ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

AU BORD DU MONDE - Soirée rencontre - 2026-06-23

Soirée rencontre - mardi 23 juin à 20h00

AU BORD DU MONDE de Guérin van de Vorst & Sophie Muselle

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI - Cap ciné - 2026-06-26

Cap ciné - vendredi 26 juin à 14h00

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI de Michel Leclerc

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI - Cap ciné - 2026-06-26

Cap ciné - vendredi 26 juin à 20h30

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI de Michel Leclerc

THE WORLD OF LOVE - Soirée rencontre - 2026-06-29

Soirée rencontre - lundi 29 juin à 20h00

THE WORLD OF LOVE de Ga Eun Yoon

VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES - Dans le rétro - 2026-07-02

Dans le rétro - jeudi 02 juillet à 16h00

VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES de Claude Sautet

UN MAUVAIS FILS - Dans le rétro - 2026-07-09

Dans le rétro - jeudi 09 juillet à 16h00

UN MAUVAIS FILS de Claude Sautet

SCARFACE - Brian De Palma

A PROPOS

D’abord conspué par la presse pour sa violence et sa grossièreté, Scarface (1983) a été réhabilité au fil des ans par plusieurs générations d’aficionados qui se repassent ses scènes cultes: le sanglant règlement de comptes à la tronçonneuse; la leçon de drague qui est aussi une leçon politique; l’ascension du héros en quelques plans rythmés comme une machine à compter les billets, et surtout le massacre final, filmé à la fois comme un opéra furieux et un jeu vidéo (il le deviendra en 2006), où le héros semble être devenu son avatar paroxystique.

Mais le film de Brian De Palma, écrit par Oliver Stone, est bien davantage qu’une succession de scènes. C’est une critique acerbe du rêve américain, présenté comme la pire des drogues dures. On y goûte et on en meurt.

Avec ce remake respectueux du film éponyme de Howard Hawks (1932), De Palma a la bonne idée d’actualiser le propos: l’alcool de la prohibition a été remplacé par la cocaïne, et l’immigré italien par le réfugié cubain. Du coup, il invente un nouveau personnage de gangster qui inspirera toute la culture hip-hop, qui voit en lui une icône de la virilité – à croire que personne n’a vu la seconde partie.

Paranoïaque, violent, égocentrique, incestueux, obsédé par le contrôle, habité par la vengeance et le meurtre, Tony Montana ne parle pas, il invective, injurie, menace. Il mitraille de «fuck» toutes ses phrases; on en compte 207. La répétition de l’insulte, en particulier de la métaphore anale, illustre le mental en boucle de ce Néron de la coke qui, puéril et mégalomane, a eu le malheur de ne pas écouter les leçons de son maître: on ne touche pas à ce qu’on deale.

Construit en deux parties distinctes, le film accompagne l’ascension et la chute de son héros: plus l’action avance, plus Montana s’immobilise. Plus le monde est à lui, plus son espace se confine. Plus ses ambitions sont accomplies, plus sa psychose augmente.

De sa chemise Hawaii achetée au marché à ses costumes signés à 2000 dollars, Al Pacino réussit à rendre attachant un personnage en tous points exécrable. Il dit s’être inspiré du Richard III de Shakespeare. Un film culte, c’est évident. Un grand classique? C’est certain.

Marie-Claude Martin (letemps.ch)

Plans Cultes
mardi 17 novembre 2020 à 20h00


PAS DE BILLETTERIE 400 COUPS


SCARFACE

de Brian De Palma

avec Al Pacino, Michelle Pfeiffer, Steven Bauer
USA - 1983 - 2h45 - VOST

En mai 1980, Fidel Castro autorise les opposants qui le souhaitent à quitter Cuba. Il en profite pour envoyer vers les Etats-Unis les malfrats devenus indésirables dans l'île. C'est ainsi que Tony Montana, un tueur mégalomane, se met à vivre son rêve américain...

A PROPOS

D’abord conspué par la presse pour sa violence et sa grossièreté, Scarface (1983) a été réhabilité au fil des ans par plusieurs générations d’aficionados qui se repassent ses scènes cultes: le sanglant règlement de comptes à la tronçonneuse; la leçon de drague qui est aussi une leçon politique; l’ascension du héros en quelques plans rythmés comme une machine à compter les billets, et surtout le massacre final, filmé à la fois comme un opéra furieux et un jeu vidéo (il le deviendra en 2006), où le héros semble être devenu son avatar paroxystique.

Mais le film de Brian De Palma, écrit par Oliver Stone, est bien davantage qu’une succession de scènes. C’est une critique acerbe du rêve américain, présenté comme la pire des drogues dures. On y goûte et on en meurt.

Avec ce remake respectueux du film éponyme de Howard Hawks (1932), De Palma a la bonne idée d’actualiser le propos: l’alcool de la prohibition a été remplacé par la cocaïne, et l’immigré italien par le réfugié cubain. Du coup, il invente un nouveau personnage de gangster qui inspirera toute la culture hip-hop, qui voit en lui une icône de la virilité – à croire que personne n’a vu la seconde partie.

Paranoïaque, violent, égocentrique, incestueux, obsédé par le contrôle, habité par la vengeance et le meurtre, Tony Montana ne parle pas, il invective, injurie, menace. Il mitraille de «fuck» toutes ses phrases; on en compte 207. La répétition de l’insulte, en particulier de la métaphore anale, illustre le mental en boucle de ce Néron de la coke qui, puéril et mégalomane, a eu le malheur de ne pas écouter les leçons de son maître: on ne touche pas à ce qu’on deale.

Construit en deux parties distinctes, le film accompagne l’ascension et la chute de son héros: plus l’action avance, plus Montana s’immobilise. Plus le monde est à lui, plus son espace se confine. Plus ses ambitions sont accomplies, plus sa psychose augmente.

De sa chemise Hawaii achetée au marché à ses costumes signés à 2000 dollars, Al Pacino réussit à rendre attachant un personnage en tous points exécrable. Il dit s’être inspiré du Richard III de Shakespeare. Un film culte, c’est évident. Un grand classique? C’est certain.

Marie-Claude Martin (letemps.ch)



Plans Cultes - SAISON 2025-2026
mardi 16 septembre à 20h00
LA PLANÈTE DES SINGES de Franklin J. Schaffner
mardi 7 octobre à 20h00
REQUIEM FOR A DREAM de Darren Aronofsky
vendredi 31 octobre à 20h00
PARANORMAL ACTIVITY de Oren Peli
REC de Jaume Balaguero & Paco Plaza
mardi 18 novembre à 20h00
RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE de Steven Spielberg
mardi 16 décembre à 20h00
THE TRUMAN SHOW de Peter Weir
THE MASK de Chuck Russell
mardi 13 janvier à 20h00
ORANGE MÉCANIQUE de Stanley Kubrick
lundi 26 janvier à 20h00
ORANGE MÉCANIQUE de Stanley Kubrick
samedi 14 février à 20h00
BODYGUARD de Mick Jackson
mardi 10 mars à 20h00
LE MAGNIFIQUE de Philippe de Broca
LE PROFESSIONNEL de Georges Lautner
mardi 7 avril à 20h00
mardi 14 avril à 20h00
mardi 21 avril à 20h00
mardi 5 mai à 20h00
BOOGIE NIGHTS de Paul Thomas Anderson
samedi 30 mai à 20h00
L’ÉCHELLE DE JACOB de Adrian Lyne
samedi 30 mai à 20h00
THELMA ET LOUISE de Ridley Scott
samedi 30 mai à 20h00
samedi 30 mai à 20h00
SHAOLIN SOCCER de Stephen Chow
CRAZY KUNG-FU de Stephen Chow