ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

LA VIE D'UNE FEMME - Cap ciné - 2026-09-18

Cap ciné - vendredi 18 septembre à 20h30

LA VIE D'UNE FEMME de Charline Bourgeois-Tacquet

LA VIE D'UNE FEMME - Cap ciné - 2026-09-18

Cap ciné - vendredi 18 septembre à 14h00

LA VIE D'UNE FEMME de Charline Bourgeois-Tacquet

LE CHATEAU DANS LE CIEL - Ciné Manga - 2026-09-22

Ciné Manga - mardi 22 septembre à 20h00

LE CHATEAU DANS LE CIEL de Hayao Miyazaki

THE NEON PEOPLE - Ciné Rencontre - 2026-10-05

Ciné Rencontre - lundi 05 octobre à 14h00

THE NEON PEOPLE de Jean-Baptiste Thoret

LES RÊVEURS - Soirée rencontre - 2026-10-05

Soirée rencontre - lundi 05 octobre à 20h00

LES RÊVEURS de Isabelle Carré

SCOTT PILGRIM - Plans Cultes - 2026-10-06

Plans Cultes - mardi 06 octobre à 20h00

SCOTT PILGRIM de Edgar Wright

TERRASSE COMMUNE - Ciné Doc - 2026-10-08

Ciné Doc - jeudi 08 octobre à 20h00

TERRASSE COMMUNE de Vincent Robinot

CLOUD ATLAS - Séance spéciale - 2026-10-12

Séance spéciale - lundi 12 octobre à 09h30

CLOUD ATLAS de Tom Tykwer, Lilly Wachowski, Lana Wachowski

MON FILS PRÉSIDENT - Avant première / Rencontre - 2026-10-13

Avant première / Rencontre - mardi 13 octobre à 20h00

MON FILS PRÉSIDENT de Mathias Mlekuz

L'AMOUR FLOU - Soirée rencontre - 2026-10-15

Soirée rencontre - jeudi 15 octobre à 20h00

L'AMOUR FLOU de Romane Bohringer & Philippe Rebbot

28 JOURS PLUS TARD - Plans Cultes - 2026-10-31

Plans Cultes - samedi 31 octobre à 20h00

28 JOURS PLUS TARD de Danny Boyle

28 SEMAINES PLUS TARD de Juan Carlos Fresnadillo

KILL BILL : THE WHOLE BLOODY AFFAIR - Plans Cultes - 2026-11-17

Plans Cultes - mardi 17 novembre à 19h00

KILL BILL : THE WHOLE BLOODY AFFAIR de Quentin Tarantino

DUNE : TROISIÈME PARTIE - Avant-première - 2026-12-15

Avant-première - mardi 15 décembre à 20h00

DUNE : TROISIÈME PARTIE de Denis Villeneuve

SHAOLIN SOCCER - Plans Cultes - 2026-12-15

Plans Cultes - mardi 15 décembre à 19h30

SHAOLIN SOCCER de Stephen Chow

CRAZY KUNG-FU de Stephen Chow

VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU - Plans Cultes - 2027-01-12

Plans Cultes - mardi 12 janvier à 20h00

VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU de Milos Forman

COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL - Plans Cultes - 2027-02-13

Plans Cultes - samedi 13 février à 20h00

COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL de Roger Michell

TRAINSPOTTING - Plans Cultes - 2027-03-09

Plans Cultes - mardi 09 mars à 20h00

TRAINSPOTTING de Danny Boyle

T2 TRAINSPOTTING de Danny Boyle

MATRIX - Plans Cultes - 2027-04-06

Plans Cultes - mardi 06 avril à 20h00

MATRIX de Lana & Lilly Wachowski

MATRIX RELOADED - Plans Cultes - 2027-04-13

Plans Cultes - mardi 13 avril à 20h00

MATRIX RELOADED de Lana & Lilly Wachowski

MATRIX REVOLUTIONS - Plans Cultes - 2027-04-20

Plans Cultes - mardi 20 avril à 20h00

MATRIX REVOLUTIONS de Lana & Lilly Wachowski

LA CITÉ DE DIEU - Plans Cultes - 2027-05-04

Plans Cultes - mardi 04 mai à 20h00

LA CITÉ DE DIEU de Fernando Meirelles & Kátia Lund

THELMA ET LOUISE - Plans Cultes - 2027-06-01

Plans Cultes - mardi 01 juin à 20h00

THELMA ET LOUISE de Ridley Scott

12 JOURS - Raymond Depardon

A PROPOS

Un nouveau chapitre de la longue observation des rapports entre la folie et la justice par Raymond Depardon.

Depardon a filmé à plusieurs reprises les institutions juridiques et hospitalières, notammement psychiatriques (Urgences, Délits flagrants, 10e Chambre, etc.).12 jours s'inscrit dans cette veine de son cinéma documentaire, qui saisit les premiers contacts entre un individu enfermé (contrevenant, auteur de délit et/ou personne souffrant d'un déséquilibre mental) et l'institution qui va le confronter à la loi.

12 jours, c'est le temps imparti à la justice, depuis 2013, en France, pour qu'un juge estime si un malade mental hospitalisé sans son consentement (ce qu'on appelle couramment "interné" ou "interné de force") est justifié ou non, et si son séjour doit être prolongé ou non. La liberté ou sa privation, au moins encore pour un temps. La question est grave, selon surtout le souhait qu'en a le citoyen concerné.

Quelques individus hospitalisés depuis moins de douze jours, vont défiler, dans la petite pièce de l'hôpital où ils sont retenus, devant le juge qui suit leur dossier (quatre magistrats vont intervenir dans le film). Le juge fait le point avec eux, les circonstances de leur enfermement, leur passé psychaitrique et judiciaire (parfois très lourd), laisse la parole au malade puis à son avocat. Il fait état des rapports des médecins, puis statue.

Le dispositif, comme souvent chez Depardon, est très simple : des champs contrechamps, en l'occurrence. Et toujours aussi efficace. De film en film, au fil de l'évolution de la technique, l'image et le son ont gagné en profondeur. A la seconde où un être humain entre dans le champ, c'est un univers qui apparaît soudain, des vies meurtries, des crimes, la folie, la violence, la famille, le travail, etc. Chaque individu est un individu unique, aurait-on envie de dire, et c'est que qu'offre depuis toujours Depardon à la société : grâce au cinéma, il n'enferme jamais un homme ou une femme dans un cas psychiatrique, dans une prison formelle qui l'écraserait. L'enfermé est par définition fragilisé, quand on le confronte face à une institution administrative assez impressionnante. Depardon, avec sa caméra, sans rien faire, semble se protéger un peu et c'est bouleversant. C'est une fois de plus magnifique et implacable.

Jean Baptiste Morain (Les inrocks)

Soirée rencontre
jeudi 29 mars 2018 à 20h00

En présence de Natalie Giloux,  psychiatre, Marion Primevert, présidente au Tribunal de Grande Instance de Paris, Isabelle Gandais, vice-présidente du Tribunal de Grande Instance d'Angers et Monika Pasquini, bâtonnier.


12 JOURS

de Raymond Depardon

Documentaire
FRANCE - 2017 - 1h27 - Cannes 2017

Avant 12 jours, les personnes hospitalisées en psychiatrie sans leur consentement sont présentées en audience, d’un côté un juge, de l’autre un patient, entre eux naît un dialogue sur le sens du mot liberté et de la vie. 
http://12jours-lefilm.com/

A PROPOS

Un nouveau chapitre de la longue observation des rapports entre la folie et la justice par Raymond Depardon.

Depardon a filmé à plusieurs reprises les institutions juridiques et hospitalières, notammement psychiatriques (Urgences, Délits flagrants, 10e Chambre, etc.).12 jours s'inscrit dans cette veine de son cinéma documentaire, qui saisit les premiers contacts entre un individu enfermé (contrevenant, auteur de délit et/ou personne souffrant d'un déséquilibre mental) et l'institution qui va le confronter à la loi.

12 jours, c'est le temps imparti à la justice, depuis 2013, en France, pour qu'un juge estime si un malade mental hospitalisé sans son consentement (ce qu'on appelle couramment "interné" ou "interné de force") est justifié ou non, et si son séjour doit être prolongé ou non. La liberté ou sa privation, au moins encore pour un temps. La question est grave, selon surtout le souhait qu'en a le citoyen concerné.

Quelques individus hospitalisés depuis moins de douze jours, vont défiler, dans la petite pièce de l'hôpital où ils sont retenus, devant le juge qui suit leur dossier (quatre magistrats vont intervenir dans le film). Le juge fait le point avec eux, les circonstances de leur enfermement, leur passé psychaitrique et judiciaire (parfois très lourd), laisse la parole au malade puis à son avocat. Il fait état des rapports des médecins, puis statue.

Le dispositif, comme souvent chez Depardon, est très simple : des champs contrechamps, en l'occurrence. Et toujours aussi efficace. De film en film, au fil de l'évolution de la technique, l'image et le son ont gagné en profondeur. A la seconde où un être humain entre dans le champ, c'est un univers qui apparaît soudain, des vies meurtries, des crimes, la folie, la violence, la famille, le travail, etc. Chaque individu est un individu unique, aurait-on envie de dire, et c'est que qu'offre depuis toujours Depardon à la société : grâce au cinéma, il n'enferme jamais un homme ou une femme dans un cas psychiatrique, dans une prison formelle qui l'écraserait. L'enfermé est par définition fragilisé, quand on le confronte face à une institution administrative assez impressionnante. Depardon, avec sa caméra, sans rien faire, semble se protéger un peu et c'est bouleversant. C'est une fois de plus magnifique et implacable.

Jean Baptiste Morain (Les inrocks)