ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

A PROPOS
Le réalisateur d'Aguirre, la colère de Dieu
a tourné, il y a de nombreuses années, ces deux documentaires, restés
inédits. On ne l'y voit jamais mais c'est pourtant lui, son tempérament
et ses passions, qui en sont le vrai sujet. Dans La Soufrière
(1976), il s'approche de ce volcan de la Guadeloupe au moment où son
explosion, d'ampleur nucléaire, menace. La ville de Basse-Terre a été
évacuée, on n'y voit que des chiens qui rôdent ou des chiens crevés.
Filmant ces images dignes d'une superproduction de science-fiction,
Herzog semble le « dernier des hommes », prêt à faire face à la fin du
monde avec sa caméra. Et puis le volcan n'explose pas et le cinéaste se
retrouve auteur, selon ses mots savoureux, d'« un film sur une catastrophe inévitable qui n'a pas eu lieu »... Dans Gasherbrum, la montagne lumineuse
(1984), il s'approche cette fois de l'Himalaya, en compagnie de
l'alpiniste Reinhold Messner. Un homme de défis en qui il se reconnaît.
Tous deux évoquent le même idéal : marcher jusqu'au bout du monde.
Exploit physique et visions métaphysiques se confondent. Lorsque Messner
parle de son rapport aux formes des sommets, aux lignes des parois
rocheuses, Herzog filme un possédé qui fait de la montagne une
expérience esthétique, comme lui fait du cinéma un art qui repousse les
limites. Une folie inquiétante passe dans ces documentaires. Mais aussi
le frisson d'une confrontation au monde, exaltante. Frédéric Strauss (Télérama)
Ciné classique
dimanche 22 mars
2015 à 18h00
présenté par Louis Mathieu, Président de l'association Cinéma Parlant
Tarif unique "Printemps du cinéma" 3,50€
Soirée organisée dans le cadre de la semaine de langue allemande (8e édition)
LES ASCENSIONS DE WERNER HERZOG
de Werner Herzog
Film documentaire
Allemagne - 1976 -1h15 - version originale sous titrée
Projection de deux documentaires de Werner Herzog.
La Soufrière : En 1976, Herzog se rend en Guadeloupe alors que le volcan de La Soufrière menace d'entrer en éruption. D'après les sismographes, s'annonce une catastrophe inévitable dont la puissance pourrait être équivalente à celle de cinq bombes atomiques. 75 000 habitants sont alors évacués de Basse-Terre. Herzog part à la rencontre d’une poignée d’habitants qui ont choisi de rester, au péril de leur vie.
Gasherbrum : Les alpinistes Reinhold Messner et Hans Kammerlander, entreprennent l'ascension de deux sommets de l'Himalaya culminant à 8000 mètres, d'une seule traite, sans camp fixe, sans radio ni oxygène. Messner a déjà gravi ces deux sommets, mais les enchaîner ainsi, sans retour au camp de base, serait un exploit inédit.
http://media.potemkine.fr/film/dossierpresse/herzog-dpweb.pdf
A PROPOS
Le réalisateur d'Aguirre, la colère de Dieu
a tourné, il y a de nombreuses années, ces deux documentaires, restés
inédits. On ne l'y voit jamais mais c'est pourtant lui, son tempérament
et ses passions, qui en sont le vrai sujet. Dans La Soufrière
(1976), il s'approche de ce volcan de la Guadeloupe au moment où son
explosion, d'ampleur nucléaire, menace. La ville de Basse-Terre a été
évacuée, on n'y voit que des chiens qui rôdent ou des chiens crevés.
Filmant ces images dignes d'une superproduction de science-fiction,
Herzog semble le « dernier des hommes », prêt à faire face à la fin du
monde avec sa caméra. Et puis le volcan n'explose pas et le cinéaste se
retrouve auteur, selon ses mots savoureux, d'« un film sur une catastrophe inévitable qui n'a pas eu lieu »... Dans Gasherbrum, la montagne lumineuse
(1984), il s'approche cette fois de l'Himalaya, en compagnie de
l'alpiniste Reinhold Messner. Un homme de défis en qui il se reconnaît.
Tous deux évoquent le même idéal : marcher jusqu'au bout du monde.
Exploit physique et visions métaphysiques se confondent. Lorsque Messner
parle de son rapport aux formes des sommets, aux lignes des parois
rocheuses, Herzog filme un possédé qui fait de la montagne une
expérience esthétique, comme lui fait du cinéma un art qui repousse les
limites. Une folie inquiétante passe dans ces documentaires. Mais aussi
le frisson d'une confrontation au monde, exaltante. Frédéric Strauss (Télérama)