ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

LA FILLE DANS LES NUAGES - Ciné Cosy - 2026-08-21

Ciné Cosy - vendredi 21 août à 14h00

LA FILLE DANS LES NUAGES de Philippe Riche

LA DERNIÈRE PATIENTE - Soirée rencontre - 2026-09-07

Soirée rencontre - lundi 07 septembre à 20h00

LA DERNIÈRE PATIENTE de Rémi Bassaler

L’ÉCHELLE DE JACOB - Plans Cultes - 2026-09-15

Plans Cultes - mardi 15 septembre à 20h00

L’ÉCHELLE DE JACOB de Adrian Lyne

LE CHATEAU DANS LE CIEL - Ciné Manga - 2026-09-22

Ciné Manga - mardi 22 septembre à 20h00

LE CHATEAU DANS LE CIEL de Hayao Miyazaki

SCOTT PILGRIM - Plans Cultes - 2026-10-06

Plans Cultes - mardi 06 octobre à 20h00

SCOTT PILGRIM de Edgar Wright

28 JOURS PLUS TARD - Plans Cultes - 2026-10-31

Plans Cultes - samedi 31 octobre à 20h00

28 JOURS PLUS TARD de Danny Boyle

28 SEMAINES PLUS TARD de Juan Carlos Fresnadillo

KILL BILL : THE WHOLE BLOODY AFFAIR - Plans Cultes - 2026-11-17

Plans Cultes - mardi 17 novembre à 19h00

KILL BILL : THE WHOLE BLOODY AFFAIR de Quentin Tarantino

SHAOLIN SOCCER - Plans Cultes - 2026-12-15

Plans Cultes - mardi 15 décembre à 19h30

SHAOLIN SOCCER de Stephen Chow

CRAZY KUNG-FU de Stephen Chow

VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU - Plans Cultes - 2027-01-12

Plans Cultes - mardi 12 janvier à 20h00

VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU de Milos Forman

COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL - Plans Cultes - 2027-02-13

Plans Cultes - samedi 13 février à 20h00

COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL de Roger Michell

TRAINSPOTTING - Plans Cultes - 2027-03-09

Plans Cultes - mardi 09 mars à 20h00

TRAINSPOTTING de Danny Boyle

T2 TRAINSPOTTING de Danny Boyle

MATRIX - Plans Cultes - 2027-04-06

Plans Cultes - mardi 06 avril à 20h00

MATRIX de Lana & Lilly Wachowski

MATRIX RELOADED - Plans Cultes - 2027-04-13

Plans Cultes - mardi 13 avril à 20h00

MATRIX RELOADED de Lana & Lilly Wachowski

MATRIX REVOLUTIONS - Plans Cultes - 2027-04-20

Plans Cultes - mardi 20 avril à 20h00

MATRIX REVOLUTIONS de Lana & Lilly Wachowski

LA CITÉ DE DIEU - Plans Cultes - 2027-05-04

Plans Cultes - mardi 04 mai à 20h00

LA CITÉ DE DIEU de Fernando Meirelles & Kátia Lund

THELMA ET LOUISE - Plans Cultes - 2027-06-01

Plans Cultes - mardi 01 juin à 20h00

THELMA ET LOUISE de Ridley Scott

ET JE CHOISIS DE VIVRE - Damien Boyer & Nans Thomassey

A PROPOS

La quête de sens d’une mère qui a perdu son jeune fils donne naissance à “Et je choisis de vivre”, un film lumineux qui parvient à mettre des mots sur le deuil et entrevoir la possibilité d’un nouvel élan de vie.

Singulière destinée pour un film né de la douleur d’un couple, Guillaume et Amande, confronté à la disparition de Gaspar, leur petit garçon, mort la veille de sa première année. Lui, taiseux, n’est qu’action pour tenter de tromper le manque viscéral de ce fils. Elle, a besoin de mettre des mots sur les maux, de trouver un sens à ce qui n’en a pas, et surtout d’espérer que la douleur puisse un jour s’adoucir, l’absence s’apprivoiser, et la vie retrouver un peu de sa saveur. Tout à cette attente, elle décide de partir à la rencontre d’autres parents qui ont perdu des enfants et sont parvenus à se reconstruire. Si eux y sont arrivés, pourquoi pas elle ? Et si leurs expériences, leurs témoignages, leur bienveillance l’aident, pourquoi n’en serait-il pas de même pour d’autres parents endeuillés ? Naissance de l’idée d’un film.
Amande enrôle dans l’aventure son ami le réalisateur Nans Thomassey et un jeune producteur à l'énergie contagieuse, Damien Boyer.

Peu à peu, le scénario se précise. Puisque le deuil est un long cheminement, Amande s’embarquera pour une randonnée de plusieurs jours dans les montagnes de la Drôme, où elle vit, et rencontrera à chacune de ses étapes d’autres parents qui ont traversé cette épreuve et sont arrivés à se reconstruire. Reste à financer le film. Pas simple. Une après l’autre, les portes se ferment. Le deuil a beau être l’expérience de vie la plus partagée, l’évoquer reste encore trop souvent tabou. Alors en faire un film… Partout, le discours est le même : « Parler de la mort, qui plus est de la mort d’un enfant… Trop sombre, aucune chance de faire de l’audience. N’y pensez pas. » Et pourtant si, ils ne pensent qu’à ça. Alors, ils entament un tour de France pour présenter le projet lors de quinze conférences baptisées « Deuil et renaissance », et lancent en parallèle une opération de financement participatif. Un succès : deux mille donateurs répondent à l’appel, faisant de cette levée de fonds en ligne la deuxième plus importante pour un film après celle du documentaire Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent.

Gaspar est mort. Et je choisis de vivre peut voir le jour. Mieux qu’un hommage, le film est une leçon de vie, une œuvre lumineuse qui parle du deuil avec justesse et authenticité. Pas simplement du deuil de l’enfant, de tous les deuils, du deuil « universel ». Amande bouleverse en acceptant de mettre à nu sa douleur, son désarroi, ses questionnements les plus intimes. Chacune des rencontres avec les autres parents l’aide (nous aide) à comprendre la normalité de ce que ressent toute mère qui a perdu un enfant ; à mieux appréhender ce parcours chaotique qu’est le processus de deuil ; à ne pas oublier l’absolue valeur du moment présent ; et finalement à entrevoir la possibilité d’un apaisement, d’une reconstruction. Aucune vérité là-dedans, pas de kit de survie non plus, juste une addition d’expériences singulières, de témoignages vécus, comme autant de sources d’inspiration, de tuteurs de résilience envisageables.

Tout au long, le film fait preuve d’un subtil équilibre entre la puissance émotionnelle de chacune des rencontres, l’évolution intime d’Amande restituée en voix off, et de magnifiques plans sur les paysages de la Drôme, éclatants en plein été indien. Pas à pas, Amande, s’approche du sommet des Trois Becs, point d’arrivée de sa longue randonnée. Rencontre après rencontre, elle avance dans son cheminement intérieur. Les mots font sens et résonnent, l’invitant, elle, comme chaque spectateur, à une véritable introspection dont la clé sera donnée par une des mamans de rencontre : « Les vivants ferment les yeux des morts et les morts ouvrent les yeux des vivants. »

Olivier Milot (Télérama)

Ciné doc
jeudi 15 octobre 2020 à 20h00

suivi d'une rencontre avec l'association SPAMA (soins palliatifs et accompagnement en maternité)


ET JE CHOISIS DE VIVRE

de Damien Boyer & Nans Thomassey

Documentaire
FRANCE - 2019 - 1h10

"Quand on perd son père ou sa mère on est orpheline, quand on perd son conjoint on est veuve mais quand on perd son enfant, il n’y a plus de mots". À tout juste 30 ans, Amande perd son enfant. Pour se reconstruire, elle entreprend alors un parcours initiatique dans la Drôme, accompagnée de son ami réalisateur, Nans Thomassey. Ensemble, et sous l’œil de la caméra, ils partent à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont, comme Amande, vécu la perte d’un enfant. De cette quête de sens naît Et je choisis de vivre, un film sur le deuil, à la fois sensible, émouvant et rempli d’espoir.
https://etjechoisisdevivre.com/

A PROPOS

La quête de sens d’une mère qui a perdu son jeune fils donne naissance à “Et je choisis de vivre”, un film lumineux qui parvient à mettre des mots sur le deuil et entrevoir la possibilité d’un nouvel élan de vie.

Singulière destinée pour un film né de la douleur d’un couple, Guillaume et Amande, confronté à la disparition de Gaspar, leur petit garçon, mort la veille de sa première année. Lui, taiseux, n’est qu’action pour tenter de tromper le manque viscéral de ce fils. Elle, a besoin de mettre des mots sur les maux, de trouver un sens à ce qui n’en a pas, et surtout d’espérer que la douleur puisse un jour s’adoucir, l’absence s’apprivoiser, et la vie retrouver un peu de sa saveur. Tout à cette attente, elle décide de partir à la rencontre d’autres parents qui ont perdu des enfants et sont parvenus à se reconstruire. Si eux y sont arrivés, pourquoi pas elle ? Et si leurs expériences, leurs témoignages, leur bienveillance l’aident, pourquoi n’en serait-il pas de même pour d’autres parents endeuillés ? Naissance de l’idée d’un film.
Amande enrôle dans l’aventure son ami le réalisateur Nans Thomassey et un jeune producteur à l'énergie contagieuse, Damien Boyer.

Peu à peu, le scénario se précise. Puisque le deuil est un long cheminement, Amande s’embarquera pour une randonnée de plusieurs jours dans les montagnes de la Drôme, où elle vit, et rencontrera à chacune de ses étapes d’autres parents qui ont traversé cette épreuve et sont arrivés à se reconstruire. Reste à financer le film. Pas simple. Une après l’autre, les portes se ferment. Le deuil a beau être l’expérience de vie la plus partagée, l’évoquer reste encore trop souvent tabou. Alors en faire un film… Partout, le discours est le même : « Parler de la mort, qui plus est de la mort d’un enfant… Trop sombre, aucune chance de faire de l’audience. N’y pensez pas. » Et pourtant si, ils ne pensent qu’à ça. Alors, ils entament un tour de France pour présenter le projet lors de quinze conférences baptisées « Deuil et renaissance », et lancent en parallèle une opération de financement participatif. Un succès : deux mille donateurs répondent à l’appel, faisant de cette levée de fonds en ligne la deuxième plus importante pour un film après celle du documentaire Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent.

Gaspar est mort. Et je choisis de vivre peut voir le jour. Mieux qu’un hommage, le film est une leçon de vie, une œuvre lumineuse qui parle du deuil avec justesse et authenticité. Pas simplement du deuil de l’enfant, de tous les deuils, du deuil « universel ». Amande bouleverse en acceptant de mettre à nu sa douleur, son désarroi, ses questionnements les plus intimes. Chacune des rencontres avec les autres parents l’aide (nous aide) à comprendre la normalité de ce que ressent toute mère qui a perdu un enfant ; à mieux appréhender ce parcours chaotique qu’est le processus de deuil ; à ne pas oublier l’absolue valeur du moment présent ; et finalement à entrevoir la possibilité d’un apaisement, d’une reconstruction. Aucune vérité là-dedans, pas de kit de survie non plus, juste une addition d’expériences singulières, de témoignages vécus, comme autant de sources d’inspiration, de tuteurs de résilience envisageables.

Tout au long, le film fait preuve d’un subtil équilibre entre la puissance émotionnelle de chacune des rencontres, l’évolution intime d’Amande restituée en voix off, et de magnifiques plans sur les paysages de la Drôme, éclatants en plein été indien. Pas à pas, Amande, s’approche du sommet des Trois Becs, point d’arrivée de sa longue randonnée. Rencontre après rencontre, elle avance dans son cheminement intérieur. Les mots font sens et résonnent, l’invitant, elle, comme chaque spectateur, à une véritable introspection dont la clé sera donnée par une des mamans de rencontre : « Les vivants ferment les yeux des morts et les morts ouvrent les yeux des vivants. »

Olivier Milot (Télérama)