ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

JUSTE UNE ILLUSION - Ciné Cosy - 2026-04-17

Ciné Cosy - vendredi 17 avril à 14h00

JUSTE UNE ILLUSION de Olivier Nakache & Eric Toledano

UNE FILLE EN OR - Soirée Rencontre - 2026-04-17

Soirée Rencontre - vendredi 17 avril à 20h00

UNE FILLE EN OR de Jean-Luc Gaget

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE - Plans Cultes - 2026-04-21

Plans Cultes - mardi 21 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE de Sergio Leone

NOUS L'ORCHESTRE - Ciné Doc - 2026-04-22

Ciné Doc - mercredi 22 avril à 20h00

NOUS L'ORCHESTRE de Philippe Béziat

LES ÂMES BOSSALES - Ciné Doc - 2026-04-23

Ciné Doc - jeudi 23 avril à 20h00

LES ÂMES BOSSALES de François Perlier

PUISQUE NOUS SOMMES NÉS - Ciné Doc - 2026-04-28

Ciné Doc - mardi 28 avril à 18h00

PUISQUE NOUS SOMMES NÉS de Jean Pierre Duret & Andréa Santana

TOUT VA BIEN - Ciné Doc - 2026-04-30

Ciné Doc - jeudi 30 avril à 20h00

TOUT VA BIEN de Thomas Ellis

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN - Séance spéciale - 2026-05-04

Séance spéciale - lundi 04 mai à 20h00

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN de Guillaume Ribot

BOOGIE NIGHTS - Plans Cultes - 2026-05-05

Plans Cultes - mardi 05 mai à 20h00

BOOGIE NIGHTS de Paul Thomas Anderson

DIS-MOI SUR QUEL PIED TU DANSES - Ciné Doc - 2026-05-11

Ciné Doc - lundi 11 mai à 20h00

DIS-MOI SUR QUEL PIED TU DANSES de Philippe Ménard

LA VÉNUS ÉLECTRIQUE - Avant Première - 2026-05-12

Avant Première - mardi 12 mai à 20h00

LA VÉNUS ÉLECTRIQUE de Pierre Salvadori

CHANTAGE - Ciné concert - 2026-05-13

Ciné concert - mercredi 13 mai à 20h00

CHANTAGE de Alfred Hitchcock

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE - Ciné Rencontre - 2026-05-22

Ciné Rencontre - vendredi 22 mai à 21h30

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE de Dominique Rocher

NUCLÉAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE - Ciné Rencontre - 2026-05-26

Ciné Rencontre - mardi 26 mai à 20h00

NUCLÉAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE de Laure Noualhat & Clarisse Feletin

LES SENTINELLES - Ciné Doc - 2026-06-08

Ciné Doc - lundi 08 juin à 20h00

LES SENTINELLES de Pierre Pezerat

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT - Carte blanche aux Ambassadeurs - 2026-06-19

Carte blanche aux Ambassadeurs - vendredi 19 juin à 22h00

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT de Ariane Louis-Seize

THE LIGHTHOUSE - Robert Eggers

A PROPOS

Lorsque The Lighthouse débute, ses deux héros ont les traits déjà exsangues. Voilà qui donne le ton du combat de boxe auquel nous convie l’Américain Robert Eggers, révélé par son formidable film d’horreur The Witch, et qui nous livre une fois encore ici un sacré morceau. Les deux longs métrages sont assez différents ; la sensibilité de The Witch diffère de la brutalité de The Lighthouse, le premier film était porté par une progression minutieuse jusqu’à un finale stupéfiant là où le second appuie très rapidement à fond sur la pédale d’accélération sans relâcher la pression. C’est une des limites de The Lighthouse qui est guetté par la répétition, c’est aussi une force qui rend régulièrement le film étourdissant et nous laisse au bord du KO.

S’il y a une chose qui réunit The Witch et The Lighthouse, c’est la façon d’aborder le fantastique. Il est dans les deux films une question de point de vue, une observation méticuleuse de ce moment où la raison peut vaciller avant que des manifestations merveilleuses n’apparaissent réellement à l’écran. L’étrange dans The Lighthouse s’invite d’abord par des rêves ou des trous dans le mur. Il y a le décor aussi : The Witch jouait sur la peur archétypale inspirée par les bois, et Eggers filmait les branches et arbres déracinés comme des occurrences monstrueuses. Le phare de son nouveau film n’est rien qu’un phare, mais il est regardé comme un monde parallèle lovecraftien, c’est une étrange lumière dans une nuit infernale, menacée par des vagues noires et des orages terribles. Le bizarre s’invite et les mouettes comme hier les boucs semblent avoir quelque chose à nous dire.

Tourné en 35mm avec la collaboration de Jarin Blaschke qui avait déjà fait merveille sur The Witch, le film est d’une grande beauté – notamment par son travail sur la lumière qui joue ici un vrai rôle narratif. The Lighthouse est peuplé de visions baroques qui laissent bouche bée. L’atmosphère tempétueuse ajoute au climat halluciné du long métrage, le mugissement des cornes de brume succèdent aux sinistres chœurs féminins de The Witch et Willem Dafoe est looké comme les woodsmen cauchemardesques de la saison 3 de Twin Peaks. Dafoe comme Pattinson sont tous les deux incroyables, livrant des prestations à la fois hantées et bouffonnes. Le film est à leur image : parfois épuisant, mais d’une intensité inouïe. On a ici le sentiment de découvrir un conte oublié et dont les visions grandioses et aveuglantes resurgissent comme celles d’un mauvais rêve.

Nicolas Bardot (Le polyester.com)

Avant-première
lundi 9 décembre 2019 à 19h45

Soirée organisée en collaboration avec Cinéma Parlant dans le cadre de la semaine de cinéma de langue anglaise


THE LIGHTHOUSE

de Robert Eggers

avec Willem Dafoe, Robert Pattinson
USA - CANADA - 2019 - 1h50 - VOST - Interdit aux moins de 12 ans - Cannes 2019 - Prix du Jury Deauville 2019

Deux hommes, un vieux briscard et un jeune mutique, arrivent dans un phare très isolé. Ils sont en poste pour quatre semaines au milieu de la brume. Dans cette atmosphère humide, des évènements étranges commencent à se produire…

A PROPOS

Lorsque The Lighthouse débute, ses deux héros ont les traits déjà exsangues. Voilà qui donne le ton du combat de boxe auquel nous convie l’Américain Robert Eggers, révélé par son formidable film d’horreur The Witch, et qui nous livre une fois encore ici un sacré morceau. Les deux longs métrages sont assez différents ; la sensibilité de The Witch diffère de la brutalité de The Lighthouse, le premier film était porté par une progression minutieuse jusqu’à un finale stupéfiant là où le second appuie très rapidement à fond sur la pédale d’accélération sans relâcher la pression. C’est une des limites de The Lighthouse qui est guetté par la répétition, c’est aussi une force qui rend régulièrement le film étourdissant et nous laisse au bord du KO.

S’il y a une chose qui réunit The Witch et The Lighthouse, c’est la façon d’aborder le fantastique. Il est dans les deux films une question de point de vue, une observation méticuleuse de ce moment où la raison peut vaciller avant que des manifestations merveilleuses n’apparaissent réellement à l’écran. L’étrange dans The Lighthouse s’invite d’abord par des rêves ou des trous dans le mur. Il y a le décor aussi : The Witch jouait sur la peur archétypale inspirée par les bois, et Eggers filmait les branches et arbres déracinés comme des occurrences monstrueuses. Le phare de son nouveau film n’est rien qu’un phare, mais il est regardé comme un monde parallèle lovecraftien, c’est une étrange lumière dans une nuit infernale, menacée par des vagues noires et des orages terribles. Le bizarre s’invite et les mouettes comme hier les boucs semblent avoir quelque chose à nous dire.

Tourné en 35mm avec la collaboration de Jarin Blaschke qui avait déjà fait merveille sur The Witch, le film est d’une grande beauté – notamment par son travail sur la lumière qui joue ici un vrai rôle narratif. The Lighthouse est peuplé de visions baroques qui laissent bouche bée. L’atmosphère tempétueuse ajoute au climat halluciné du long métrage, le mugissement des cornes de brume succèdent aux sinistres chœurs féminins de The Witch et Willem Dafoe est looké comme les woodsmen cauchemardesques de la saison 3 de Twin Peaks. Dafoe comme Pattinson sont tous les deux incroyables, livrant des prestations à la fois hantées et bouffonnes. Le film est à leur image : parfois épuisant, mais d’une intensité inouïe. On a ici le sentiment de découvrir un conte oublié et dont les visions grandioses et aveuglantes resurgissent comme celles d’un mauvais rêve.

Nicolas Bardot (Le polyester.com)