ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

Quelques mots d'amour - Avant-première - 2026-10-16

Avant-première - vendredi 16 octobre à 20h00

QUELQUES MOTS D'AMOUR de Rudi Rosenberg

SHAUN LE MOUTON : LA BÊÊÊTE D'HALLOWEEN - Avant-première - 2026-10-18

Avant-première - dimanche 18 octobre à 11h00

SHAUN LE MOUTON : LA BÊÊÊTE D'HALLOWEEN de Steve Cox & Matthew Walker

Petite Casbah - Ciné goûter - 2026-10-20

Ciné goûter - mardi 20 octobre à 14h00

PETITE CASBAH de Antoine Colomb

vers le marathon - Soirée rencontre - 2026-10-22

Soirée rencontre - jeudi 22 octobre à 20h00

VERS LE MARATHON de Dario Coniglio et Simon Chauvet

Parfum d’essence - Festival International du Voyage à Vélo - 2026-10-23

Festival International du Voyage à Vélo - vendredi 23 octobre à 20h00

PARFUM D’ESSENCE de Jessica Malbet, Anaïs Béné

SHAUN LE MOUTON : LA BÊÊÊTE D'HALLOWEEN - Ciné goûter - 2026-10-27

Ciné goûter - mardi 27 octobre à 14h00

SHAUN LE MOUTON : LA BÊÊÊTE D'HALLOWEEN de Steve Cox & Matthew Walker

À LA SOURCE - Ciné Doc - 2026-10-29

Ciné Doc - jeudi 29 octobre à 20h00

À LA SOURCE de Bruno Deniel-Laurent

28 JOURS PLUS TARD - Plans Cultes - 2026-10-31

Plans Cultes - samedi 31 octobre à 20h00

28 JOURS PLUS TARD de Danny Boyle

28 SEMAINES PLUS TARD de Juan Carlos Fresnadillo

De la poussière dans les yeux - Ciné Doc - 2026-11-02

Ciné Doc - lundi 02 novembre à 20h00

DE LA POUSSIÈRE DANS LES YEUX de Anne Lorrière

Si tu tends l'oreille - Ciné Manga - 2026-11-05

Ciné Manga - jeudi 05 novembre à 20h30

SI TU TENDS L'OREILLE de Yoshifumi Kondo

UNE FOIS QUE TU SAIS - Ciné Doc - 2026-11-09

Ciné Doc - lundi 09 novembre à 20h00

UNE FOIS QUE TU SAIS de Emmanuel Cappellin

Demain je tombe amoureux - Avant-première - 2026-11-16

Avant-première - lundi 16 novembre à 20h00

DEMAIN JE TOMBE AMOUREUX de Martin Provost

KILL BILL : THE WHOLE BLOODY AFFAIR - Plans Cultes - 2026-11-17

Plans Cultes - mardi 17 novembre à 19h00

KILL BILL : THE WHOLE BLOODY AFFAIR de Quentin Tarantino

L'ARMÉE DU CRIME - Ciné Rencontre - 2026-11-18

Ciné Rencontre - mercredi 18 novembre à 14h00

L'ARMÉE DU CRIME de Robert Guédiguian

Demain est à nous - Ciné Doc - 2026-11-19

Ciné Doc - jeudi 19 novembre à 20h00

DEMAIN EST À NOUS de Gilles de Maistre

LE CHÂTEAU DE CAGLIOSTRO - Ciné Manga - 2026-11-20

Ciné Manga - vendredi 20 novembre à 18h00

LE CHÂTEAU DE CAGLIOSTRO de Hayao Miyazaki

Palombella Rossa - Ciné Classique - 2026-11-22

Ciné Classique - dimanche 22 novembre à 18h00

PALOMBELLA ROSSA de Nanni Moretti

LA MAISON DES FEMMES - Soirée Rencontre - 2026-11-25

Soirée Rencontre - mercredi 25 novembre à 20h00

LA MAISON DES FEMMES de Mélisa Godet

SHAOLIN SOCCER - Plans Cultes - 2026-12-15

Plans Cultes - mardi 15 décembre à 19h30

SHAOLIN SOCCER de Stephen Chow

CRAZY KUNG-FU de Stephen Chow

Dune : Troisième partie - Avant-première - 2026-12-15

Avant-première - mardi 15 décembre à 20h00

DUNE : TROISIÈME PARTIE de Denis Villeneuve

VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU - Plans Cultes - 2027-01-12

Plans Cultes - mardi 12 janvier à 20h00

VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU de Milos Forman

COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL - Plans Cultes - 2027-02-13

Plans Cultes - samedi 13 février à 20h00

COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL de Roger Michell

TRAINSPOTTING - Plans Cultes - 2027-03-09

Plans Cultes - mardi 09 mars à 20h00

TRAINSPOTTING de Danny Boyle

T2 TRAINSPOTTING de Danny Boyle

MATRIX - Plans Cultes - 2027-04-06

Plans Cultes - mardi 06 avril à 20h00

MATRIX de Lana & Lilly Wachowski

MATRIX RELOADED - Plans Cultes - 2027-04-13

Plans Cultes - mardi 13 avril à 20h00

MATRIX RELOADED de Lana & Lilly Wachowski

MATRIX - Plans Cultes - 2027-04-20

Plans Cultes - mardi 20 avril à 20h00

MATRIX de Lana & Lilly Wachowski

LA CITÉ DE DIEU - Plans Cultes - 2027-05-04

Plans Cultes - mardi 04 mai à 20h00

LA CITÉ DE DIEU de Fernando Meirelles & Kátia Lund

THELMA & LOUISE - Plans Cultes - 2027-06-01

Plans Cultes - mardi 1er juin à 20h00

THELMA & LOUISE de Ridley Scott

EVERYBODY WANTS SOME !! de Richard Linklater

A PROPOS

Il faut crier haut et fort tout le bien qu’on pense d’un film comme Everybody wants some !!, objet précieux, fétichiste et toujours cool. Sous des faux airs de film bêta post-American Pie, Richard Linklater dresse les portraits de gamins plus où moins en passe de devenir des adultes, à une époque où l’insouciance des seventies résonnait encore dans les premières années d’une décennie qui allait par la suite devenir celle du Disco et de l’Amérique de Reagan. Everybody wants some !!, littéralement "Tout le monde en veut un peu", soit l’histoire d’une bande de joueurs de baseball qui n’ont que deux choses en tête : le sport, et les filles. Les filles surtout, ce "peu" qu’ils désirent jusqu’au ridicule.
Malin, Richard Linklater, en plus de questionner avec humour les orientations sexuelles de ses personnages (l’imagerie gay à peine voilée est assumée sans détours) se débarrasse de tout cynisme, et transforme le ridicule en une forme de panache, faisant de ses personnages des petits héros qui combattent pour une cause, la leur. Jamais le réalisateur ne prend ses personnages de haut : la clé, sans doute, de la réussite de ce récit partiellement autobiographique qui fonctionne comme une plongée nostalgique toujours légère, jamais surannée. A l’instar des protagonistes qui savourent un dernier week-end inconséquent avant la rentrée, Everybody wants some !! se vide de tout enjeu dramatique. Seuls obstacles rencontrés par les personnages, les filles, pas bêtes et pas dupes, mais pas moins prédatrices, dans une chasse bienveillante et légère comme une bulle de champagne.
Le film ne serait que cela et ce serait déjà bien. Mais Richard Linklater a l’audace du flambeur et le jeu qui va avec. Du planant Willoughby au mentor Finnegan, en passant par le taiseux Beuter ou l’hystérique Jay Niles, ils sont inoubliables, croqués avec brio en deux trois répliques par un scénariste/réalisateur qui réussit à donner une place à chaque membre du groupe, bien aidé par un casting quatre étoiles composé de parfaits inconnus où presque. Quand à la romance qui s’esquisse entre Jake et Beverly, elle donne lieue à un aparté fluvial aussi charmant que pudique qui témoigne, sous l’apparente frivolité des sentiments, d’un romantisme réaffirmé. Il n’y a plus qu’à espérer qu’un film comme Everybody wants some !! récolte bien plus que quelques avis favorables d’une presse indé déjà acquise à Linklater. Car derrière l’enjeu commercial de ce petit film se cache un défi artistique relevé haut la main et qu’il faut saluer avec force. La célébration d’une forme d’insouciance en voie de disparition, une inconséquence du propos qu’on aurait célébré avec faste pour contrecarrer le nihilisme contemporain et le cynisme intégré comme pensée dominante. Everybody wants some !!, où le film inutile parfaitement indispensable.
Niels Euler (avoiralire.com)

Un week-end avec Richard Linklater
dimanche 28 avril 2024 à 20h00

Séance présentée par Xavier Massé, Premiers Plans

Séance organisée en collaboration avec le Festival Premiers Plans et Austin Film Society et Cinéma Parlant


EVERYBODY WANTS SOME !!

de Richard Linklater

avec Blake Jenner, Glen Powell, Tyler Hoechlin
USA - 2015 - 1h56 - VOST

Dans les années 80, suivez les premières heures de Jake sur un campus universitaire. Avec ses nouveaux amis, étudiants comme lui, il va découvrir les libertés et les responsabilités de l’âge adulte. Il va surtout passer le meilleur week-end de sa vie…

A PROPOS

Il faut crier haut et fort tout le bien qu’on pense d’un film comme Everybody wants some !!, objet précieux, fétichiste et toujours cool. Sous des faux airs de film bêta post-American Pie, Richard Linklater dresse les portraits de gamins plus où moins en passe de devenir des adultes, à une époque où l’insouciance des seventies résonnait encore dans les premières années d’une décennie qui allait par la suite devenir celle du Disco et de l’Amérique de Reagan. Everybody wants some !!, littéralement "Tout le monde en veut un peu", soit l’histoire d’une bande de joueurs de baseball qui n’ont que deux choses en tête : le sport, et les filles. Les filles surtout, ce "peu" qu’ils désirent jusqu’au ridicule.
Malin, Richard Linklater, en plus de questionner avec humour les orientations sexuelles de ses personnages (l’imagerie gay à peine voilée est assumée sans détours) se débarrasse de tout cynisme, et transforme le ridicule en une forme de panache, faisant de ses personnages des petits héros qui combattent pour une cause, la leur. Jamais le réalisateur ne prend ses personnages de haut : la clé, sans doute, de la réussite de ce récit partiellement autobiographique qui fonctionne comme une plongée nostalgique toujours légère, jamais surannée. A l’instar des protagonistes qui savourent un dernier week-end inconséquent avant la rentrée, Everybody wants some !! se vide de tout enjeu dramatique. Seuls obstacles rencontrés par les personnages, les filles, pas bêtes et pas dupes, mais pas moins prédatrices, dans une chasse bienveillante et légère comme une bulle de champagne.
Le film ne serait que cela et ce serait déjà bien. Mais Richard Linklater a l’audace du flambeur et le jeu qui va avec. Du planant Willoughby au mentor Finnegan, en passant par le taiseux Beuter ou l’hystérique Jay Niles, ils sont inoubliables, croqués avec brio en deux trois répliques par un scénariste/réalisateur qui réussit à donner une place à chaque membre du groupe, bien aidé par un casting quatre étoiles composé de parfaits inconnus où presque. Quand à la romance qui s’esquisse entre Jake et Beverly, elle donne lieue à un aparté fluvial aussi charmant que pudique qui témoigne, sous l’apparente frivolité des sentiments, d’un romantisme réaffirmé. Il n’y a plus qu’à espérer qu’un film comme Everybody wants some !! récolte bien plus que quelques avis favorables d’une presse indé déjà acquise à Linklater. Car derrière l’enjeu commercial de ce petit film se cache un défi artistique relevé haut la main et qu’il faut saluer avec force. La célébration d’une forme d’insouciance en voie de disparition, une inconséquence du propos qu’on aurait célébré avec faste pour contrecarrer le nihilisme contemporain et le cynisme intégré comme pensée dominante. Everybody wants some !!, où le film inutile parfaitement indispensable.
Niels Euler (avoiralire.com)