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L'ÉCHAPPÉE BELLE de Paolo Virzì

FLEE - Jonas Poher Rasmussen

A PROPOS

Initialement sélectionné à Cannes 2020, Flee aura finalement dû attendre janvier dernier pour se faire couvrir d'éloges. Acclamé au festival de Sundance, le film du Danois Jonas Poher Rasmussen était projeté cette semaine à Annecy, en compétition. L'histoire vraie d'Amin, un Afghan qui a dû fuir son pays à la fin des années 80 alors qu'il n'était qu'un enfant, au moment de la prise de pouvoir des moudjahidine. A 36 ans, il est désormais universitaire au Danemark, et en couple avec un homme. Cette trajectoire dingue est racontée sous la forme d'un documentaire d'animation (Amin a accepté de se confier pour la première fois sur son vrai passé à son ami réalisateur, rencontré à l'école, mais ne souhaitait pas montrer son visage). Flee alterne donc entre dessins semi-réalistes (la plupart du film), griffonnés et brouillons (les scènes dont Amin a du mal à se souvenir, ou bien les pires passages de son existence) et images d'archives en prises de vue réelles.
L'effet est saisissant et immersif, parfait mariage de la forme et du fond. Tourné en live, Flee aurait certainement fonctionné. Mais l'animation renforce tous les choix de mise en scène : même les séquences « face caméra » entre le réalisateur et Amin - qui auraient facilement pu relever de l'exploitation d'émotion dans un autre format - prennent ici une force évocatrice inattendue.
Tour à tour film de survie déchirant et récit d'émancipation, Flee évoque aussi bien la crise des réfugiés que le fait de grandir en étant homosexuel dans un pays qui ne le tolère pas. C'est aussi un grand récit universel à suspense, jamais larmoyant, sur la violence de l'incertitude et du chaos du monde. L'histoire d'un homme hanté par son passé et ses mensonges forcés. Seul, sur les ruines de ses souvenirs. Un coup de maître.
François Léger (Première)

Avant première / Rencontre
lundi 20 juin 2022 à 20h00

Présentée par Louis Mathieu de cinéma parlant, en présence d' Emilie Lenain, doctorante en droit international public, juriste spécialisée en droits des étrangers et droit d'asile et Samuel Delépine maitre de conférence en géographie sociale et coresponsable de la licence professionnelle Accompagnement Insertion Professionnelle des Publics étrangers et ou vulnérables  ( AIPEV)

Soirée organisée en collaboration avec l'association Cinéma Parlant et la coordination migrants 49 dans le cadre de la journée mondiale des réfugié-e-s



FLEE

de Jonas Poher Rasmussen

Documentaire d'animation
DANEMARK - FRANCE - SUEDE - 2020 - 1h23 - VOST

L'histoire vraie d'Amin, un Afghan qui a dû fuir son pays à la fin des années 80 alors qu'il n'était qu'un enfant. Trente ans plus tard, désormais universitaire au Danemark, il va confier à son meilleur ami la véritable histoire de son voyage et de son combat pour la liberté.

https://le-pacte.com/france/film/la-vraie-famille

A PROPOS

Initialement sélectionné à Cannes 2020, Flee aura finalement dû attendre janvier dernier pour se faire couvrir d'éloges. Acclamé au festival de Sundance, le film du Danois Jonas Poher Rasmussen était projeté cette semaine à Annecy, en compétition. L'histoire vraie d'Amin, un Afghan qui a dû fuir son pays à la fin des années 80 alors qu'il n'était qu'un enfant, au moment de la prise de pouvoir des moudjahidine. A 36 ans, il est désormais universitaire au Danemark, et en couple avec un homme. Cette trajectoire dingue est racontée sous la forme d'un documentaire d'animation (Amin a accepté de se confier pour la première fois sur son vrai passé à son ami réalisateur, rencontré à l'école, mais ne souhaitait pas montrer son visage). Flee alterne donc entre dessins semi-réalistes (la plupart du film), griffonnés et brouillons (les scènes dont Amin a du mal à se souvenir, ou bien les pires passages de son existence) et images d'archives en prises de vue réelles.
L'effet est saisissant et immersif, parfait mariage de la forme et du fond. Tourné en live, Flee aurait certainement fonctionné. Mais l'animation renforce tous les choix de mise en scène : même les séquences « face caméra » entre le réalisateur et Amin - qui auraient facilement pu relever de l'exploitation d'émotion dans un autre format - prennent ici une force évocatrice inattendue.
Tour à tour film de survie déchirant et récit d'émancipation, Flee évoque aussi bien la crise des réfugiés que le fait de grandir en étant homosexuel dans un pays qui ne le tolère pas. C'est aussi un grand récit universel à suspense, jamais larmoyant, sur la violence de l'incertitude et du chaos du monde. L'histoire d'un homme hanté par son passé et ses mensonges forcés. Seul, sur les ruines de ses souvenirs. Un coup de maître.
François Léger (Première)