ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Cette saga dessine, de 1948 à nos jours, le destin d’une famille contrainte de quitter la Palestine et de traverser un siècle de conflit d’une actualité toujours brûlante. Très clairement autobiographique, le scénario se construit comme une parabole et chemine vers une conclusion porteuse d’espoir, sorte de morale humaniste au cœur d’une réalité délétère. « Ce qu’il reste de nous » commence en 1988. En sortant du lycée, deux jeunes garçons participent à une manifestation qui sombre dans le chaos et le sang. Un des ados se réfugie dans une voiture dont le pare-brise se fissure sous une balle. Il s’écroule hors champ, sans que l’on sache ce qu’il lui est advenu.
Cette séquence d’ouverture initie la manière dont la mise en scène va prendre en charge le récit. Cette question irrésolue (mort ? vivant ?) la contamine. Et distille le déterminisme de la violence à l’œuvre dans cette région du monde. Seule issue possible pour un peuple éternellement apatride dans son propre pays. Mouvement inéluctable dont la tension et l’anxiété passent par le cadre et le montage. Plus la fiction réaliste progresse, plus l’horizon s’assombrit et s’obscurcit autour des protagonistes. Dans les maisons, les rideaux se tirent. On mure à la hâte les fenêtres qui ne laissent plus passer le soleil. Les extérieurs se désertifient. L’image, elle, se densifie, mais, toujours plus exsangue, envahit la largeur du scope comme le fait la peur environnante.
Cherien Dabis – même si elle ne se départ jamais de son inflexion politique – ne prend pas le spectateur, lui-même captif de cette angoisse, au piège d’un militantisme appuyé. Elle se tient moins dans la condamnation sommaire que dans un regard frontal et interrogatif sur une mémoire historique trop souvent niée. De quoi saluer l’importance testimoniale de cette fresque.
Xavier Leherpeur (L'Obs)
Soirée Rencontre
mercredi 1 avril
à 20h00
suivi d'une rencontre avec l'association France Palestine Solidarité.
Soirée organisée en collaboration avec l'association France Palestine Solidarité
CE QU'IL RESTE DE NOUS
de Cherien Dabis
Avec Saleh Bakri, Cherien Dabis, Adam Bakri
Palestine - 2025 - 2h25 - VOST
De 1948 à nos jours, trois générations d’une famille palestinienne portent les espoirs et les blessures d’un peuple. Une fresque où Histoire et intime se rencontrent.
https://www.nourfilms.com/cinema-independant/ce-quil-reste-de-nous/
A PROPOS
Cette saga dessine, de 1948 à nos jours, le destin d’une famille contrainte de quitter la Palestine et de traverser un siècle de conflit d’une actualité toujours brûlante. Très clairement autobiographique, le scénario se construit comme une parabole et chemine vers une conclusion porteuse d’espoir, sorte de morale humaniste au cœur d’une réalité délétère. « Ce qu’il reste de nous » commence en 1988. En sortant du lycée, deux jeunes garçons participent à une manifestation qui sombre dans le chaos et le sang. Un des ados se réfugie dans une voiture dont le pare-brise se fissure sous une balle. Il s’écroule hors champ, sans que l’on sache ce qu’il lui est advenu.
Cette séquence d’ouverture initie la manière dont la mise en scène va prendre en charge le récit. Cette question irrésolue (mort ? vivant ?) la contamine. Et distille le déterminisme de la violence à l’œuvre dans cette région du monde. Seule issue possible pour un peuple éternellement apatride dans son propre pays. Mouvement inéluctable dont la tension et l’anxiété passent par le cadre et le montage. Plus la fiction réaliste progresse, plus l’horizon s’assombrit et s’obscurcit autour des protagonistes. Dans les maisons, les rideaux se tirent. On mure à la hâte les fenêtres qui ne laissent plus passer le soleil. Les extérieurs se désertifient. L’image, elle, se densifie, mais, toujours plus exsangue, envahit la largeur du scope comme le fait la peur environnante.
Cherien Dabis – même si elle ne se départ jamais de son inflexion politique – ne prend pas le spectateur, lui-même captif de cette angoisse, au piège d’un militantisme appuyé. Elle se tient moins dans la condamnation sommaire que dans un regard frontal et interrogatif sur une mémoire historique trop souvent niée. De quoi saluer l’importance testimoniale de cette fresque.
Xavier Leherpeur (L'Obs)

