ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Nanni Moretti est de retour dans les salles obscures. Non pas avec un nouveau long métrage, mais avec une farce caustique tout droit venue de la fin des années 1980, Palombella rossa, son sixième film, dans une copie magnifiquement restaurée. Une comédie acerbe dans laquelle le réalisateur italien, aujourd’hui âgé de 73 ans, incarne un député communiste qui, après être devenu amnésique à la suite d’un accident de voiture, se retrouve en plein match de water-polo (sport apprécié des Italiens et dont le metteur en scène transalpin est un ancien pratiquant de haut niveau).
Il y incarne son rôle longtemps fétiche, Michele Apicella, un personnage de fiction qui a des traits communs de film en film, mais qui n’est pas un seul et unique homme. « Ce n’est pas le Doinel de Truffaut, plutôt le François Pignon de Veber », nous éclaire, taquine, Marie Sauvion. « C’est un observateur très critique de la société, moraliste, bavard et colérique », renchérit-elle.
L’essentiel du film se passe dans une piscine, allégorie de l’Italie, en plus humide, avec tous ses problèmes et notamment toutes ses querelles politiques. « Il y a trop de chlore, je ne vois rien. Avant, ce n’était pas comme ça le grand bain, maintenant j’ai peur ! » hurle le député qui se débat péniblement dans l’eau.
À sa sortie en novembre 1989, Samuel Douhaire avait trouvé ce film très bizarre. Pour notre critique, trente-six ans plus tard, Palombella rossa n’a rien perdu de son étrangeté, mais a très bien vieilli grâce, notamment, à la fantaisie constante de Nanni Moretti. Un film très bavard, qui s’interroge sur la langue de bois et sur un langage vide de sens. « Trouver les mots justes ! Les mots sont importants ! » s’exclame l’élu poloïste simplement vêtu d’un bonnet bleu et d’un peignoir assorti. Conseil de nos critiques : plongez !
Télérama
Ciné Classique
dimanche 22 novembre à 18h00
présenté par Jean-Pierre Bleys, spécialiste en histoire du cinéma
PALOMBELLA ROSSA
de Nanni Moretti
Nanni Moretti, Silvio Orlando, Mariella Valentini
Italie · 1989 · 1h29 · Tout public · Cannes Classics 2025
À la suite d'un accident de voiture, un jeune député communiste, Michele Apicella, est brutalement frappé d'amnésie. Des amis d'une équipe de waterpolo viennent inopinément le chercher pour un match. Au cours de la rencontre, les souvenirs et réminiscences ressurgissent, notamment sur son enfance et ses débuts au PCI, faisant naître chez lui des réflexions sur la politique, les médias, le cinéma, sa vie... Mais plus le match avance, plus la tension monte : avec son entourage, dans sa tête et aussi… dans la piscine.
http://www.malavidafilms.com/cinema/palombellarossa
A PROPOS
Nanni Moretti est de retour dans les salles obscures. Non pas avec un nouveau long métrage, mais avec une farce caustique tout droit venue de la fin des années 1980, Palombella rossa, son sixième film, dans une copie magnifiquement restaurée. Une comédie acerbe dans laquelle le réalisateur italien, aujourd’hui âgé de 73 ans, incarne un député communiste qui, après être devenu amnésique à la suite d’un accident de voiture, se retrouve en plein match de water-polo (sport apprécié des Italiens et dont le metteur en scène transalpin est un ancien pratiquant de haut niveau).
Il y incarne son rôle longtemps fétiche, Michele Apicella, un personnage de fiction qui a des traits communs de film en film, mais qui n’est pas un seul et unique homme. « Ce n’est pas le Doinel de Truffaut, plutôt le François Pignon de Veber », nous éclaire, taquine, Marie Sauvion. « C’est un observateur très critique de la société, moraliste, bavard et colérique », renchérit-elle.
L’essentiel du film se passe dans une piscine, allégorie de l’Italie, en plus humide, avec tous ses problèmes et notamment toutes ses querelles politiques. « Il y a trop de chlore, je ne vois rien. Avant, ce n’était pas comme ça le grand bain, maintenant j’ai peur ! » hurle le député qui se débat péniblement dans l’eau.
À sa sortie en novembre 1989, Samuel Douhaire avait trouvé ce film très bizarre. Pour notre critique, trente-six ans plus tard, Palombella rossa n’a rien perdu de son étrangeté, mais a très bien vieilli grâce, notamment, à la fantaisie constante de Nanni Moretti. Un film très bavard, qui s’interroge sur la langue de bois et sur un langage vide de sens. « Trouver les mots justes ! Les mots sont importants ! » s’exclame l’élu poloïste simplement vêtu d’un bonnet bleu et d’un peignoir assorti. Conseil de nos critiques : plongez !
Télérama

