ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

L'AFFAIRE SK1 - Ciné Rencontre - 2026-03-19

Ciné Rencontre - jeudi 19 mars à 20h00

L'AFFAIRE SK1 de Frédéric Tellier

LE JOUR SE LÈVE - Dans le rétro - 2026-03-19

Dans le rétro - jeudi 19 mars à 16h00

LE JOUR SE LÈVE de Marcel Carné

L'ÎLE DE LA DEMOISELLE - Avant première / Rencontre - 2026-03-20

Avant première / Rencontre - vendredi 20 mars à 20h00

L'ÎLE DE LA DEMOISELLE de Micha Wald

SHÉHÉRAZADE - Ciné Rencontre - 2026-03-23

Ciné Rencontre - lundi 23 mars à 20h00

SHÉHÉRAZADE de Jean-Bernard Marlin

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT - Ciné Jazz - 2026-03-26

Ciné Jazz - jeudi 26 mars à 20h00

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT de Johan Grimonprez

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES - Ciné Rencontre / Doc - 2026-03-30

Ciné Rencontre / Doc - lundi 30 mars à 20h00

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES de Nicolas Contant & Sylvain Beaulieu

CE QU'IL RESTE DE NOUS - Soirée Rencontre - 2026-04-01

Soirée Rencontre - mercredi 01 avril à 20h00

CE QU'IL RESTE DE NOUS de Cherien Dabis

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST - Plans Cultes - 2026-04-07

Plans Cultes - mardi 07 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST de Sergio Leone

TORI ET LOKITA - Cinélégende - 2026-04-09

Cinélégende - jeudi 09 avril à 20h00

TORI ET LOKITA de Jean Pierre & Luc Dardenne

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION - Plans Cultes - 2026-04-14

Plans Cultes - mardi 14 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION de Sergio Leone

LES CONTES DU POMMIER - Ciné goûter - 2026-04-14

Ciné goûter - mardi 14 avril à 14h00

LES CONTES DU POMMIER de Jean-Claude Rozec, Patrik Pass, Léon Vidmar et David Sukup

UNE FILLE EN OR - Soirée Rencontre - 2026-04-17

Soirée Rencontre - vendredi 17 avril à 20h00

UNE FILLE EN OR de Jean-Luc Gaget

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE - Plans Cultes - 2026-04-21

Plans Cultes - mardi 21 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE de Sergio Leone

LES ÂMES BOSSALES - Ciné Doc - 2026-04-23

Ciné Doc - jeudi 23 avril à 20h00

LES ÂMES BOSSALES de François Perlier

TOUT VA BIEN - Ciné Doc - 2026-04-30

Ciné Doc - jeudi 30 avril à 20h00

TOUT VA BIEN de Thomas Ellis

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN - Séance spéciale - 2026-05-04

Séance spéciale - lundi 04 mai à 20h00

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN de Guillaume Ribot

BOOGIE NIGHTS - Plans Cultes - 2026-05-05

Plans Cultes - mardi 05 mai à 20h00

BOOGIE NIGHTS de Paul Thomas Anderson

CHANTAGE - Ciné concert - 2026-05-13

Ciné concert - mercredi 13 mai à 20h00

CHANTAGE de Alfred Hitchcock

THE MASTERMIND - Kelly Reichardt

A PROPOS

James est un voleur. Il a beau avoir des airs de jeune prof très respectable, il aime à employer son agilité à dérober des petits objets et œuvres d’art. James est aussi un amateur d’art. Ses larcins se font au musée du coin, peu fréquenté et aux gardes souvent endormis. James est aussi un père de famille que l’on devine aimant, à en juger par l’épanouissement de ses deux jeunes fils qui l’accompagnent régulièrement au musée. James semble savoir tout faire, et peut-être que le surnom de cerveau lui correspond il en effet. La séquence d’ouverture du nouveau film de Kelly Reichardt est remarquable à plus d’un titre, car les trois visages de James se superposent le temps d’une virevoltante déambulation chorégraphie dans des salles des peinture. Ce que mijote exactement cet adulte aux airs de grand ado, le rôle qu’endossent sa femme et ses enfants dans cette affaire, tout ceci est écrit avec une absence de dialogues et une délicatesse qui laissent toute la place aux diverses interprétations mises en grand appétit.
Dans Certain Women, Kelly Reichardt de-masculinisait les mythes de l’Amérique à la papa (l’ouest sauvage et ses cowboys, les pères fondateurs). En débutant ainsi surs des airs d’élégante comédie en sourdine, The Mastermind ne ressemble pas beaucoup à Certain Women, mais Reichardt y creuse pourtant une veine similaire. D’abord car elle aborde à nouveau un genre cinématographique typiquement américain (les films de braquage des années 70) pour le débarrasser des ses habituels clichés où la masculinité est iconisée à outrance. Caster Josh O’Connor, avec son physique de doux intello, dans le type de rôle habituellement dévolu à des gaillards taiseux fait preuve d’un point de vue poétique au décalage rafraîchissant.
Après une première partie jazzy et amusante, où les chaleureuses couleurs automnales sont mises en valeur par la superbe photo de Christopher Blauvelt, The Mastermind change de masque. Les petits tours de force de James deviennent plus foireux. A force de voir son pouvoir s’appauvrir, ce dernier va devoir repenser sa place dans sa famille et dans le monde en général. Le cerveau sûr de son petit tour de charme se retrouve à errer sur les routes dans une Amérique marginale et alternative qui parvient très bien à vivre sans père fondateur, surtout quand ces derniers ne sont pas aussi doués qu’ils le pensent. The Mastermind évolue vers une tristesse poignante à mesure que son protagoniste isolé dévoile une profondeur et une dimension pathétique dans laquelle excelle Josh O’Connor. Cette nouvelle réussite confirme que le cinéma de Kelly Reichardt a l’air bricolé à base de petits riens mais que l’émotion qu’il suscite est au contraire incisive et ambitieuse.
Gregory Coutaut (Le Polyester)

Avant-première / Festival Télérama
mardi 3 février 2026 à 20h30

4€ avec le pass Télérama

Sortie le 4 février 2026


THE MASTERMIND

de Kelly Reichardt

avec Josh O'Connor, Alana Haim, John Magaro
USA - 2025 - 1h50 - Cannes 2025

Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d'un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d'oeuvres d'art. Avec deux complices, il s'introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les oeuvres s'avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.
https://www.condor-films.fr/film/the-mastermind/

A PROPOS

James est un voleur. Il a beau avoir des airs de jeune prof très respectable, il aime à employer son agilité à dérober des petits objets et œuvres d’art. James est aussi un amateur d’art. Ses larcins se font au musée du coin, peu fréquenté et aux gardes souvent endormis. James est aussi un père de famille que l’on devine aimant, à en juger par l’épanouissement de ses deux jeunes fils qui l’accompagnent régulièrement au musée. James semble savoir tout faire, et peut-être que le surnom de cerveau lui correspond il en effet. La séquence d’ouverture du nouveau film de Kelly Reichardt est remarquable à plus d’un titre, car les trois visages de James se superposent le temps d’une virevoltante déambulation chorégraphie dans des salles des peinture. Ce que mijote exactement cet adulte aux airs de grand ado, le rôle qu’endossent sa femme et ses enfants dans cette affaire, tout ceci est écrit avec une absence de dialogues et une délicatesse qui laissent toute la place aux diverses interprétations mises en grand appétit.
Dans Certain Women, Kelly Reichardt de-masculinisait les mythes de l’Amérique à la papa (l’ouest sauvage et ses cowboys, les pères fondateurs). En débutant ainsi surs des airs d’élégante comédie en sourdine, The Mastermind ne ressemble pas beaucoup à Certain Women, mais Reichardt y creuse pourtant une veine similaire. D’abord car elle aborde à nouveau un genre cinématographique typiquement américain (les films de braquage des années 70) pour le débarrasser des ses habituels clichés où la masculinité est iconisée à outrance. Caster Josh O’Connor, avec son physique de doux intello, dans le type de rôle habituellement dévolu à des gaillards taiseux fait preuve d’un point de vue poétique au décalage rafraîchissant.
Après une première partie jazzy et amusante, où les chaleureuses couleurs automnales sont mises en valeur par la superbe photo de Christopher Blauvelt, The Mastermind change de masque. Les petits tours de force de James deviennent plus foireux. A force de voir son pouvoir s’appauvrir, ce dernier va devoir repenser sa place dans sa famille et dans le monde en général. Le cerveau sûr de son petit tour de charme se retrouve à errer sur les routes dans une Amérique marginale et alternative qui parvient très bien à vivre sans père fondateur, surtout quand ces derniers ne sont pas aussi doués qu’ils le pensent. The Mastermind évolue vers une tristesse poignante à mesure que son protagoniste isolé dévoile une profondeur et une dimension pathétique dans laquelle excelle Josh O’Connor. Cette nouvelle réussite confirme que le cinéma de Kelly Reichardt a l’air bricolé à base de petits riens mais que l’émotion qu’il suscite est au contraire incisive et ambitieuse.
Gregory Coutaut (Le Polyester)