ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT - Ciné Jazz - 2026-03-26

Ciné Jazz - jeudi 26 mars à 20h00

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT de Johan Grimonprez

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES - Ciné Rencontre - 2026-03-30

Ciné Rencontre - lundi 30 mars à 20h00

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES de Nicolas Contant & Sylvain Beaulieu

CE QU'IL RESTE DE NOUS - Soirée Rencontre - 2026-04-01

Soirée Rencontre - mercredi 01 avril à 20h00

CE QU'IL RESTE DE NOUS de Cherien Dabis

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST - Plans Cultes - 2026-04-07

Plans Cultes - mardi 07 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST de Sergio Leone

TORI ET LOKITA - Cinélégende - 2026-04-09

Cinélégende - jeudi 09 avril à 20h00

TORI ET LOKITA de Jean Pierre & Luc Dardenne

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION - Plans Cultes - 2026-04-14

Plans Cultes - mardi 14 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION de Sergio Leone

LES CONTES DU POMMIER - Ciné goûter - 2026-04-14

Ciné goûter - mardi 14 avril à 14h00

LES CONTES DU POMMIER de Jean-Claude Rozec, Patrik Pass, Léon Vidmar et David Sukup

JUSTE UNE ILLUSION - Ciné Cosy - 2026-04-17

Ciné Cosy - vendredi 17 avril à 14h00

JUSTE UNE ILLUSION de Olivier Nakache & Eric Toledano

UNE FILLE EN OR - Soirée Rencontre - 2026-04-17

Soirée Rencontre - vendredi 17 avril à 20h00

UNE FILLE EN OR de Jean-Luc Gaget

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE - Plans Cultes - 2026-04-21

Plans Cultes - mardi 21 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE de Sergio Leone

LES ÂMES BOSSALES - Ciné Doc - 2026-04-23

Ciné Doc - jeudi 23 avril à 20h00

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TOUT VA BIEN - Ciné Doc - 2026-04-30

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TOUT VA BIEN de Thomas Ellis

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN - Séance spéciale - 2026-05-04

Séance spéciale - lundi 04 mai à 20h00

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN de Guillaume Ribot

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CHANTAGE - Ciné concert - 2026-05-13

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CHANTAGE de Alfred Hitchcock

VIENDRA LE FEU - Oliver Laxe

A PROPOS

Oliver Laxe aime la nature, du moins se repose-t-il sur elle pour essayer d’en puiser la force et la part sacrée. Dans Mimosas, la voie de l'Atlas son précédent long-métrage présenté à la Semaine de la Critique en 2016 où il avait obtenu le Grand Prix, le Haut Atlas marocain devenait un territoire mythologique où un présent chimérique se télescopait avec un passé légendaire. La mise en scène ample, précise et emprunte de mystère créait des moments de pure sidération. Le même ensorcellement ne tarde pas à se mettre en place dans ce Viendra le feu où des plans de nuit d’une forêt majestueuse met d’emblée le spectateur face quelque chose de plus grand que lui. La main de l’homme ne tarde pas à briser et abîmer cette nature souveraine. Les arbres tombent un à un. Dans un raccord parfait, on distingue bientôt un épais dossier qui circule de main en main. En voyant ces piles de papier on est obligé de penser à ce bois sacrifié dans la séquence précédente. On se dit qu’une contamination est bien à l’œuvre ici. En off, on apprend qu’un homme, accusé d’avoir provoqué un incendie dans la montagne galicienne où il habite seul avec sa mère, s’apprête à être libéré.
 
Le retour au bercail d’Amador Coro, dont le physique triste lui donne l'allure d'un personnage d’un film de Kaurismaki, a quelque chose de puissant et troublant. Une musique d’opéra dramatise ce moment. Oliver Laxe va suivre petit à petit ce retour au monde d’un personnage dont tout le monde se méfie. Nous sommes dans un village au milieu des montagnes retiré de tout. Amador retrouve sa mère, une vieille paysanne qui accueille cet enfant un peu maudit avec amour et tendresse. La parole est rare, les gestes mesurés. La caméra d’Oliver Laxe ne brusque rien, elle observe, scrute, révèle. Des plans larges viennent rappeler comme chez Terence Malick, la puissance de ce qui nous entoure. L’homme est lentement adopté par la communauté malgré les provocations que quelques-uns. Amador peut même espérer à un peu d’amour autre que maternel, mais comme l’annonce le titre, viendra le feu qui recouvrira la vallée, laissant les hommes démunis et l’homme que tout accuse est obligé de baisser la tête à nouveau. Un film puissant.
 
Thomas Baurez (Première)

Avant-première
samedi 24 août 2019 à 20h15

En présence de Oliver Laxe, réalisateur
 
Présenté cette année en sélection officielle du Festival de Cannes, Viendra le feu a reçu le Prix du jury Un Certain Regard
et le Prix de la meilleure création sonore.

Sortie le 4 septembre 2019

Soirée organisée dans le cadre des Ateliers d'Angers en collaboration avec l'association "Premiers Plans"


VIENDRA LE FEU

de Oliver Laxe

avec Amador Arias, Benedicta Sánchez, Elena Mar Fernandez
ESPAGNE - FRANCE - LUXEMBOURG - 2019 - 1h15 - VOST - Prix du jury Un Certain Regard Cannes 2019

Amador Coro a été condamné pour avoir provoqué un incendie. Lorsqu’il sort de prison, personne ne l’attend. Il retourne dans son village niché dans les montagnes de la Galice où vivent sa mère, Benedicta, et leurs trois vaches. Leurs vies s’écoulent lentement, au rythme apaisé de la nature. Jusqu’au jour où un feu vient à dévaster la région.                      

http://distrib.pyramidefilms.com/pyramide-distribution-prochainement/viendra-le-feu.html

A PROPOS

Oliver Laxe aime la nature, du moins se repose-t-il sur elle pour essayer d’en puiser la force et la part sacrée. Dans Mimosas, la voie de l'Atlas son précédent long-métrage présenté à la Semaine de la Critique en 2016 où il avait obtenu le Grand Prix, le Haut Atlas marocain devenait un territoire mythologique où un présent chimérique se télescopait avec un passé légendaire. La mise en scène ample, précise et emprunte de mystère créait des moments de pure sidération. Le même ensorcellement ne tarde pas à se mettre en place dans ce Viendra le feu où des plans de nuit d’une forêt majestueuse met d’emblée le spectateur face quelque chose de plus grand que lui. La main de l’homme ne tarde pas à briser et abîmer cette nature souveraine. Les arbres tombent un à un. Dans un raccord parfait, on distingue bientôt un épais dossier qui circule de main en main. En voyant ces piles de papier on est obligé de penser à ce bois sacrifié dans la séquence précédente. On se dit qu’une contamination est bien à l’œuvre ici. En off, on apprend qu’un homme, accusé d’avoir provoqué un incendie dans la montagne galicienne où il habite seul avec sa mère, s’apprête à être libéré.
 
Le retour au bercail d’Amador Coro, dont le physique triste lui donne l'allure d'un personnage d’un film de Kaurismaki, a quelque chose de puissant et troublant. Une musique d’opéra dramatise ce moment. Oliver Laxe va suivre petit à petit ce retour au monde d’un personnage dont tout le monde se méfie. Nous sommes dans un village au milieu des montagnes retiré de tout. Amador retrouve sa mère, une vieille paysanne qui accueille cet enfant un peu maudit avec amour et tendresse. La parole est rare, les gestes mesurés. La caméra d’Oliver Laxe ne brusque rien, elle observe, scrute, révèle. Des plans larges viennent rappeler comme chez Terence Malick, la puissance de ce qui nous entoure. L’homme est lentement adopté par la communauté malgré les provocations que quelques-uns. Amador peut même espérer à un peu d’amour autre que maternel, mais comme l’annonce le titre, viendra le feu qui recouvrira la vallée, laissant les hommes démunis et l’homme que tout accuse est obligé de baisser la tête à nouveau. Un film puissant.
 
Thomas Baurez (Première)