ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

DE LA COMÉDIE FRANÇAISE - Ciné Cosy - 2026-07-31

Ciné Cosy - vendredi 31 juillet à 14h00

DE LA COMÉDIE FRANÇAISE de Martin Darondeau & Bertrand Usclat

LE CHATEAU DANS LE CIEL - Ciné Manga - 2026-09-22

Ciné Manga - mardi 22 septembre à 20h00

LE CHATEAU DANS LE CIEL de Hayao Miyazaki

VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES - Claude Sautet

A PROPOS

Des meilleurs films sur l’amitié auxquels a participé le scénariste et dialoguiste Jean-Loup Dabadie, si le diptyque Un éléphant, ça trompe énormément (1976), Nous irons tous au paradis (1977) en représente la partie lumineuse, drôle, quoique teintée d’amertume, celui-ci en est la partie sombre et désenchantée. Les hommes que lie une vieille amitié ont, en grande partie, raté leur vie. Paul, l’écrivain en panne (Serge Reggiani) en est persuadé. François, le médecin qui a perdu ses illusions et qui est en train de perdre sa femme (Marie Dubois), commence à s’en rendre compte. Et Vincent, le patron d’une petite PME (Yves Montand), pense tout le contraire et fanfaronne aux bras d’une trop jeune femme (Ludmila Mikaël).
Claude Sautet n’avait pas son pareil pour radiographier la société française d’après 68. Il réussit avec ce film l’un des meilleures fictions "chorales" du cinéma français. Plusieurs destins se mêlent et se croisent, pour nous délivrer une tranche de vie où transparaissent bon nombre des préoccupations de la société française des années 70 : le début de la crise, le capitalisme grandissant confronté aux idées sociales, le divorce où il fallait prouver la faute de l’autre, l’émancipation de la femme, la place du sport, la voiture, la cigarette et les repas dominicaux...
L’histoire progresse dans un agencement subtil d’une maîtrise au sommet, en plaçant les ennuis de Vincent comme fil conducteur. D’un seul coup, tout son monde commence à s’écrouler : son entreprise est au bord de la faillite, sa femme dont il est séparé (Stéphane Audran) décide de demander le divorce et sa petite amie décide de la quitter. Autour de lui, ses amis de longue date sont eux-mêmes en proie à de gros problèmes. Seul Jean (Gérard Depardieu), qu’il a formé et qui est boxeur à ses heures perdues, porte l’espoir d’une vie meilleure. Un très grand film de Claude Sautet et l’un des meilleurs du cinéma français des années 70.
Fabrice Prieur (avoiralire.com)

Dans le rétro
lundi 22 juin 2026 à 16h00

présenté par Christian Viviani, Professeur émérite de l'Université de Normandie, coordinateur de la revue POSITIF


VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES

de Claude Sautet

Avec Yves Montand, Michel Piccoli, Serge Reggiani...
France - 1974 - 1h53 - Réédition - Version restaurée

Amis depuis la plus tendre enfance, Vincent, François, Paul et Armand, tous la cinquantaine, se retrouvent chaque dimanche à la campagne. Au quotidien, chacun connaît quelques déboires sentimentaux. Mais lorsque Vincent est victime d'une crise cardiaque, ses amis prennent conscience de l'importance de leurs problèmes.

A PROPOS

Des meilleurs films sur l’amitié auxquels a participé le scénariste et dialoguiste Jean-Loup Dabadie, si le diptyque Un éléphant, ça trompe énormément (1976), Nous irons tous au paradis (1977) en représente la partie lumineuse, drôle, quoique teintée d’amertume, celui-ci en est la partie sombre et désenchantée. Les hommes que lie une vieille amitié ont, en grande partie, raté leur vie. Paul, l’écrivain en panne (Serge Reggiani) en est persuadé. François, le médecin qui a perdu ses illusions et qui est en train de perdre sa femme (Marie Dubois), commence à s’en rendre compte. Et Vincent, le patron d’une petite PME (Yves Montand), pense tout le contraire et fanfaronne aux bras d’une trop jeune femme (Ludmila Mikaël).
Claude Sautet n’avait pas son pareil pour radiographier la société française d’après 68. Il réussit avec ce film l’un des meilleures fictions "chorales" du cinéma français. Plusieurs destins se mêlent et se croisent, pour nous délivrer une tranche de vie où transparaissent bon nombre des préoccupations de la société française des années 70 : le début de la crise, le capitalisme grandissant confronté aux idées sociales, le divorce où il fallait prouver la faute de l’autre, l’émancipation de la femme, la place du sport, la voiture, la cigarette et les repas dominicaux...
L’histoire progresse dans un agencement subtil d’une maîtrise au sommet, en plaçant les ennuis de Vincent comme fil conducteur. D’un seul coup, tout son monde commence à s’écrouler : son entreprise est au bord de la faillite, sa femme dont il est séparé (Stéphane Audran) décide de demander le divorce et sa petite amie décide de la quitter. Autour de lui, ses amis de longue date sont eux-mêmes en proie à de gros problèmes. Seul Jean (Gérard Depardieu), qu’il a formé et qui est boxeur à ses heures perdues, porte l’espoir d’une vie meilleure. Un très grand film de Claude Sautet et l’un des meilleurs du cinéma français des années 70.
Fabrice Prieur (avoiralire.com)