ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Au coeur du chef d'oeuvre de Paul Grimault se dresse un édifice monumental : le vertigineux palais de Takicardie, conglomérat d'architectures hétéroclites, siège d'un pouvoir totalitaire dont il est aussi le symbole. Cette puissante métaphore imaginée par Prévert et Grimault trouvera une résonance singulière dans le Japon d'après-guerre, notamment auprès d'Isao Takahata et Hayao Miyazaki, futurs fondateurs du célèbre Studio Ghibli dont l'oeuvre en sera profondément influencée.
Ilan Nguyên est traducteur-interprète japonais-français, médiateur culturel et enseignant, et publie depuis trente ans des écrits critiques sur le cinéma d'animation. Ouvrage à paraître : "D'un dessein animé l'autre : La Bergère et le Ramoneur sous le regard de TAKAHATA Isao (1955-1965)" (éditions Certamen, 2026).
Xavier Kawa-Topor est médiéviste de formation. Il a dirigé l'Abbaye Royale de Fontevraud, haut-lieu de patrimoine et de création qui abrite depuis 20 ans, à son initiative, une résidence internationale d'écriture pour le film d'animation. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l'animation.
Le Roi et l’Oiseau est un chef-d’œuvre intemporel, que l’on redécouvre inlassablement. Ce film a été le premier film d'animation français destiné aux enfants mais également aux adultes, avec une dimension politique et une innovation dans la mise en scène. Au cœur du film, nous retrouvons les thèmes de la dictature, l’amour et la révolte. Ces thèmes sont éminemment surréalistes, (Prévert faisait partie de ce mouvement et Grimault en reconnaît l’influence sur son graphisme) donnant à ce film un ton très onirique, proche du rêve, où se mêlent poésie et humour (le nom du Roi en est un bel exemple). Les dessins peints uniquement à la gouache vous plongeront dans un univers où se mêlent personnages de tableaux vivants, un Roi sur un trône flottant, des créatures mystérieuses et un château volant à l’architecture incroyable (Miyazaki en est le premier admirateur et revendique s’en être inspiré pour son film Le château dans le ciel). Ajoutons à ce cocktail haut en couleur une musique sublime composée par le Polonais Wojciech Kilar, et laissons nous aller à la rêverie trépidante que nous offre ce chef-d'œuvre du cinéma français. Une fable poétique à voir, revoir, et revoir en famille.
Ciné Rencontre
jeudi 11 juin
2026 à 20h00
18h00 Conférence : Monuments et cinéma en présence de Ilan Nguyen, spécialiste de l’histoire et de l’esthétique du cinéma d’animation, maître de conférence à l’Université de Tokyo, auteur et Xavier Kawa-Topor, spécialiste du cinéma d’animation, directeur de NEF Animation, historien, archéologue et auteur et Olivier Hu, maître de conférence - Esthua Angers
La conférence est en entrée libre, dans la limite des places disponibles
20h00 Projection en présence de Ilan Nguyen et Xavier Kawa-Topor
Soirée organisée dans le cadre du colloque
"Le monument aujourd'hui, de pierres et de pixels ?"
organisé par l'Université d'Angers et l'ESTHUA, Institut National de Tourisme
LE ROI ET L'OISEAU
de Paul Grimault
Film d'animation
France - 1980 - 1h27 - à partir de 6 ans
Le Roi Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize règne en tyran sur le royaume de Takicardie. Seul un Oiseau, enjoué et bavard, qui a construit son nid en haut du gigantesque palais, tout près des appartements secrets de Sa Majesté, ose le narguer. Le Roi aime les arts. Ainsi qu'une jolie Bergère qui figure auprès d'un jeune Ramoneur sur un tableau qui orne sa chambre royale. Ils sont épris l'un de l'autre et ils doivent s'enfuir pour échapper au Roi, qui les poursuit accompagné de ses sbires moustachus. Après une folle poursuite, avec l'aide de l'Oiseau, la Bergère et le Ramoneur se réfugient dans la ville basse où ils sont finalement capturés.
A PROPOS
Au coeur du chef d'oeuvre de Paul Grimault se dresse un édifice monumental : le vertigineux palais de Takicardie, conglomérat d'architectures hétéroclites, siège d'un pouvoir totalitaire dont il est aussi le symbole. Cette puissante métaphore imaginée par Prévert et Grimault trouvera une résonance singulière dans le Japon d'après-guerre, notamment auprès d'Isao Takahata et Hayao Miyazaki, futurs fondateurs du célèbre Studio Ghibli dont l'oeuvre en sera profondément influencée.
Ilan Nguyên est traducteur-interprète japonais-français, médiateur culturel et enseignant, et publie depuis trente ans des écrits critiques sur le cinéma d'animation. Ouvrage à paraître : "D'un dessein animé l'autre : La Bergère et le Ramoneur sous le regard de TAKAHATA Isao (1955-1965)" (éditions Certamen, 2026).
Xavier Kawa-Topor est médiéviste de formation. Il a dirigé l'Abbaye Royale de Fontevraud, haut-lieu de patrimoine et de création qui abrite depuis 20 ans, à son initiative, une résidence internationale d'écriture pour le film d'animation. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l'animation.
Le Roi et l’Oiseau est un chef-d’œuvre intemporel, que l’on redécouvre inlassablement. Ce film a été le premier film d'animation français destiné aux enfants mais également aux adultes, avec une dimension politique et une innovation dans la mise en scène. Au cœur du film, nous retrouvons les thèmes de la dictature, l’amour et la révolte. Ces thèmes sont éminemment surréalistes, (Prévert faisait partie de ce mouvement et Grimault en reconnaît l’influence sur son graphisme) donnant à ce film un ton très onirique, proche du rêve, où se mêlent poésie et humour (le nom du Roi en est un bel exemple). Les dessins peints uniquement à la gouache vous plongeront dans un univers où se mêlent personnages de tableaux vivants, un Roi sur un trône flottant, des créatures mystérieuses et un château volant à l’architecture incroyable (Miyazaki en est le premier admirateur et revendique s’en être inspiré pour son film Le château dans le ciel). Ajoutons à ce cocktail haut en couleur une musique sublime composée par le Polonais Wojciech Kilar, et laissons nous aller à la rêverie trépidante que nous offre ce chef-d'œuvre du cinéma français. Une fable poétique à voir, revoir, et revoir en famille.

