ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

LE ROI ET L'OISEAU - Ciné Rencontre - 2026-06-11

Ciné Rencontre - jeudi 11 juin à 20h00

LE ROI ET L'OISEAU de Paul Grimault

LE VERTIGE - Ciné Cosy - 2026-06-12

Ciné Cosy - vendredi 12 juin à 14h00

LE VERTIGE de Quentin Dupieux

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT - Carte blanche aux Ambassadeurs - 2026-06-19

Carte blanche aux Ambassadeurs - vendredi 19 juin à 22h00

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT de Ariane Louis-Seize

AU BORD DU MONDE - Soirée rencontre - 2026-06-23

Soirée rencontre - mardi 23 juin à 20h00

AU BORD DU MONDE de Guérin van de Vorst & Sophie Muselle

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI - Cap ciné - 2026-06-26

Cap ciné - vendredi 26 juin à 14h00

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI de Michel Leclerc

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI - Cap ciné - 2026-06-26

Cap ciné - vendredi 26 juin à 20h30

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI de Michel Leclerc

THE WORLD OF LOVE - Soirée rencontre - 2026-06-29

Soirée rencontre - lundi 29 juin à 20h00

THE WORLD OF LOVE de Ga Eun Yoon

VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES - Dans le rétro - 2026-07-02

Dans le rétro - jeudi 02 juillet à 16h00

VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES de Claude Sautet

UN MAUVAIS FILS - Dans le rétro - 2026-07-09

Dans le rétro - jeudi 09 juillet à 16h00

UN MAUVAIS FILS de Claude Sautet

UNE JEUNESSE ALLEMANDE - Jean-Gabriel Périot

A PROPOS

Aucun commentaire dans ce documentaire. Discourir n'intéresse pas Jean-Gabriel Périot. Il préfère montrer : des actualités, des extraits d'émissions télé... A nous de nous interroger. De comprendre pourquoi, au coeur de la contestation générale des années 1960, certains jeunes Allemands ont sombré dans la révolte extrême, les attentats et le sang... Au départ, les membres de la Fraction Armée rouge, dite bande à Baader, sont des petits-bourgeois comme tant d'autres. Mais leurs parents ont accepté Hitler et ils ne s'en consolent pas. Ils rejettent, de toutes leurs forces, ce pays oublieux et le capitalisme qui y règne, désormais, qu'ils jugent effroyable. Andreas Baader et Gudrun Ensslin sont étudiants, Horst Mahler, avocat. En tant que journaliste, Ulrike Marie Meinhof est invitée une ou deux fois dans des débats, style Dossiers de l'écran, mais ses tentatives pour expliquer son dégoût tournent court : nul ne l'écoute. Holger Meins, apprenti cinéaste, tourne, lui, mais le plus souvent sans les achever, des brûlots politiques dont la candeur désarme aujourd'hui... Ce sont ces documents passionnants — interviews, bouts de films —, retrouvés par Jean-Gabriel Périot, qui révèlent, peu à peu, le gouffre qui séparait la jeunesse de l'époque (mais cela a-t-il vraiment changé ?) d'une télévision au service du gouvernement et d'une presse ficelée par des financiers tout-puissants (en l'occurrence Axel Springer). C'est ce cheminement qui fait froid dans le dos : comment des révoltés, vite qualifiés de terroristes par le pouvoir, finissent par le devenir vraiment. A la surdité des uns répond le fanatisme des autres...

Deux cinéastes planent sur ce documentaire. Au tout début, Jean-Luc Godard, toujours facétieux et perfide, se demande, dans une interview de 1965, s'il sera seulement possible, pour les Allemands, de tourner à nouveau des images. A la fin, Rainer Werner Fassbinder lui répond par son sketch de L'Allemagne en automne (1977), dont on revoit un extrait : dans une scène magnifique, désespérée, il engueule sa mère pour ses opinions politiques et lui fait avouer sa crainte de la démocratie. Ce qu'il faudrait, dit-elle alors, c'est « un pouvoir autoritaire bon, aimable et décent ». En quelques secondes, Fassbinder prouve à Godard que l'on peut toujours faire du grand cinéma après l'horreur. Avant. Et même pendant.
Pierre Murat (Télérama)

Soirée rencontre
jeudi 16 mai 2019 à 20h00

en présence de Jean-Gabriel Périot, réalisateur

Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Soirée organisée en partenariat avec l’Association Premiers Plans et la Ville d'Angers dans le cadre de la manifestation  Angers fête l'Europe 2019, qui fêtera le 55ème anniversaire du jumelage d'Angers avec Osnabrück (Allemagne) et Haarlem (Pays-Bas)


PAS DE BILLETTERIE 400 COUPS


UNE JEUNESSE ALLEMANDE

de Jean-Gabriel Périot

Film documentaire
France - 2015 - 1h33 - Version originale sous titrée

La Fraction Armée Rouge (RAF), organisation terroriste d’extrême gauche, également surnommée « la bande à Baader » ou « groupe Baader-Meinhof », opère en Allemagne dans les années 70. Ses membres, qui croient en la force de l’image, expriment pourtant d’abord leur militantisme dans des actions artistiques, médiatiques et cinématographiques. Mais devant l’échec de leur portée, ils se radicalisent dans une lutte armée, jusqu’à commettre des attentats meurtriers qui contribueront au climat de violence sociale et politique durant « les années de plomb ».
http://www.ufo-distribution.com/catalogue/une-jeunesse-allemande/

A PROPOS

Aucun commentaire dans ce documentaire. Discourir n'intéresse pas Jean-Gabriel Périot. Il préfère montrer : des actualités, des extraits d'émissions télé... A nous de nous interroger. De comprendre pourquoi, au coeur de la contestation générale des années 1960, certains jeunes Allemands ont sombré dans la révolte extrême, les attentats et le sang... Au départ, les membres de la Fraction Armée rouge, dite bande à Baader, sont des petits-bourgeois comme tant d'autres. Mais leurs parents ont accepté Hitler et ils ne s'en consolent pas. Ils rejettent, de toutes leurs forces, ce pays oublieux et le capitalisme qui y règne, désormais, qu'ils jugent effroyable. Andreas Baader et Gudrun Ensslin sont étudiants, Horst Mahler, avocat. En tant que journaliste, Ulrike Marie Meinhof est invitée une ou deux fois dans des débats, style Dossiers de l'écran, mais ses tentatives pour expliquer son dégoût tournent court : nul ne l'écoute. Holger Meins, apprenti cinéaste, tourne, lui, mais le plus souvent sans les achever, des brûlots politiques dont la candeur désarme aujourd'hui... Ce sont ces documents passionnants — interviews, bouts de films —, retrouvés par Jean-Gabriel Périot, qui révèlent, peu à peu, le gouffre qui séparait la jeunesse de l'époque (mais cela a-t-il vraiment changé ?) d'une télévision au service du gouvernement et d'une presse ficelée par des financiers tout-puissants (en l'occurrence Axel Springer). C'est ce cheminement qui fait froid dans le dos : comment des révoltés, vite qualifiés de terroristes par le pouvoir, finissent par le devenir vraiment. A la surdité des uns répond le fanatisme des autres...

Deux cinéastes planent sur ce documentaire. Au tout début, Jean-Luc Godard, toujours facétieux et perfide, se demande, dans une interview de 1965, s'il sera seulement possible, pour les Allemands, de tourner à nouveau des images. A la fin, Rainer Werner Fassbinder lui répond par son sketch de L'Allemagne en automne (1977), dont on revoit un extrait : dans une scène magnifique, désespérée, il engueule sa mère pour ses opinions politiques et lui fait avouer sa crainte de la démocratie. Ce qu'il faudrait, dit-elle alors, c'est « un pouvoir autoritaire bon, aimable et décent ». En quelques secondes, Fassbinder prouve à Godard que l'on peut toujours faire du grand cinéma après l'horreur. Avant. Et même pendant.
Pierre Murat (Télérama)