ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
C’est dans une spirale de déconsidération que Nicolas Charlet et Bruno Lavaine (auteurs de trois films décalés en 20 ans, dont "La Personne aux deux personnes" et "Le Grand Méchant Loup"), vont entraîner leur personnage principal, Alex, père de famille à la calvitie affichée et à la sexualité maritale passant par nombre de scénarios, voyant d’un mauvais œil l’installation de son nouveau voisin, Axel, son sosie avec des cheveux, au charisme indéniable et à la femme d’une beauté confondante. Jouant d’abord sur l’effet de miroir (prénoms anagrammes, maisons identiques à la déco différente, embauche dans la même entreprise, poste de travail sur le même bureau face à face…), la première partie, mise en place en réalité un peu longue du fait de son rythme, permettra de mieux mettre en évidence le déraillement attendu, alors qu’Axel deviendra franchement agaçant, étalant ses connaissances multiples (on ne vous dira pas sur quoi…).
Porté par un Laurent Lafitte enthousiasmant, dans ce double rôle qui lui aura valu le Prix d’interprétation masculine au dernier Festival de l’Alpe D’Huez, le film bascule alors dans une tonalité fantastique assumée, miroir elle-aussi de la paranoïa du personnage et de son sens du déclassement. En ayant la bonne idée de ne pas utiliser d’effets spéciaux, exploitant de simples champs contre champs, ou l’angle d’une maison pour accentuer la folie grandissante du personnage (une scène que Lafitte arrive à rendre crédible), les réalisateurs parviennent à créer une ambiance étrange, accentuée par le traitement de l’image légèrement cotonneuse. Ce conte irrévérencieux et moderne, brocardant la performance et le culte de l'image de soi, fourmille également de mille idées saugrenues. Ainsi la moustache de la patronne, interprétée par Zabou Breitman, le bureau placard et sa manière d’isoler les gens, les noms de compagnies de la zone d’activité (Gazonzon pour le gazon synthétique, Tout pour le toutou sur un panneau…) auront de quoi réjouir les spectateurs amateurs d’un humour décalé. Également présenté à Gérardmer hors compétition, on espère que cette fantaisie emplie de paranoïa, de jalousie et d’élans de violence trouvera aussi son public en salles.
Olivier Bachelard (Abus de ciné)
Ciné Cosy
vendredi 6 mars
à 14h00
Séance adaptée aux parents avec leur bébé, avec son adouci, mise à disposition d'une table à langer, d'un chauffe biberon…
ALTER EGO
de Nicolas & Bruno
Avec Laurent Lafitte, Blanche Gardin, Olga Kurylenko
France - 2026 - 1h44
À Mont Didier, Alex est marié avec Nathalie, avec laquelle il un fils prénommé Enzo. Ensemble, ils vivent dans un joli pavillon dans un lotissement. Un jour, de nouveaux voisins s’installent et Alex découvre effaré le visage du père, Axel, son sosie, mais avec des cheveux. Il est malheureusement le seul à voir cela et sa paranoïa va aller grandissant en découvrant toutes les qualités de celui-ci…
https://tandemfilms.fr/film/alter-ego
A PROPOS
C’est dans une spirale de déconsidération que Nicolas Charlet et Bruno Lavaine (auteurs de trois films décalés en 20 ans, dont "La Personne aux deux personnes" et "Le Grand Méchant Loup"), vont entraîner leur personnage principal, Alex, père de famille à la calvitie affichée et à la sexualité maritale passant par nombre de scénarios, voyant d’un mauvais œil l’installation de son nouveau voisin, Axel, son sosie avec des cheveux, au charisme indéniable et à la femme d’une beauté confondante. Jouant d’abord sur l’effet de miroir (prénoms anagrammes, maisons identiques à la déco différente, embauche dans la même entreprise, poste de travail sur le même bureau face à face…), la première partie, mise en place en réalité un peu longue du fait de son rythme, permettra de mieux mettre en évidence le déraillement attendu, alors qu’Axel deviendra franchement agaçant, étalant ses connaissances multiples (on ne vous dira pas sur quoi…).
Porté par un Laurent Lafitte enthousiasmant, dans ce double rôle qui lui aura valu le Prix d’interprétation masculine au dernier Festival de l’Alpe D’Huez, le film bascule alors dans une tonalité fantastique assumée, miroir elle-aussi de la paranoïa du personnage et de son sens du déclassement. En ayant la bonne idée de ne pas utiliser d’effets spéciaux, exploitant de simples champs contre champs, ou l’angle d’une maison pour accentuer la folie grandissante du personnage (une scène que Lafitte arrive à rendre crédible), les réalisateurs parviennent à créer une ambiance étrange, accentuée par le traitement de l’image légèrement cotonneuse. Ce conte irrévérencieux et moderne, brocardant la performance et le culte de l'image de soi, fourmille également de mille idées saugrenues. Ainsi la moustache de la patronne, interprétée par Zabou Breitman, le bureau placard et sa manière d’isoler les gens, les noms de compagnies de la zone d’activité (Gazonzon pour le gazon synthétique, Tout pour le toutou sur un panneau…) auront de quoi réjouir les spectateurs amateurs d’un humour décalé. Également présenté à Gérardmer hors compétition, on espère que cette fantaisie emplie de paranoïa, de jalousie et d’élans de violence trouvera aussi son public en salles.
Olivier Bachelard (Abus de ciné)

