ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Il y a cette poussière qui se colle à leurs yeux et que je ne vois pas.
Ce mal qui les ronge et que je ne vis pas.
Il y a Claire, qui se bat, Gaëlle qui vacille et Nicole qui s’en va.
Quelque part avec la caméra, il y a moi.
Et entre nous, cet amour qui n’en finit pas.
Ainsi parle Anne Lorrière, la réalisatrice du film « De la poussière dans les yeux ». La fille aînée de Nicole a décidé de filmer au plus près de l’intimité de sa mère, Nicole, et de ses deux sœurs cadettes, Claire et Gaëlle. Toutes les trois sont touchées par une maladie encore méconnue, la sclérose en plaques.
Anne Lorrière a décidé de les accompagner à sa manière, en les filmant. Le résultat, un documentaire de 78 minutes, poignant.
Car oui, il s’agit bien d’un film sur la fin de vie, en particulier celle de Nicole, à qui le film est dédié. « La loi, on ne voit pas arriver. Elle est toujours entre le Sénat et l’Assemblée nationale. » Alors que la France pédale sur le sujet, d’autres pays, proches ou plus lointain, ont déjà tranché.
La question divise jusque dans les plus hautes sphères. « C’est quand même un problème de liberté individuelle. Si on veut mourir, même en bonne santé, pourquoi ne pas accorder cette possibilité ? Je ne vois pas pourquoi des vieux trognons de sénateurs s’y opposeraient quand même. Alors, il faut se tirer une balle dans la tête ou se jeter d’une falaise pour avoir raison. »
Des pays comme l’Espagne, un pays de tradition catholique, l’ont fait quand même. En Europe, déjà la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, l’Autriche et partout dans le monde, l’Australie, le Canada, même Cuba ont légifèré.
« En France, il y a des religieux qui ne sont pas pour. Les médecins vont être pour, mais leur ordre est contre.
Le sujet est vaste et finalement, le documentaire d’Anne Lorrière ne fait que l’évoquer. Car Anne Lorrière s’attache surtout à filmer la vie. Sa mère qui clope, ses sœurs qui se confrontent, jusqu’au face à face final. « Les premiers plans datent de 2013. Gaëlle est chez le neurologue. C’’est vraiment le début où j’ai commencé à filmer, où j’ai pris ma caméra. Je suis monteuse plutôt de films documentaires donc je n’ai pas forcément l’habitude de filmer mais là il fallait que je sois avec Gaëlle. Avec ma caméra j’ai trouvé le moyen de l’accompagner et j’ai filmé jusqu’à fin 2017. »
Anne Lorrière a mis 10 ans à faire le documentaire car après les 5 années de tournage, il lui en a fallu 5 nouvelles pour trouver un producteur. « Tout le monde trouvait ça formidable qu’on fasse ce film mais personne ne voulait aller jusqu’à nous aider, déplore Anne Lorrière. Il fallait trouver de l’argent pour pouvoir faire une version qu’on puisse montrer au cinéma. »
A force d’abnégation Anne Lorrière a réussi à faire projeter le film dans quelques salles, généralement en organisant un débat ensuite, grâce au soutien de l’ADMD.
Ciné Doc
lundi 2 novembre à 20h00
en présence de Anne Lorrière, réalisatrice et Agnès Bourdain, déléguée ADMD 49 (Association Droit à Mourir pour la Dignité)
Soirée organisée en collaboration avec ADMD 49 (Association Droit à Mourir pour la Dignité) à l'occasion de la 19e journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité .
DE LA POUSSIÈRE DANS LES YEUX
de Anne Lorrière
Documentaire
France · 2024 · 1h18
Anne Lorrière décide de prendre sa caméra pour filmer ses deux sœurs et leur mère, toutes trois confrontées à une même maladie, la sclérose en plaques. Ce film documentaire devient un espace lumineux d’amour et d’écoute, où chacune cherche sa voie tout en apprenant à accepter celle des autres, jusqu’à la décision intime et ultime de leur mère. De la poussière dans les yeux met en lumière la force des liens familiaux et questionne, avec délicatesse, mais sans détour, le choix de la fin de vie.
https://www.sanosi-productions.com/projet/de-la-poussiere-dans-les-yeux
A PROPOS
Il y a cette poussière qui se colle à leurs yeux et que je ne vois pas.
Ce mal qui les ronge et que je ne vis pas.
Il y a Claire, qui se bat, Gaëlle qui vacille et Nicole qui s’en va.
Quelque part avec la caméra, il y a moi.
Et entre nous, cet amour qui n’en finit pas.
Ainsi parle Anne Lorrière, la réalisatrice du film « De la poussière dans les yeux ». La fille aînée de Nicole a décidé de filmer au plus près de l’intimité de sa mère, Nicole, et de ses deux sœurs cadettes, Claire et Gaëlle. Toutes les trois sont touchées par une maladie encore méconnue, la sclérose en plaques.
Anne Lorrière a décidé de les accompagner à sa manière, en les filmant. Le résultat, un documentaire de 78 minutes, poignant.
Car oui, il s’agit bien d’un film sur la fin de vie, en particulier celle de Nicole, à qui le film est dédié. « La loi, on ne voit pas arriver. Elle est toujours entre le Sénat et l’Assemblée nationale. » Alors que la France pédale sur le sujet, d’autres pays, proches ou plus lointain, ont déjà tranché.
La question divise jusque dans les plus hautes sphères. « C’est quand même un problème de liberté individuelle. Si on veut mourir, même en bonne santé, pourquoi ne pas accorder cette possibilité ? Je ne vois pas pourquoi des vieux trognons de sénateurs s’y opposeraient quand même. Alors, il faut se tirer une balle dans la tête ou se jeter d’une falaise pour avoir raison. »
Des pays comme l’Espagne, un pays de tradition catholique, l’ont fait quand même. En Europe, déjà la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, l’Autriche et partout dans le monde, l’Australie, le Canada, même Cuba ont légifèré.
« En France, il y a des religieux qui ne sont pas pour. Les médecins vont être pour, mais leur ordre est contre.
Le sujet est vaste et finalement, le documentaire d’Anne Lorrière ne fait que l’évoquer. Car Anne Lorrière s’attache surtout à filmer la vie. Sa mère qui clope, ses sœurs qui se confrontent, jusqu’au face à face final. « Les premiers plans datent de 2013. Gaëlle est chez le neurologue. C’’est vraiment le début où j’ai commencé à filmer, où j’ai pris ma caméra. Je suis monteuse plutôt de films documentaires donc je n’ai pas forcément l’habitude de filmer mais là il fallait que je sois avec Gaëlle. Avec ma caméra j’ai trouvé le moyen de l’accompagner et j’ai filmé jusqu’à fin 2017. »
Anne Lorrière a mis 10 ans à faire le documentaire car après les 5 années de tournage, il lui en a fallu 5 nouvelles pour trouver un producteur. « Tout le monde trouvait ça formidable qu’on fasse ce film mais personne ne voulait aller jusqu’à nous aider, déplore Anne Lorrière. Il fallait trouver de l’argent pour pouvoir faire une version qu’on puisse montrer au cinéma. »
A force d’abnégation Anne Lorrière a réussi à faire projeter le film dans quelques salles, généralement en organisant un débat ensuite, grâce au soutien de l’ADMD.

