ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Deuxième long-métrage de la réalisatrice de Piccolo corpo, Une année italienne regarde avec justesse et tendresse ce moment charnière entre enfance et âge adulte, entre réalité et espoir, entre amour et amitié.
À Trieste en 2007, une adolescente orpheline de mère arrive de Suède avec son père, muté dans une usine de la région. Fred se retrouve, en terminale technique, la seule fille d’une classe de garçons et se lie d’amitié avec trois inséparables grandes gueules, les dragueurs, hâbleurs, charmeurs Pasini, Antero et Mitis. Ils forment bientôt un groupe soudé, qui révèle les différences entre leur comportement et l’âme qu’ils cachent derrière, mais les sentiments de Fred pour l’un d’eux chahutent leur amitié.
On voit bien la difficulté, en résumant l’intrigue, à faire saillir l’intérêt particulier de cette énième variation sur la fin de l’adolescence. Et pourtant, ce chemin d’apprentissage affiche un charme inouï, une justesse de ton et de regard, et une subtile tendresse pour tous ses personnages. Sur les rapports des filles et des garçons, la difficulté à se positionner, à ne pas mélanger désir, amour et camaraderie, Une année italienne réussit à convaincre sans clichés et captiver sans afféterie.
Il y a, dans le titre en VO Un anno di scuola, cette notion de l’école prison ouverte, où s’ébattent les personnages et dont ils s’échappent, d’ailleurs, en séchant les cours. Comme ils tentent d’échapper à la banalité de leur vie de presque adultes, avec des destins, pour certains, tout tracés : quitter Trieste, ou au contraire y rester pour reprendre la tradition familiale. Le film touche au cœur et atteint l’universalité. Il échappe avec intelligence à toute une série d’idées reçues sur cet âge, dix-sept ans, où l’on est sérieux, contrairement à l’adage, mais aussi désinvolte, chaviré, rigolo, inquiet, plein d’espoir. Et surtout indécis, quoique bardé de certitudes…
La réalisatrice Laura Samani signe avec ce deuxième long-métrage après le très beau Piccolo corpo présenté en 2022 à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes, un magnifique récit initiatique. Qui capte comme par magie les sentiments, les tensions, les doutes. En adaptant un roman de Giani Stuparich, elle adopte le point de vue féminin. Ce qui ne l’empêche pas de plonger dans la tête de tous les protagonistes avec une justesse fabuleuse, une précision délicate, une grâce absolue. Il faut dire que les jeunes interprètes, qui font tous ici leurs débuts à l’écran, sont éblouissants. Étrangement, Une année italienne présenté dans la section parallèle Orizzonti au dernier festival de Venise, a valu un prix d’interprétation au seul Giacomo Covi (Antero), alors que Stella Wendick (Fred), Pietro Giustolisi (Pasini) et Samuel Volturno (Mitis) auraient pu le rejoindre dans un prix collectif pas volé.
Isabelle Danel (Bande à part)
Séance unique
mardi 29 septembre
à 18h15
présentée par des professeurs d'italien
UNE ANNÉE ITALIENNE
de Laura Samani
avec Stella Wendick, Giacomo Covi, Pietro Giustolisi
Italie - 2026 - 1h42 - VOST
Septembre 2007. Fred, jeune Suédoise de dix-sept ans, emménage à Trieste et commence une année de terminale au lycée technique de la ville. Seule fille de sa classe, elle se retrouve au centre de l'attention, en particulier de celle d'un trio inséparable de garçons. Ensemble, ils expérimentent de nouveaux sentiments, confrontent leurs doutes, et soumettent leur amitié à rude épreuve. Cette année du bac les marquera pour toujours.
https://www.arizonafilms.fr/films/une-annee-italienne/
A PROPOS
Deuxième long-métrage de la réalisatrice de Piccolo corpo, Une année italienne regarde avec justesse et tendresse ce moment charnière entre enfance et âge adulte, entre réalité et espoir, entre amour et amitié.
À Trieste en 2007, une adolescente orpheline de mère arrive de Suède avec son père, muté dans une usine de la région. Fred se retrouve, en terminale technique, la seule fille d’une classe de garçons et se lie d’amitié avec trois inséparables grandes gueules, les dragueurs, hâbleurs, charmeurs Pasini, Antero et Mitis. Ils forment bientôt un groupe soudé, qui révèle les différences entre leur comportement et l’âme qu’ils cachent derrière, mais les sentiments de Fred pour l’un d’eux chahutent leur amitié.
On voit bien la difficulté, en résumant l’intrigue, à faire saillir l’intérêt particulier de cette énième variation sur la fin de l’adolescence. Et pourtant, ce chemin d’apprentissage affiche un charme inouï, une justesse de ton et de regard, et une subtile tendresse pour tous ses personnages. Sur les rapports des filles et des garçons, la difficulté à se positionner, à ne pas mélanger désir, amour et camaraderie, Une année italienne réussit à convaincre sans clichés et captiver sans afféterie.
Il y a, dans le titre en VO Un anno di scuola, cette notion de l’école prison ouverte, où s’ébattent les personnages et dont ils s’échappent, d’ailleurs, en séchant les cours. Comme ils tentent d’échapper à la banalité de leur vie de presque adultes, avec des destins, pour certains, tout tracés : quitter Trieste, ou au contraire y rester pour reprendre la tradition familiale. Le film touche au cœur et atteint l’universalité. Il échappe avec intelligence à toute une série d’idées reçues sur cet âge, dix-sept ans, où l’on est sérieux, contrairement à l’adage, mais aussi désinvolte, chaviré, rigolo, inquiet, plein d’espoir. Et surtout indécis, quoique bardé de certitudes…
La réalisatrice Laura Samani signe avec ce deuxième long-métrage après le très beau Piccolo corpo présenté en 2022 à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes, un magnifique récit initiatique. Qui capte comme par magie les sentiments, les tensions, les doutes. En adaptant un roman de Giani Stuparich, elle adopte le point de vue féminin. Ce qui ne l’empêche pas de plonger dans la tête de tous les protagonistes avec une justesse fabuleuse, une précision délicate, une grâce absolue. Il faut dire que les jeunes interprètes, qui font tous ici leurs débuts à l’écran, sont éblouissants. Étrangement, Une année italienne présenté dans la section parallèle Orizzonti au dernier festival de Venise, a valu un prix d’interprétation au seul Giacomo Covi (Antero), alors que Stella Wendick (Fred), Pietro Giustolisi (Pasini) et Samuel Volturno (Mitis) auraient pu le rejoindre dans un prix collectif pas volé.
Isabelle Danel (Bande à part)

