ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
En 1955, aux prémices de la guerre d’indépendance, l’Algérie fait partie des territoires français et les tensions entre colons et colonisés se font plus présentes. La jeune Khadidja arrive tout juste de Kabylie pour rejoindre son frère à Alger et se retrouve rapidement seule dans cette grande ville inconnue. Indépendante, débrouillarde et intrépide, Khadija est une héroïne au caractère bien trempé des plus inspirantes. Sa rencontre avec trois autres enfants issus de différentes communautés algériennes la sauve d’une situation bien compliquée. Cette bande de gamins courageux et inventifs s’entend à merveille, malgré ses différences, et parvient à dépasser les préjugés des adultes. Ensemble, ils lui permettent d’appréhender rapidement la vie dans la Casbah, la vieille ville d’Alger. Cette ode à l’amitié culmine dans la vive solidarité qui les anime et dans de très belles scènes comme celle du lancer d’avions en papier.
Malgré leur jeune âge, les enfants comprennent rapidement la gravité de la situation et l’importance de la mission qui leur incombe. Lancés dans un jeu de piste grandeur nature dans le labyrinthe urbain, rien ne peut les arrêter ! Petite Casbah, tout en étant une grande aventure à hauteur d’enfant, donne des clefs pour mieux comprendre la scission progressive entre l’Algérie et la France. Des mots bien mystérieux (indépendantistes, arrestations, attentats, guerre) s’infiltrent dans leur quotidien et nous permettent d’effleurer la réalité subie par la population à l’époque. Le racisme est aussi très présent par la parole — notamment à l’école où les enfants issus de tous milieux sociaux et culturels se rencontrent — et par les actions d’un gendarme particulièrement zélé. À travers ces éléments de fiction, on entrevoit des bribes des rapports entre colons et colonisés, une histoire qui peut s’appliquer à bien des territoires.
L’humour, également bien présent, contrebalance et allège cette dureté quotidienne, des jeux de mots amusants — le chat Abdelchader — aux péripéties rocambolesques du quatuor qui ne s’arrête pas au premier obstacle. Les clins d'œil historiques et culturels sont également nombreux : le fameux match de boxe d’Alphonse Halimi contre le Lillois, la Toussaint rouge 1ᵉʳ novembre 1954, la musicienne Reinette l’Oranaise… L’atmosphère musicale traditionnelle, les aplats de couleurs vives, le travail soigné de la lumière et le réalisme des matières livrent un portrait beau et réaliste de l’Algérie des années 1950. Petite Casbah est une magnifique mise en lumière d’une histoire trop peu racontée sur les bancs de l’école.
Benshi
Ciné goûter
mardi 20 octobre à 14h00
Suivi d'une rencontre avec Simon Astié, réalisateur de films d’animation
à partir de 6 ans
Séance organisée en collaboration avec Cinéma Parlant et Biocoop la CABA
PETITE CASBAH
de Antoine Colomb
Film d'animation
France · 2026 · 1h24 · Tout public
Algérie, juin 1955. Khadidja quitte la Kabylie pour rejoindre son grand frère Malek à Alger. Suite à une altercation au marché, il se fait arrêter par la police et Khadidja se retrouve seule. Heureusement, Lyes, Ahmed et Philippe vont tout mettre en œuvre pour l’aider à retrouver Malek. Depuis les toits de la Casbah, les quatre enfants mènent l’enquête. À travers les aventures de quatre jeunes amis issus de différentes communautés d’Alger, Petite Casbah raconte, à hauteur d’enfant, l’Algérie aux prémices de la guerre d’Indépendance.
https://www.lesfilmsdupreau.com/film/petite-casbah/
A PROPOS
En 1955, aux prémices de la guerre d’indépendance, l’Algérie fait partie des territoires français et les tensions entre colons et colonisés se font plus présentes. La jeune Khadidja arrive tout juste de Kabylie pour rejoindre son frère à Alger et se retrouve rapidement seule dans cette grande ville inconnue. Indépendante, débrouillarde et intrépide, Khadija est une héroïne au caractère bien trempé des plus inspirantes. Sa rencontre avec trois autres enfants issus de différentes communautés algériennes la sauve d’une situation bien compliquée. Cette bande de gamins courageux et inventifs s’entend à merveille, malgré ses différences, et parvient à dépasser les préjugés des adultes. Ensemble, ils lui permettent d’appréhender rapidement la vie dans la Casbah, la vieille ville d’Alger. Cette ode à l’amitié culmine dans la vive solidarité qui les anime et dans de très belles scènes comme celle du lancer d’avions en papier.
Malgré leur jeune âge, les enfants comprennent rapidement la gravité de la situation et l’importance de la mission qui leur incombe. Lancés dans un jeu de piste grandeur nature dans le labyrinthe urbain, rien ne peut les arrêter ! Petite Casbah, tout en étant une grande aventure à hauteur d’enfant, donne des clefs pour mieux comprendre la scission progressive entre l’Algérie et la France. Des mots bien mystérieux (indépendantistes, arrestations, attentats, guerre) s’infiltrent dans leur quotidien et nous permettent d’effleurer la réalité subie par la population à l’époque. Le racisme est aussi très présent par la parole — notamment à l’école où les enfants issus de tous milieux sociaux et culturels se rencontrent — et par les actions d’un gendarme particulièrement zélé. À travers ces éléments de fiction, on entrevoit des bribes des rapports entre colons et colonisés, une histoire qui peut s’appliquer à bien des territoires.
L’humour, également bien présent, contrebalance et allège cette dureté quotidienne, des jeux de mots amusants — le chat Abdelchader — aux péripéties rocambolesques du quatuor qui ne s’arrête pas au premier obstacle. Les clins d'œil historiques et culturels sont également nombreux : le fameux match de boxe d’Alphonse Halimi contre le Lillois, la Toussaint rouge 1ᵉʳ novembre 1954, la musicienne Reinette l’Oranaise… L’atmosphère musicale traditionnelle, les aplats de couleurs vives, le travail soigné de la lumière et le réalisme des matières livrent un portrait beau et réaliste de l’Algérie des années 1950. Petite Casbah est une magnifique mise en lumière d’une histoire trop peu racontée sur les bancs de l’école.
Benshi

