ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Il a déjà dix ans, Laszlo Nemes faisait sensation avec son premier long-métrage, "Le fils de Saul", qui remportait le Grand Prix du Festival de Cannes et l’Oscar du meilleur film étranger. Le film racontait l’horreur d’Auschwitz vue à travers le regard d’un prisonnier juif membre du Sonderkommando, ce groupe chargé du nettoyage quotidien des fours crématoires. "Le fils de Saul" a été salué comme un des plus grands films de fiction sur la Shoah, mais c’était évidemment un cadeau empoisonné pour le jeune Laszlo Nemes : comment rebondir après un tel chef-d’œuvre ?
En 2018, il est revenu avec un deuxième film à la Mostra de Venise cette fois, "Sunset", un drame qui se déroulait à Budapest juste avant la guerre 14-18, et là ce fut un peu la douche écossaise : le film a terriblement déçu, et n’a connu qu’une carrière confidentielle en salles.
Donc il y avait pas mal d’attente des festivaliers ici pour découvrir son nouveau film, "Orphan". C’est une fois de plus un film d’époque, puisque Nemes nous entraîne cette fois dans le Budapest de 1957.
Il n’a pas choisi cette époque au hasard puisque la capitale hongroise a raté l’année précédente son insurrection contre le pouvoir communiste et est désormais contrôlée par le pouvoir soviétique. C’est dans ce contexte qu’on suit la quête d’Andor, un adolescent qui est persuadé que son père, soldat pendant la seconde guerre mondiale, va revenir un jour et n’accepte pas que sa mère accueille dans sa vie Berend, un homme fruste, moitié boucher moitié escroc, qui veut l’adopter.
Le film a de vraies qualités : l’ambiance des années 50 est reconstituée de manière très vivante, pas du tout appliquée, la photo du film est sublime, et le rôle de Berend est assuré par Grégory Gadebois. Cet ancien membre de la Comédie-Française est sans doute un des acteurs les plus géniaux du cinéma français et ici encore, même doublé en hongrois, il crève littéralement l’écran. Hugues Dayez (rtbf.be)
Séance Spéciale
lundi 16 mars
à 20h30
Séance présentée par Lionnel Trigueros, association des professeurs d'histoire et de géographie régionale des Pays de la Loire
Soirée organisée en collaboration avec l'association des professeurs d'histoire et de géographie régionale des Pays de la Loire
ORPHELIN
de László Nemes
Avec Bojtorján Barabas, Andrea Waskovics, Grégory Gadebois...
Hongrie - 2025 - 2h13 - version originale sous-titrée
Budapest 1957, après l'échec de l'insurrection contre le régime communiste. Andor, un jeune garçon juif, vit seul avec sa mère Klara qui l'élève dans le souvenir de son mari disparu dans les camps. Mais quand un homme rustre tout juste arrivé de la campagne prétend être son vrai père, le monde d'Andor vole soudain en éclats…
https://le-pacte.com/france/film/orphelin
A PROPOS
Il a déjà dix ans, Laszlo Nemes faisait sensation avec son premier long-métrage, "Le fils de Saul", qui remportait le Grand Prix du Festival de Cannes et l’Oscar du meilleur film étranger. Le film racontait l’horreur d’Auschwitz vue à travers le regard d’un prisonnier juif membre du Sonderkommando, ce groupe chargé du nettoyage quotidien des fours crématoires. "Le fils de Saul" a été salué comme un des plus grands films de fiction sur la Shoah, mais c’était évidemment un cadeau empoisonné pour le jeune Laszlo Nemes : comment rebondir après un tel chef-d’œuvre ?
En 2018, il est revenu avec un deuxième film à la Mostra de Venise cette fois, "Sunset", un drame qui se déroulait à Budapest juste avant la guerre 14-18, et là ce fut un peu la douche écossaise : le film a terriblement déçu, et n’a connu qu’une carrière confidentielle en salles.
Donc il y avait pas mal d’attente des festivaliers ici pour découvrir son nouveau film, "Orphan". C’est une fois de plus un film d’époque, puisque Nemes nous entraîne cette fois dans le Budapest de 1957.
Il n’a pas choisi cette époque au hasard puisque la capitale hongroise a raté l’année précédente son insurrection contre le pouvoir communiste et est désormais contrôlée par le pouvoir soviétique. C’est dans ce contexte qu’on suit la quête d’Andor, un adolescent qui est persuadé que son père, soldat pendant la seconde guerre mondiale, va revenir un jour et n’accepte pas que sa mère accueille dans sa vie Berend, un homme fruste, moitié boucher moitié escroc, qui veut l’adopter.
Le film a de vraies qualités : l’ambiance des années 50 est reconstituée de manière très vivante, pas du tout appliquée, la photo du film est sublime, et le rôle de Berend est assuré par Grégory Gadebois. Cet ancien membre de la Comédie-Française est sans doute un des acteurs les plus géniaux du cinéma français et ici encore, même doublé en hongrois, il crève littéralement l’écran. Hugues Dayez (rtbf.be)

