ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
"Mary Anning" est le premier long métrage d’animation du suisse Marcel Barelli, réalisateur du pédagogique et amusant court métrage "Dans la nature" (visible dans le récent recueil "Beurk"). Il fait le portrait, au début du XIXe siècle d’une jeune fille passionnée par les fossiles que l’on trouve dans les paysages de bord de mer, autant en cassant les blocs éboulés sur la plage qu’à même la falaise. En mêlant ce portrait, affirmation d’une femme comme capable de s’intéresser à des sujets scientifiques et refusant de se cantonner aux rôles que veulent bien lui donner les hommes, et une histoire de pauvreté et d’endettement, que la vente des fossiles, puis une découverte en particulier pourraient effacer, Marcel Barelli et Pierre-Luc Granjon réussissent une histoire féministe à laquelle les enfants peuvent sans mal adhérer.
Le graphisme, très éloigné d’une récente bande dessinée éponyme qui n’est pas en lien avec le film, est à la fois cohérent et d’une grande beauté. En 2D, il allie personnages aux aplats de couleurs, sans traits de contours ou ombrages, dotés de quelques traits blancs pour les cheveux sombres,ou d’autres couleurs pour les tâches de rousseurs ou les contours de nez, et décors plus détaillés, magnifiant les paysages de la côte anglaise, avec par exemple la teinte bleutée des falaises, serties d'un jaune discret. Classiquement, le spectateur pourra s’identifier dans l’entraide qui naît autour de Mary, avec Henri, petit garçon amusant et vraie pipelette, Curious, le vieux marin bourru vivant à l'écart, Milla, une camarade d’un autre milieu, Joseph le frère, et une femme scientifique plus âgée, le scénario mêlant finalement histoire d’amitié et de découvertes. Très loin du portrait du même personnage réalisé à l’âge adulte, dans "Ammonite" avec Kate Winslet, "Mary Anning" fait passer son message grâce à l’opposition avec la vision du monde (et de la femme) que porte le révérend, contrarié dans son créationnisme. Une manière élégante d’aborder, à hauteur d’enfant, l’évolution de l’être humain, mais aussi de la place de la femme dans la société.
Olivier Bachelard (abus de ciné)
Ciné goûter
mardi 24 février
à 14h00
Suivi d'une rencontre avec Simon Astié, réalisateur de films d’animation
à partir de 6 ans
Séance organisée en collaboration avec Cinéma Parlant et Biocoop la CABA
MARY ANNING
de Marcel Barelli
Film d'animation
Belgique - Suisse - 2025 - 1h12
Dans l’Angleterre du XIXe siècle, Mary est une jeune fille passionnée par les fossiles, qu’elle cherche avec son père sur la plage, pour ensuite les vendre aux touristes. La mort soudaine du père jette la famille dans le désarroi : sans une source financière, ils vont bientôt devoir quitter leur maison et pire encore, pour Mary, sa bien aimée plage aux fossiles. Mais avant de mourir, son père lui a laissé un mystérieux message qui pourrait l’amener à bouleverser bien de choses…
https://cinemapublicfilms.fr/films/mary_anning/
A PROPOS
"Mary Anning" est le premier long métrage d’animation du suisse Marcel Barelli, réalisateur du pédagogique et amusant court métrage "Dans la nature" (visible dans le récent recueil "Beurk"). Il fait le portrait, au début du XIXe siècle d’une jeune fille passionnée par les fossiles que l’on trouve dans les paysages de bord de mer, autant en cassant les blocs éboulés sur la plage qu’à même la falaise. En mêlant ce portrait, affirmation d’une femme comme capable de s’intéresser à des sujets scientifiques et refusant de se cantonner aux rôles que veulent bien lui donner les hommes, et une histoire de pauvreté et d’endettement, que la vente des fossiles, puis une découverte en particulier pourraient effacer, Marcel Barelli et Pierre-Luc Granjon réussissent une histoire féministe à laquelle les enfants peuvent sans mal adhérer.
Le graphisme, très éloigné d’une récente bande dessinée éponyme qui n’est pas en lien avec le film, est à la fois cohérent et d’une grande beauté. En 2D, il allie personnages aux aplats de couleurs, sans traits de contours ou ombrages, dotés de quelques traits blancs pour les cheveux sombres,ou d’autres couleurs pour les tâches de rousseurs ou les contours de nez, et décors plus détaillés, magnifiant les paysages de la côte anglaise, avec par exemple la teinte bleutée des falaises, serties d'un jaune discret. Classiquement, le spectateur pourra s’identifier dans l’entraide qui naît autour de Mary, avec Henri, petit garçon amusant et vraie pipelette, Curious, le vieux marin bourru vivant à l'écart, Milla, une camarade d’un autre milieu, Joseph le frère, et une femme scientifique plus âgée, le scénario mêlant finalement histoire d’amitié et de découvertes. Très loin du portrait du même personnage réalisé à l’âge adulte, dans "Ammonite" avec Kate Winslet, "Mary Anning" fait passer son message grâce à l’opposition avec la vision du monde (et de la femme) que porte le révérend, contrarié dans son créationnisme. Une manière élégante d’aborder, à hauteur d’enfant, l’évolution de l’être humain, mais aussi de la place de la femme dans la société.
Olivier Bachelard (abus de ciné)

