ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Nom désormais bien identifié de l’animation japonaise depuis une vingtaine d’années grâce à des films comme La Traversée du temps, Les Enfants loups, Ame et Yuki, Le Garçon et la bête ou plus récemment Belle, le Japonais Mamoru Hosoda signe un nouveau long métrage ambitieux avec Scarlet et l’éternité. Dévoilé en première mondiale il y a quelques mois à la Mostra de Venise, Scarlet et l’éternité a pour principale singularité de se dérouler dans un univers particulièrement original, articulé entre drame historique en costumes à la cour du Danemark et survival post-apocalyptique. Ce contraste inédit apporte de la fraicheur à des figures qui sont, elles, plus familières.
Scarlet, jeune femme qui souhaite venger la mort cruelle de son père, voit ses plans entravés lorsqu’elle est empoisonnée et se réveille… en enfer. Dissipons l’éternel malentendu qui touche l’animation en France : Scarlet n’est pas un film destiné au jeune public. La tonalité du long métrage est grave et sombre, il y a ici et là des effusions brutales, et la vibration du film est parfois assez proche des jeux vidéo dits de contemplation. Scarlet et l’éternité a beau être une aventure épique aux confins mystérieux d’un monde où vie et mort existent, son rythme souvent calme suit celui de la déambulation, ce qui permet d’admirer la richesse de son imaginaire visuel.
Cet ample long métrage vise haut mais n’est, à nos yeux, pas exempt de défauts. Ce n’est clairement pas le récit le plus fluide qui soit, son dénouement se noie un peu dans les dialogues explicatifs et déclamés, tandis que Mamoru Hosoda retombe dans son péché mignon de la chanson cringe après l’expérience de Miraï, ma petite sœur, sorti chez nous en 2018. Mais, sur les chemins des dilemmes moraux de son héroïne, Scarlet et l’éternité est poussé par un souffle très spectaculaire, qui n’a pas peur d’une grandiose emphase ni d’en mettre plein la vue.
Nicolas Bardot(Le Polyester.com)
Ciné Manga
mercredi 11 mars
à 20h30
présenté par Romain Ollivier, librairie Azu Manga
Soirée organisée en collaboration avec la librairie Azu Manga
SCARLET ET L'ÉTERNITÉ
de Mamoru Hosoda
Film d'animation
Japon - 2025 - 1h52 - version originale sous-titrée
Scarlet, une princesse médiévale experte en combat à l'épée se lance dans une périlleuse quête pour venger la mort de son père. Son plan échoue et grièvement blessée elle se retrouve projetée dans un autre monde, le Pays des Morts. Elle va croiser la route d'un jeune homme idéaliste de notre époque, qui non seulement l'aide à guérir mais lui laisse également entrevoir qu'un monde sans rancoeur ni colère est possible. Face au meurtrier de son père, Scarlet devra alors mener son plus grand combat : briser le cycle de la haine et donner un sens à sa vie en dépassant son désir de vengeance.
https://www.sonypictures.fr/film/scarlet-et-leternite
A PROPOS
Nom désormais bien identifié de l’animation japonaise depuis une vingtaine d’années grâce à des films comme La Traversée du temps, Les Enfants loups, Ame et Yuki, Le Garçon et la bête ou plus récemment Belle, le Japonais Mamoru Hosoda signe un nouveau long métrage ambitieux avec Scarlet et l’éternité. Dévoilé en première mondiale il y a quelques mois à la Mostra de Venise, Scarlet et l’éternité a pour principale singularité de se dérouler dans un univers particulièrement original, articulé entre drame historique en costumes à la cour du Danemark et survival post-apocalyptique. Ce contraste inédit apporte de la fraicheur à des figures qui sont, elles, plus familières.
Scarlet, jeune femme qui souhaite venger la mort cruelle de son père, voit ses plans entravés lorsqu’elle est empoisonnée et se réveille… en enfer. Dissipons l’éternel malentendu qui touche l’animation en France : Scarlet n’est pas un film destiné au jeune public. La tonalité du long métrage est grave et sombre, il y a ici et là des effusions brutales, et la vibration du film est parfois assez proche des jeux vidéo dits de contemplation. Scarlet et l’éternité a beau être une aventure épique aux confins mystérieux d’un monde où vie et mort existent, son rythme souvent calme suit celui de la déambulation, ce qui permet d’admirer la richesse de son imaginaire visuel.
Cet ample long métrage vise haut mais n’est, à nos yeux, pas exempt de défauts. Ce n’est clairement pas le récit le plus fluide qui soit, son dénouement se noie un peu dans les dialogues explicatifs et déclamés, tandis que Mamoru Hosoda retombe dans son péché mignon de la chanson cringe après l’expérience de Miraï, ma petite sœur, sorti chez nous en 2018. Mais, sur les chemins des dilemmes moraux de son héroïne, Scarlet et l’éternité est poussé par un souffle très spectaculaire, qui n’a pas peur d’une grandiose emphase ni d’en mettre plein la vue.
Nicolas Bardot(Le Polyester.com)

