19

Dans le rétro - jeudi 19 février à 16h00

LE DERNIER DES MOHICANS de Michael Mann

INVINCIBLE ÉTÉ - Ciné Doc - 2026-02-23

Ciné Doc - lundi 23 février à 20h00

INVINCIBLE ÉTÉ de Stéphanie Pillonca

MARY ANNING - Ciné goûter - 2026-02-24

Ciné goûter - mardi 24 février à 14h00

MARY ANNING de Marcel Barelli

UTOPIE ZÉRO CHÔMEUR - Ciné Doc - 2026-03-02

Ciné Doc - lundi 02 mars à 20h00

UTOPIE ZÉRO CHÔMEUR de Claude Baqué

LE MAGNIFIQUE - Plans Cultes - 2026-03-10

Plans Cultes - mardi 10 mars à 20h00

LE MAGNIFIQUE de Philippe de Broca

LE PROFESSIONNEL de Georges Lautner

L'ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION - Ciné Doc - 2026-03-17

Ciné Doc - mardi 17 mars à 20h00

L'ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION de François-Xavier Drouet

L'AFFAIRE SK1 - Soirée Rencontre - 2026-03-19

Soirée Rencontre - jeudi 19 mars à 20h00

L'AFFAIRE SK1 de Frédéric Tellier

SHÉHÉRAZADE - Ciné Rencontre - 2026-03-23

Ciné Rencontre - lundi 23 mars à 20h00

SHÉHÉRAZADE de Jean-Bernard Marlin

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT - Ciné Jazz - 2026-03-26

Ciné Jazz - jeudi 26 mars à 20h00

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT de Johan Grimonprez

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES - Ciné doc / rencontre - 2026-03-30

Ciné doc / rencontre - lundi 30 mars à 20h00

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES de Nicolas Contant & Sylvain Beaulieu

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST - Plans Cultes - 2026-04-07

Plans Cultes - mardi 07 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST de Sergio Leone

TORI ET LOKITA - Cinélégende - 2026-04-09

Cinélégende - jeudi 09 avril à 20h00

TORI ET LOKITA de Jean Pierre & Luc Dardenne

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION - Plans Cultes - 2026-04-14

Plans Cultes - mardi 14 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION de Sergio Leone

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE - Plans Cultes - 2026-04-21

Plans Cultes - mardi 21 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE de Sergio Leone

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN - Séance spéciale - 2026-05-04

Séance spéciale - lundi 04 mai à 20h00

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN de Guillaume Ribot

BOOGIE NIGHTS - Plans Cultes - 2026-05-05

Plans Cultes - mardi 05 mai à 20h00

BOOGIE NIGHTS de Paul Thomas Anderson

ELEONORA DUSE - Pietro Marcello

A PROPOS

Pietro Marcello a voulu dédier son quatrième long-métrage de fiction, Eleonora Duse à une des icônes incontestées de l'art théâtral. Eleonora Duse, dite "la divine", considérée comme la plus grande comédienne de théâtre de son époque est immortalisée sur le grand écran au moment de son retour sur les planches après une longue absence, entre 1917 et 1923. Marcello, qui a toujours hybridé cinéma documentaire et fiction, utilise de nouveau ici des extraits d'images d’archives, pour une mise en contexte historique riche en inventivité.
Après un long plan panoramique sur un champ de bataille de la Première Guerre mondiale réalisé avec des petits soldats de plastique immobiles dans la brume, tandis que défile le générique de début, le film s’ouvre sur la visite de la Duse, vêtue de noir et portant un voile, aux soldats italiens qui se battent sur le front. Le réalisateur cherche d’emblée à montrer à quel point la crise personnelle de la grande actrice coïncide avec le bouleversement de son pays et de toute l’Europe. Plus tard, l’ascension du fascisme va être la toile de fond du désir artistique novateur de la Duse de faire monter sur scène une compagnie de jeunes acteurs pour représenter La Dame de la mer de son cher Ibsen, et de savourer de nouveau le succès. "L'art, comme la guerre, demande du sang, de la sueur, de la boue, du courage et de la discipline" : voilà un des conseils qu'elle donne à la troupe. L'actrice, criblée de dettes depuis l’effondrement de la Banque de Berlin et atteinte d'une tuberculose à un stade avancé, livrera une dernière bataille avant d’arriver au bout de son parcours artistique et existentiel.
Le meilleur choix de ce biopic atypique, scénarisé par le réalisateur avec Letizia Russo et Guido Silei, est d’avoir confié ce rôle à Valeria Bruni Tedeschi, qui recrée l’élégance désordonnée (pour reprendre les termes de la costumière Ursula Patzak) de la diva avec naturel et énergie, restituant les contradictions et faiblesses d’une grande femme en train de dresser le bilan de sa vie. Il suffit de l’observer dans les scènes montrant sa relation pour le moins turbulente avec Gabriele D’Annunzio (un Fausto Russo Alesi extraordinaire), ses rapports difficiles avec sa fille Enrichetta (Noémie Merlant), qui souffre beaucoup de la distance entre elle et cette mère qui a dédié sa vie à l'art, l'immense tendresse avec laquelle elle traite son assistante Desirée (une Fanni Wrochna mémorable), qui l'adore, sa rencontre/confrontation avec une autre immense femme de théâtre, Sarah Bernhardt (interprétée par Noémie Lvovsky), qui lui fait observer combien tout a changé ("les rêves, les amours") après la catastrophe que fut la Grande Guerre, et enfin sa visite à un Benito Mussolini désormais au pouvoir qui accepte, expéditif, de solder ses dettes et de lui verser une pension (pour rendre jaloux son "ennemi", D’Annunzio).
Eleonora Duse confie au jeune Giacomo Rossetti Dubois (Edoardo Sorgente) la tâche d'écrire une œuvre moderne et expérimentale ("urgente et nécessaire", ironise la secte Duse) qu'elle fera mettre en scène avec l'argent d'un grossier producteur de cinéma, mais dont la grande première sera un désastre. Après ce fiasco, sa dernière entreprise sera de monter La ville morte de D’Annunzio, mais sous les assauts de la maladie, elle devra se rendre à l’immortalité.
Camillo De Marco (cineuropa)

Avant première / Rencontre
lundi 5 janvier 2026 à 20h00

En présence de Valeria Bruni-Tedeschi, actrice

Sortie du film le 14 janvier


ELEONORA DUSE

de Pietro Marcello

avec Valeria Bruni Tedeschi, Noémie Merlant, Fanni Wrochna
Italie - 2025 - 2h02 - VOST - Meilleure actrice Venise 2025

A la fin de la Première Guerre mondiale, alors que l'Italie enterre son soldat inconnu, la grande Eleonora Duse arrive au terme d'une carrière légendaire. Mais malgré son âge et une santé fragile, celle que beaucoup considèrent comme la plus grande actrice de son époque, décide de remonter sur scène. Les récriminations de sa fille, la relation complexe avec le grand poète D'Annunzio, la montée du fascisme et l'arrivée au pouvoir de Mussolini, rien n'arrêtera Duse "la divine".
https://www.advitamdistribution.com/films/eleonora-duse/

A PROPOS

Pietro Marcello a voulu dédier son quatrième long-métrage de fiction, Eleonora Duse à une des icônes incontestées de l'art théâtral. Eleonora Duse, dite "la divine", considérée comme la plus grande comédienne de théâtre de son époque est immortalisée sur le grand écran au moment de son retour sur les planches après une longue absence, entre 1917 et 1923. Marcello, qui a toujours hybridé cinéma documentaire et fiction, utilise de nouveau ici des extraits d'images d’archives, pour une mise en contexte historique riche en inventivité.
Après un long plan panoramique sur un champ de bataille de la Première Guerre mondiale réalisé avec des petits soldats de plastique immobiles dans la brume, tandis que défile le générique de début, le film s’ouvre sur la visite de la Duse, vêtue de noir et portant un voile, aux soldats italiens qui se battent sur le front. Le réalisateur cherche d’emblée à montrer à quel point la crise personnelle de la grande actrice coïncide avec le bouleversement de son pays et de toute l’Europe. Plus tard, l’ascension du fascisme va être la toile de fond du désir artistique novateur de la Duse de faire monter sur scène une compagnie de jeunes acteurs pour représenter La Dame de la mer de son cher Ibsen, et de savourer de nouveau le succès. "L'art, comme la guerre, demande du sang, de la sueur, de la boue, du courage et de la discipline" : voilà un des conseils qu'elle donne à la troupe. L'actrice, criblée de dettes depuis l’effondrement de la Banque de Berlin et atteinte d'une tuberculose à un stade avancé, livrera une dernière bataille avant d’arriver au bout de son parcours artistique et existentiel.
Le meilleur choix de ce biopic atypique, scénarisé par le réalisateur avec Letizia Russo et Guido Silei, est d’avoir confié ce rôle à Valeria Bruni Tedeschi, qui recrée l’élégance désordonnée (pour reprendre les termes de la costumière Ursula Patzak) de la diva avec naturel et énergie, restituant les contradictions et faiblesses d’une grande femme en train de dresser le bilan de sa vie. Il suffit de l’observer dans les scènes montrant sa relation pour le moins turbulente avec Gabriele D’Annunzio (un Fausto Russo Alesi extraordinaire), ses rapports difficiles avec sa fille Enrichetta (Noémie Merlant), qui souffre beaucoup de la distance entre elle et cette mère qui a dédié sa vie à l'art, l'immense tendresse avec laquelle elle traite son assistante Desirée (une Fanni Wrochna mémorable), qui l'adore, sa rencontre/confrontation avec une autre immense femme de théâtre, Sarah Bernhardt (interprétée par Noémie Lvovsky), qui lui fait observer combien tout a changé ("les rêves, les amours") après la catastrophe que fut la Grande Guerre, et enfin sa visite à un Benito Mussolini désormais au pouvoir qui accepte, expéditif, de solder ses dettes et de lui verser une pension (pour rendre jaloux son "ennemi", D’Annunzio).
Eleonora Duse confie au jeune Giacomo Rossetti Dubois (Edoardo Sorgente) la tâche d'écrire une œuvre moderne et expérimentale ("urgente et nécessaire", ironise la secte Duse) qu'elle fera mettre en scène avec l'argent d'un grossier producteur de cinéma, mais dont la grande première sera un désastre. Après ce fiasco, sa dernière entreprise sera de monter La ville morte de D’Annunzio, mais sous les assauts de la maladie, elle devra se rendre à l’immortalité.
Camillo De Marco (cineuropa)