ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

LA DAME DE SHANGHAI - Dans le rétro - 2026-05-21

Dans le rétro - jeudi 21 mai à 16h00

LA DAME DE SHANGHAI de Orson Welles

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE - Ciné Rencontre - 2026-05-22

Ciné Rencontre - vendredi 22 mai à 21h30

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE de Dominique Rocher

NUCLÉAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE - Ciné Rencontre - 2026-05-26

Ciné Rencontre - mardi 26 mai à 20h00

NUCLÉAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE de Laure Noualhat & Clarisse Feletin

LA SOIF DU MAL - Dans le rétro - 2026-05-28

Dans le rétro - jeudi 28 mai à 16h00

LA SOIF DU MAL de Orson Welles

NUESTRA TIERRA - Ciné Doc - 2026-05-29

Ciné Doc - vendredi 29 mai à 18h00

NUESTRA TIERRA de Lucrecia Martel

D'UN MONDE À L'AUTRE - Avant première / Rencontre - 2026-06-01

Avant première / Rencontre - lundi 01 juin à 20h00

D'UN MONDE À L'AUTRE de Jérémie Renier

BOUCHRA - Soirée rencontre - 2026-06-03

Soirée rencontre - mercredi 03 juin à 20h00

BOUCHRA de Orian Barki & Meriem Bennani

IRON MAIDEN : BURNING AMBITION - Ciné Rock - 2026-06-04

Ciné Rock - jeudi 04 juin à 20h00

IRON MAIDEN : BURNING AMBITION de Malcolm Venville

LES SENTINELLES - Ciné Doc - 2026-06-08

Ciné Doc - lundi 08 juin à 20h00

LES SENTINELLES de Pierre Pezerat

LE ROI ET L'OISEAU - Ciné Rencontre - 2026-06-11

Ciné Rencontre - jeudi 11 juin à 20h00

LE ROI ET L'OISEAU de Paul Grimault

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT - Carte blanche aux Ambassadeurs - 2026-06-19

Carte blanche aux Ambassadeurs - vendredi 19 juin à 22h00

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT de Ariane Louis-Seize

CLIMAX - Gaspar Noé

A PROPOS

Le réalisateur d’“Irréversible” et de “Seul contre tous” met en scène une troupe de jeunes danseurs embarqués dans un huis clos aussi ébouriffant que traumatisant… Un film qui ne laisse pas le spectateur indemne.
Rappelons d’abord la définition de ce mot que Gaspar Noé a si parfaitement choisi comme titre de son dernier film, présenté à la Quinzaine des réalisateurs : un climax est un point ultime, culminant, en écologie comme dans une œuvre artistique. Et cela tombe bien, car ce huis clos aussi ébouriffant que traumatisant pourrait bien être son meilleur film. Une acmé dans la quête cinématographique de ce cinéaste qui tente, avec sa caméra folle – et toujours plus inspirée que son stylo – d’attraper le meilleur et le pire d’une époque, le plus vital comme le plus déviant et létal.  
La première séquence, qui montre une femme ensanglantée dans la neige, est un avertissement : ceci est un film d’horreur… Puis, ni une ni deux, Noé nous emmène ailleurs, et nous enferme, en plan fixe, dans une image des plus contemporaines : sur un écran de télé, de jeunes danseurs passent un casting. Pour être choisis dans la petite troupe d’un spectacle qu’on ne verra jamais, ils sont prêts à tout : à tout dire, à tout confesser de leurs mœurs, leurs espoirs, et, même, de leurs rapports avec la drogue.
De chaque côté de cette petite lucarne de réalité, Noé a disposé des livres, des DVD et le jeu consiste à en lire les titres, en se contorsionnant. Il faut être souple pour choper les références de Gaspar : Fritz Lang, Cioran, Suspiria, de Dario Argento, 2001, l’Odyssée de l’espace, de Kubrick, ou encore, et surtout, Schizophrenia, unique réalisation de Gerald Kargl, film culte des années 80 et expérience de cinéma terriblement inconfortable.
Gaspar ne se mouche pas du coude, et annonce la couleur, en même temps. Il ne s’est pas calmé. Climax risque d’être profondément dérangeant. Mais pas tout de suite : il faudra attendre la deuxième partie pour que l’énergie partagée soit violemment réversible.
Premier acte, donc : la troupe de danseurs se retrouve pour une fête de fin de répétitions, avant une tournée américaine. Dans un hangar, un petit buffet avec de la sangria, et une platine au-dessus de laquelle est tendue une énorme banderole tricolore, comme un drôle de cocorico candide et pied de nez. Ils sont une poignée de jeunes de toutes couleurs, beautés, et sexualités à exulter, avec un talent de performers, au son de Supernature, le tube disco de Cerrone.
Personne, aujourd’hui, dans le cinéma français ne filme la danse comme Noé, dont la caméra transperce le plancher, plane, tutoie le zénith, puis redescend en piqué. La transe est totale, la pulsation maximale, l’orgasme collectif ne s’arrêtera jamais, et la vie est belle comme un dancefloor exalté. Mais les meilleurs trips ont une face B, car l’homme est un loup pour l’homme : quelqu’un (qui ?) a mis « quelque chose dans la sangria », la soirée déraille, mettant à jour les failles de ce collectif de jeunes, et menant à toutes les horreurs. Au point que, pour le protéger, une des danseuses enferme son fils, le seul enfant présent, dans un local électrique…
Les images d’enfer, de film de zombies se succèdent au gré de plans séquences, vrais ou faux, mais toujours vertigineux : une blonde titube, sans fin, dans un couloir à l’éclairage vert de fin du monde dans un jeu vidéo. Une autre frappe au ventre sa « collègue » enceinte. Des corps sous emprise d’une drogue ravageuse se mêlent, nus, à même le sol, pour disparaître dans des lumières rouges aveuglantes. Quand, au petit matin, la porte de cet enfer s’ouvrira, enfin, on tentera de compter les morts, les blessés, ou ceux qui ont survécu en s’accouplant dans cette orgie où le jeune corps social s’est auto-dévoré. Mais on n’aura pas la force.
Guillemette Odicino (Télérama)

Carte blanche aux Ambassadeurs
vendredi 15 mai 2026 à 22h00

Soirée ouverte à tous proposée par les ambassadeurs du cinéma d'Angers

Séance organisée en collaboration avec Cinéma Parlant



CLIMAX

de Gaspar Noé

avec Sofia Boutella, Romain Guillermic, Souheila Yacoub
France - 2018 - 1h35 - Interdit aux moins de 16 ans

Naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif.

A PROPOS

Le réalisateur d’“Irréversible” et de “Seul contre tous” met en scène une troupe de jeunes danseurs embarqués dans un huis clos aussi ébouriffant que traumatisant… Un film qui ne laisse pas le spectateur indemne.
Rappelons d’abord la définition de ce mot que Gaspar Noé a si parfaitement choisi comme titre de son dernier film, présenté à la Quinzaine des réalisateurs : un climax est un point ultime, culminant, en écologie comme dans une œuvre artistique. Et cela tombe bien, car ce huis clos aussi ébouriffant que traumatisant pourrait bien être son meilleur film. Une acmé dans la quête cinématographique de ce cinéaste qui tente, avec sa caméra folle – et toujours plus inspirée que son stylo – d’attraper le meilleur et le pire d’une époque, le plus vital comme le plus déviant et létal.  
La première séquence, qui montre une femme ensanglantée dans la neige, est un avertissement : ceci est un film d’horreur… Puis, ni une ni deux, Noé nous emmène ailleurs, et nous enferme, en plan fixe, dans une image des plus contemporaines : sur un écran de télé, de jeunes danseurs passent un casting. Pour être choisis dans la petite troupe d’un spectacle qu’on ne verra jamais, ils sont prêts à tout : à tout dire, à tout confesser de leurs mœurs, leurs espoirs, et, même, de leurs rapports avec la drogue.
De chaque côté de cette petite lucarne de réalité, Noé a disposé des livres, des DVD et le jeu consiste à en lire les titres, en se contorsionnant. Il faut être souple pour choper les références de Gaspar : Fritz Lang, Cioran, Suspiria, de Dario Argento, 2001, l’Odyssée de l’espace, de Kubrick, ou encore, et surtout, Schizophrenia, unique réalisation de Gerald Kargl, film culte des années 80 et expérience de cinéma terriblement inconfortable.
Gaspar ne se mouche pas du coude, et annonce la couleur, en même temps. Il ne s’est pas calmé. Climax risque d’être profondément dérangeant. Mais pas tout de suite : il faudra attendre la deuxième partie pour que l’énergie partagée soit violemment réversible.
Premier acte, donc : la troupe de danseurs se retrouve pour une fête de fin de répétitions, avant une tournée américaine. Dans un hangar, un petit buffet avec de la sangria, et une platine au-dessus de laquelle est tendue une énorme banderole tricolore, comme un drôle de cocorico candide et pied de nez. Ils sont une poignée de jeunes de toutes couleurs, beautés, et sexualités à exulter, avec un talent de performers, au son de Supernature, le tube disco de Cerrone.
Personne, aujourd’hui, dans le cinéma français ne filme la danse comme Noé, dont la caméra transperce le plancher, plane, tutoie le zénith, puis redescend en piqué. La transe est totale, la pulsation maximale, l’orgasme collectif ne s’arrêtera jamais, et la vie est belle comme un dancefloor exalté. Mais les meilleurs trips ont une face B, car l’homme est un loup pour l’homme : quelqu’un (qui ?) a mis « quelque chose dans la sangria », la soirée déraille, mettant à jour les failles de ce collectif de jeunes, et menant à toutes les horreurs. Au point que, pour le protéger, une des danseuses enferme son fils, le seul enfant présent, dans un local électrique…
Les images d’enfer, de film de zombies se succèdent au gré de plans séquences, vrais ou faux, mais toujours vertigineux : une blonde titube, sans fin, dans un couloir à l’éclairage vert de fin du monde dans un jeu vidéo. Une autre frappe au ventre sa « collègue » enceinte. Des corps sous emprise d’une drogue ravageuse se mêlent, nus, à même le sol, pour disparaître dans des lumières rouges aveuglantes. Quand, au petit matin, la porte de cet enfer s’ouvrira, enfin, on tentera de compter les morts, les blessés, ou ceux qui ont survécu en s’accouplant dans cette orgie où le jeune corps social s’est auto-dévoré. Mais on n’aura pas la force.
Guillemette Odicino (Télérama)