ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

LE MAGNIFIQUE - Plans Cultes - 2026-03-10

Plans Cultes - mardi 10 mars à 20h00

LE MAGNIFIQUE de Philippe de Broca

LE PROFESSIONNEL de Georges Lautner

SCARLET ET L'ÉTERNITÉ - Ciné Manga - 2026-03-11

Ciné Manga - mercredi 11 mars à 20h30

SCARLET ET L'ÉTERNITÉ de Mamoru Hosoda

LE QUAI DES BRUMES - Dans le rétro - 2026-03-12

Dans le rétro - jeudi 12 mars à 16h00

LE QUAI DES BRUMES de Marcel Carné

REMBRANDT - Ciné Rencontre - 2026-03-12

Ciné Rencontre - jeudi 12 mars à 20h00

REMBRANDT de Pierre Schoeller

LA MAISON DES FEMMES - Cap ciné - 2026-03-13

Cap ciné - vendredi 13 mars à 20h30

LA MAISON DES FEMMES de Mélisa Godet

LA MAISON DES FEMMES - Cap ciné - 2026-03-13

Cap ciné - vendredi 13 mars à 13h45

LA MAISON DES FEMMES de Mélisa Godet

CESSEZ-LE-FEU - Ciné Rencontre - 2026-03-16

Ciné Rencontre - lundi 16 mars à 10h00

CESSEZ-LE-FEU de Emmanuel Courcol

L'ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION - Ciné Doc - 2026-03-17

Ciné Doc - mardi 17 mars à 20h00

L'ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION de François-Xavier Drouet

SOULÈVEMENTS - Ciné Doc - 2026-03-18

Ciné Doc - mercredi 18 mars à 20h00

SOULÈVEMENTS de Thomas Lacoste

L'AFFAIRE SK1 - Ciné Rencontre - 2026-03-19

Ciné Rencontre - jeudi 19 mars à 20h00

L'AFFAIRE SK1 de Frédéric Tellier

LE JOUR SE LÈVE - Dans le rétro - 2026-03-19

Dans le rétro - jeudi 19 mars à 16h00

LE JOUR SE LÈVE de Marcel Carné

SHÉHÉRAZADE - Ciné Rencontre - 2026-03-23

Ciné Rencontre - lundi 23 mars à 20h00

SHÉHÉRAZADE de Jean-Bernard Marlin

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT - Ciné Jazz - 2026-03-26

Ciné Jazz - jeudi 26 mars à 20h00

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT de Johan Grimonprez

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES - Ciné Rencontre / Doc - 2026-03-30

Ciné Rencontre / Doc - lundi 30 mars à 20h00

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES de Nicolas Contant & Sylvain Beaulieu

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST - Plans Cultes - 2026-04-07

Plans Cultes - mardi 07 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST de Sergio Leone

TORI ET LOKITA - Cinélégende - 2026-04-09

Cinélégende - jeudi 09 avril à 20h00

TORI ET LOKITA de Jean Pierre & Luc Dardenne

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION - Plans Cultes - 2026-04-14

Plans Cultes - mardi 14 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION de Sergio Leone

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE - Plans Cultes - 2026-04-21

Plans Cultes - mardi 21 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE de Sergio Leone

LES ÂMES BOSSALES - Ciné Doc - 2026-04-23

Ciné Doc - jeudi 23 avril à 20h00

LES ÂMES BOSSALES de François Perlier

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN - Séance spéciale - 2026-05-04

Séance spéciale - lundi 04 mai à 20h00

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN de Guillaume Ribot

BOOGIE NIGHTS - Plans Cultes - 2026-05-05

Plans Cultes - mardi 05 mai à 20h00

BOOGIE NIGHTS de Paul Thomas Anderson

VALEUR SENTIMENTALE - Joachim Trier

A PROPOS

La scène du théâtre est immense, comme l’est finalement cette magnifique maison bourgeoise où Nora et Agnès organisent une réception et voient débarquer un père, réalisateur, qui manifestement a disparu de la vie de ses enfants depuis longtemps. Alors, Nora, la comédienne, est saisie de peur. Elle est prête à quitter sa loge, à s’enfuir le plus loin possible, elle déchire sa robe comme une tragédienne et est finalement rattrapée par l’équipe qui parvient à la hisser sur la scène. Le succès est immédiat, et le spectateur respire avec elle, pour un court instant.
Court instant car le nœud dramatique qui se joue dans ce film est le théâtre d’une scène familiale, hantée par cette demeure hautaine, remplie de souvenirs d’enfance et de vie que les générations se transmettent depuis des décennies, hantée aussi par les drames de l’Histoire avec un grand H notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. Le père qui ressurgit dans la vie des filles voudrait y réaliser son dernier film, avec sa fille aînée comme actrice principale. Elle est censée jouer sa propre mère, récemment décédée d’une maladie grave, mais devant l’affront que lui fait son père, elle refuse purement et simplement le projet, et même de lire le scénario. Alors le cinéaste confie le rôle à une actrice américaine en vogue.
Valeur sentimentale est un film aux accents romanesques assumés. Le réalisateur n’a pas peur de jouer sur la longueur, de multiplier les dialogues, d’allonger le temps. Là où Julie (en 12 chapitres) et Oslo, 31 août étaient des œuvres très ancrées dans le monde contemporain, Joachim Trier met en scène un long-métrage universel, qui se moque de la modernité, symbolisé par cette demeure qui transcende le temps et les personnes. Deux sœurs inquiètes et tourmentées tentent de remplir le vide laissé par leur mère morte, leur père absent qui à leur éducation préférait son art, sans jamais y parvenir réellement. Elles s’accrochent l’une à l’autre, comme des naufragées qui n’ont plus que les épaules de l’autre comme repères. Les deux interprète, Renate Reinsve et Inga Ibsdotter Lilleaas, sont d’une justesse immense dans ces rôles où elles auraient pu céder à la faciliter lacrymale, l’emphase et le mélodrame. Rien de tout cela : elles habitent leur rôle avec grâce et ampleur, dans film maniant la langue cinématographique à la hauteur des personnages romanesques qu’elles incarnent.
On ne cesse de penser à Truffaut avec sa Nuit américaine dans cette page qui a l’éclat et la densité d’un roman. Car Valeur sentimentale est un film sur le cinéma, la création, les frontières ténues entre la personne et l’artiste et les ravages collatéraux que l’œuvre génère parfois. On aurait pu penser au début à une histoire d’héritage matériel au regard du titre et de l’ouverture du film sur la maison comme dans le très lumineux l’Heure d’été d’Olivier Assayas. Joachim Trier parle de ce qu’il connaît de l’intérieur : l’héritage laissé par une œuvre artistique et la manière dont elle imprime une mémoire particulière dans les générations qui suivent. Le film est en effet un développement très intimiste de la mémoire familiale et historique. Le projet du père est de rendre compte des fantômes qui habitent le lieu, avec ses zones d’ombre, ses traumatismes anciens et à venir, et la façon dont ces évènements continuent de ravager le quotidien des habitants.
Valeur sentimentale n’est pas du tout un film hors sol. C’est une fiction qui s’assume comme telle, dans un subtil entrelacement du réel et du récit. Joachim Trier filme plusieurs générations à l’épreuve du temps qui passe, des aléas narratifs, et des traces laissées par chacun dans une maison magnifique. Sans dévoiler la fin, on comprend avec ravissement combien le cinéaste maîtrise l’art du détournement et de la digression. On ne sait plus dans quelle temporalité, dans quelle réalité est situé le film, ce qui lui rajoute une forme de majesté absolument touchante.
Le cinéaste affiche dans ce nouveau long-métrage une maturité artistique incontestable. Depuis Oslo, 31 août, son regard, sa conduite d’acteurs, la photographie et le cadrage témoignent d’un réalisateur dont l’œuvre s’agrandit vers plus d’intensité, de pudeur et de lumière.
Laurent Cambon (avoiralire.com)

Avant Première
jeudi 26 juin 2025 à 20h15

Sortie le 20 août 2025


VALEUR SENTIMENTALE

de Joachim Trier

Avec Renate Reinsve, Inga Ibsdotter Lilleaas, Stellan Skarsgård
NORVÈGE - 2025 - 2h12 - VOST - Grand Prix Cannes 2025

Agnès et Nora voient leur père débarquer après de longues années d’absence. Réalisateur de renom, il propose à Nora, comédienne de théâtre, de jouer dans son prochain film, mais celle-ci refuse avec défiance. Il propose alors le rôle à une jeune star hollywoodienne, ravivant des souvenirs de famille douloureux.
https://www.memento.eu/valeur-sentimentale/

A PROPOS

La scène du théâtre est immense, comme l’est finalement cette magnifique maison bourgeoise où Nora et Agnès organisent une réception et voient débarquer un père, réalisateur, qui manifestement a disparu de la vie de ses enfants depuis longtemps. Alors, Nora, la comédienne, est saisie de peur. Elle est prête à quitter sa loge, à s’enfuir le plus loin possible, elle déchire sa robe comme une tragédienne et est finalement rattrapée par l’équipe qui parvient à la hisser sur la scène. Le succès est immédiat, et le spectateur respire avec elle, pour un court instant.
Court instant car le nœud dramatique qui se joue dans ce film est le théâtre d’une scène familiale, hantée par cette demeure hautaine, remplie de souvenirs d’enfance et de vie que les générations se transmettent depuis des décennies, hantée aussi par les drames de l’Histoire avec un grand H notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. Le père qui ressurgit dans la vie des filles voudrait y réaliser son dernier film, avec sa fille aînée comme actrice principale. Elle est censée jouer sa propre mère, récemment décédée d’une maladie grave, mais devant l’affront que lui fait son père, elle refuse purement et simplement le projet, et même de lire le scénario. Alors le cinéaste confie le rôle à une actrice américaine en vogue.
Valeur sentimentale est un film aux accents romanesques assumés. Le réalisateur n’a pas peur de jouer sur la longueur, de multiplier les dialogues, d’allonger le temps. Là où Julie (en 12 chapitres) et Oslo, 31 août étaient des œuvres très ancrées dans le monde contemporain, Joachim Trier met en scène un long-métrage universel, qui se moque de la modernité, symbolisé par cette demeure qui transcende le temps et les personnes. Deux sœurs inquiètes et tourmentées tentent de remplir le vide laissé par leur mère morte, leur père absent qui à leur éducation préférait son art, sans jamais y parvenir réellement. Elles s’accrochent l’une à l’autre, comme des naufragées qui n’ont plus que les épaules de l’autre comme repères. Les deux interprète, Renate Reinsve et Inga Ibsdotter Lilleaas, sont d’une justesse immense dans ces rôles où elles auraient pu céder à la faciliter lacrymale, l’emphase et le mélodrame. Rien de tout cela : elles habitent leur rôle avec grâce et ampleur, dans film maniant la langue cinématographique à la hauteur des personnages romanesques qu’elles incarnent.
On ne cesse de penser à Truffaut avec sa Nuit américaine dans cette page qui a l’éclat et la densité d’un roman. Car Valeur sentimentale est un film sur le cinéma, la création, les frontières ténues entre la personne et l’artiste et les ravages collatéraux que l’œuvre génère parfois. On aurait pu penser au début à une histoire d’héritage matériel au regard du titre et de l’ouverture du film sur la maison comme dans le très lumineux l’Heure d’été d’Olivier Assayas. Joachim Trier parle de ce qu’il connaît de l’intérieur : l’héritage laissé par une œuvre artistique et la manière dont elle imprime une mémoire particulière dans les générations qui suivent. Le film est en effet un développement très intimiste de la mémoire familiale et historique. Le projet du père est de rendre compte des fantômes qui habitent le lieu, avec ses zones d’ombre, ses traumatismes anciens et à venir, et la façon dont ces évènements continuent de ravager le quotidien des habitants.
Valeur sentimentale n’est pas du tout un film hors sol. C’est une fiction qui s’assume comme telle, dans un subtil entrelacement du réel et du récit. Joachim Trier filme plusieurs générations à l’épreuve du temps qui passe, des aléas narratifs, et des traces laissées par chacun dans une maison magnifique. Sans dévoiler la fin, on comprend avec ravissement combien le cinéaste maîtrise l’art du détournement et de la digression. On ne sait plus dans quelle temporalité, dans quelle réalité est situé le film, ce qui lui rajoute une forme de majesté absolument touchante.
Le cinéaste affiche dans ce nouveau long-métrage une maturité artistique incontestable. Depuis Oslo, 31 août, son regard, sa conduite d’acteurs, la photographie et le cadrage témoignent d’un réalisateur dont l’œuvre s’agrandit vers plus d’intensité, de pudeur et de lumière.
Laurent Cambon (avoiralire.com)