ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

LES SENTINELLES - Ciné Doc - 2026-06-08

Ciné Doc - lundi 08 juin à 20h00

LES SENTINELLES de Pierre Pezerat

LE ROI ET L'OISEAU - Ciné Rencontre - 2026-06-11

Ciné Rencontre - jeudi 11 juin à 20h00

LE ROI ET L'OISEAU de Paul Grimault

LE VERTIGE - Ciné Cosy - 2026-06-12

Ciné Cosy - vendredi 12 juin à 14h00

LE VERTIGE de Quentin Dupieux

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT - Carte blanche aux Ambassadeurs - 2026-06-19

Carte blanche aux Ambassadeurs - vendredi 19 juin à 22h00

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT de Ariane Louis-Seize

AU BORD DU MONDE - Soirée rencontre - 2026-06-23

Soirée rencontre - mardi 23 juin à 20h00

AU BORD DU MONDE de Guérin van de Vorst & Sophie Muselle

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI - Cap ciné - 2026-06-26

Cap ciné - vendredi 26 juin à 14h00

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI de Michel Leclerc

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI - Cap ciné - 2026-06-26

Cap ciné - vendredi 26 juin à 20h30

LES CAPRICES DE L'ENFANT ROI de Michel Leclerc

THE WORLD OF LOVE - Soirée rencontre - 2026-06-29

Soirée rencontre - lundi 29 juin à 20h00

THE WORLD OF LOVE de Ga Eun Yoon

VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES - Dans le rétro - 2026-07-02

Dans le rétro - jeudi 02 juillet à 16h00

VINCENT, FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES de Claude Sautet

UN MAUVAIS FILS - Dans le rétro - 2026-07-09

Dans le rétro - jeudi 09 juillet à 16h00

UN MAUVAIS FILS de Claude Sautet

NOUS NOUS SOMMES TANT AIMES - Ettore Scola

A PROPOS

Nous nous sommes tant aimés est presque un manifeste pour la défense de l’éthique et de l’esthétique d’un genre, qui a constitué une sorte d’autobiographie en direct de la société italienne. C’est justement Ettore Scola qui l’a illustrée, en tant que scénariste corrosif de Un Américain à Rome, Le Fanfaron, Les Monstres et Je la connaissais bien. Entre les années 1960 et 1970, entre le « miracle économique  » et les conflits sociaux, la méchanceté cède la place à une nostalgie teintée d’autocritique. Scola raconte l’histoire de Gianni, Nicola et Antonio qui, après avoir participé à la Résistance, se sont heurtés à la vie. Il met en scène trois « masques » fortement connotés : Vittorio Gassman, un riche bourgeois spéculant dans le bâtiment, Stefano Satta Flores, un cinéphile militant pour la pureté des idéaux néoréalistes et Nino Manfredi, avec sa simplicité prolétarienne authentique. Stefania Sandrelli est Luciana, qui représente pour tous les trois les attraits concrets d’une beauté éblouissante ainsi que le mythe d’une autre vie possible, mais trop exigeante pour Gianni/Gassman, qui préfère se marier avec la fille (Giovanna Ralli) d’un promoteur véreux, magistralement interprété par Aldo Fabrizi ; trop abstraite pour Nicola/Satta Flores, pigiste de cinéma à la page des spectacles du quotidien communiste L’Unità, qui lutte pour joindre les deux bouts.
À la fin, elle choisira une existence simple et concrète avec Antonio/Manfredi. Luciana est le miroir dans lequel ces trois hommes se voient vivre, et le regard affectueux, désabusé de Stefania Sandrelli est nécessaire (ainsi que l’autodérision des protagonistes) afin de donner au film un souffle plus ample, plus libre, en ajoutant du rythme et du panache à ce qui constitue, aujourd’hui, un témoignage sur l’identité italienne.
Sergio Toffetti

Ciné Classique
dimanche 24 novembre 2024 à 18h00

Présenté par Jean-Pierre Bleys, spécialisé en histoire du cinéma

Séance organisée en collaboration avec Cinéma Parlant dans le cadre de la semaine de cinéma de langue italienne


NOUS NOUS SOMMES TANT AIMES

de Ettore Scola

avec Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli, Nino Manfredi
ITALIE - 1974 - 1h55 - VOST - Réédition - Version restaurée

En 1945, trois amis qui ont pris part à la Résistance italienne célèbrent la chute du fascisme et la fin de la guerre. La République remplace la monarchie et tous trois poursuivent leur chemin séparément. Antonio reprend sa place de brancardier dans un hôpital romain, tandis que Nicola s’en va enseigner en province et que Gianni entre comme stagiaire chez un illustre avocat. Antonio s’éprend de la belle Luciana, qui partage un temps sa vie, avant de lui préférer l’ambitieux Gianni. Sur un coup de tête, Nicola quitte tout, travail et famille, pour se consacrer entièrement à sa passion, le cinéma, désormais libre de toute propagande fascisante…
https://www.tamasa-cinema.com/film/nous-nous-sommes-tant-aimes/

A PROPOS

Nous nous sommes tant aimés est presque un manifeste pour la défense de l’éthique et de l’esthétique d’un genre, qui a constitué une sorte d’autobiographie en direct de la société italienne. C’est justement Ettore Scola qui l’a illustrée, en tant que scénariste corrosif de Un Américain à Rome, Le Fanfaron, Les Monstres et Je la connaissais bien. Entre les années 1960 et 1970, entre le « miracle économique  » et les conflits sociaux, la méchanceté cède la place à une nostalgie teintée d’autocritique. Scola raconte l’histoire de Gianni, Nicola et Antonio qui, après avoir participé à la Résistance, se sont heurtés à la vie. Il met en scène trois « masques » fortement connotés : Vittorio Gassman, un riche bourgeois spéculant dans le bâtiment, Stefano Satta Flores, un cinéphile militant pour la pureté des idéaux néoréalistes et Nino Manfredi, avec sa simplicité prolétarienne authentique. Stefania Sandrelli est Luciana, qui représente pour tous les trois les attraits concrets d’une beauté éblouissante ainsi que le mythe d’une autre vie possible, mais trop exigeante pour Gianni/Gassman, qui préfère se marier avec la fille (Giovanna Ralli) d’un promoteur véreux, magistralement interprété par Aldo Fabrizi ; trop abstraite pour Nicola/Satta Flores, pigiste de cinéma à la page des spectacles du quotidien communiste L’Unità, qui lutte pour joindre les deux bouts.
À la fin, elle choisira une existence simple et concrète avec Antonio/Manfredi. Luciana est le miroir dans lequel ces trois hommes se voient vivre, et le regard affectueux, désabusé de Stefania Sandrelli est nécessaire (ainsi que l’autodérision des protagonistes) afin de donner au film un souffle plus ample, plus libre, en ajoutant du rythme et du panache à ce qui constitue, aujourd’hui, un témoignage sur l’identité italienne.
Sergio Toffetti