ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE - Ciné Rencontre - 2026-05-22

Ciné Rencontre - vendredi 22 mai à 21h30

LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE de Dominique Rocher

NUCLÉAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE - Ciné Rencontre - 2026-05-26

Ciné Rencontre - mardi 26 mai à 20h00

NUCLÉAIRE, COMMENT IL VA RUINER LA FRANCE de Laure Noualhat & Clarisse Feletin

LA SOIF DU MAL - Dans le rétro - 2026-05-28

Dans le rétro - jeudi 28 mai à 16h00

LA SOIF DU MAL de Orson Welles

NUESTRA TIERRA - Ciné Doc - 2026-05-29

Ciné Doc - vendredi 29 mai à 18h00

NUESTRA TIERRA de Lucrecia Martel

D'UN MONDE À L'AUTRE - Avant première / Rencontre - 2026-06-01

Avant première / Rencontre - lundi 01 juin à 20h00

D'UN MONDE À L'AUTRE de Jérémie Renier

BOUCHRA - Soirée rencontre - 2026-06-03

Soirée rencontre - mercredi 03 juin à 20h00

BOUCHRA de Orian Barki & Meriem Bennani

IRON MAIDEN : BURNING AMBITION - Ciné Rock - 2026-06-04

Ciné Rock - jeudi 04 juin à 20h00

IRON MAIDEN : BURNING AMBITION de Malcolm Venville

LES SENTINELLES - Ciné Doc - 2026-06-08

Ciné Doc - lundi 08 juin à 20h00

LES SENTINELLES de Pierre Pezerat

LE ROI ET L'OISEAU - Ciné Rencontre - 2026-06-11

Ciné Rencontre - jeudi 11 juin à 20h00

LE ROI ET L'OISEAU de Paul Grimault

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT - Carte blanche aux Ambassadeurs - 2026-06-19

Carte blanche aux Ambassadeurs - vendredi 19 juin à 22h00

VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT de Ariane Louis-Seize

UNDER THE SILVER LAKE - David Robert Mitchell

A PROPOS

Vous êtes fan de Lynch, Hitchcock, Kubrick, Wilder, Cukor, de Palma ou, allez, Gondry ? Parfait ! - de toute façon la liste est incomplète -. Car si vous n’avez pas encore vu Under the Silver Lake de David Robert Mitchell, vous allez vous ré-ga-ler ! Et si vous n’êtes pas un cinéphile aguerri, pas grave, car ce film joyeusement perché aurait pu être une mini série Netflix, histoire de vous situer sa richesse narrative.

Los Angeles : depuis son balcon, Sam mate aux jumelles sa voisine les seins à l’air, donnant à manger à ses oiseaux en cage et une nouvelle résidente, Sarah, lolita à chapeau et chien-chien, qui vient se faire bronzer au bord de la piscine. Sauf que Sam n’est pas James Stewart plâtré et coincé dans Fenêtre sur cour d’Hitchcock, mais un glandeur (cherche-t- il à faire carrière à Hollywood ?). Il a du mal à rompre le cordon avec sa maman, qui l’appelle tous les jours dans un délirant dialogue de sourds. Il lui fait croire qu’il a du boulot, elle est en boucle sur Janet Gaynor, star du muet dont elle est une fan absolue. Sauf que Sam est presque à la rue, à 48 heures d’être expulsé de son appartement pour loyers impayés et va se faire saisir sa voiture, encore pour traites impayées ; manifestement il n’est pas scénariste comme Joe Gillis dans Sunset Boulevard, pourtant dans les mêmes emmerdements financiers. Sauf qu’un tueur de chiens sévit dans le quartier. Sauf qu’en plus Sarah disparaît mystérieusement et que Sam décide d’enquêter sur tout ce désordre, en mode Philip Marlowe, mais version geek ado attardé qui voit des signes partout.

Le ton est donné dès les premières minutes hitchockiennes à souhait (et son fameux travelling contrarié, pour les amateurs de techniques). David Robert Mitchell nous embarque vite dans son joyeux manège et bazar de citations, hommages et clins d’œil pour cinéphiles, et surtout une intrigue en mille feuilles à coups de soirées hypes et bigarrées, rencontres avec rock stars, gourous, starlettes délurées et surtout la mise à jour d’un complot aux dimensions stratosphériques. Un manège à la fois comique, dérangeant comme du Mulholland Drive ou complètement barge. Bref, le curseur fait le yoyo non stop.

Présenté en 2018 à Cannes, ce labyrinthe cinématographique qu’on peut voir et revoir à volonté, tellement il est truffé d’indices cachés (après l’avoir visionné, vous pouvez faire un tour sur des forums qui font l’inventaire vertigineux des signes, codes et dessins en tout genre, semés et cachés volontairement ou pas par David Robert Mitchell), est indiscutablement destiné, dans quelques années, à entrer dans la catégorie la plus spéciale du septième art : « culte ».

François Roque (aVoir-aLire.com)

La soirée des Ambassadeurs
lundi 10 février 2020 à 20h00

Soirée ouverte à tous
Film sélectionné et présenté par les ambassadeurs du cinéma d'Angers

Séance organisée en collaboration avec Cinéma Parlant


UNDER THE SILVER LAKE

de David Robert Mitchell

avec Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace
USA - 2018 - 2h19 - VOST - Cannes 2018

À Los Angeles, Sam, 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. Lorsque Sarah, une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance à sa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers la ville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Cité des Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond de scandales et de conspirations.
http://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/under-the-silver-lake/

A PROPOS

Vous êtes fan de Lynch, Hitchcock, Kubrick, Wilder, Cukor, de Palma ou, allez, Gondry ? Parfait ! - de toute façon la liste est incomplète -. Car si vous n’avez pas encore vu Under the Silver Lake de David Robert Mitchell, vous allez vous ré-ga-ler ! Et si vous n’êtes pas un cinéphile aguerri, pas grave, car ce film joyeusement perché aurait pu être une mini série Netflix, histoire de vous situer sa richesse narrative.

Los Angeles : depuis son balcon, Sam mate aux jumelles sa voisine les seins à l’air, donnant à manger à ses oiseaux en cage et une nouvelle résidente, Sarah, lolita à chapeau et chien-chien, qui vient se faire bronzer au bord de la piscine. Sauf que Sam n’est pas James Stewart plâtré et coincé dans Fenêtre sur cour d’Hitchcock, mais un glandeur (cherche-t- il à faire carrière à Hollywood ?). Il a du mal à rompre le cordon avec sa maman, qui l’appelle tous les jours dans un délirant dialogue de sourds. Il lui fait croire qu’il a du boulot, elle est en boucle sur Janet Gaynor, star du muet dont elle est une fan absolue. Sauf que Sam est presque à la rue, à 48 heures d’être expulsé de son appartement pour loyers impayés et va se faire saisir sa voiture, encore pour traites impayées ; manifestement il n’est pas scénariste comme Joe Gillis dans Sunset Boulevard, pourtant dans les mêmes emmerdements financiers. Sauf qu’un tueur de chiens sévit dans le quartier. Sauf qu’en plus Sarah disparaît mystérieusement et que Sam décide d’enquêter sur tout ce désordre, en mode Philip Marlowe, mais version geek ado attardé qui voit des signes partout.

Le ton est donné dès les premières minutes hitchockiennes à souhait (et son fameux travelling contrarié, pour les amateurs de techniques). David Robert Mitchell nous embarque vite dans son joyeux manège et bazar de citations, hommages et clins d’œil pour cinéphiles, et surtout une intrigue en mille feuilles à coups de soirées hypes et bigarrées, rencontres avec rock stars, gourous, starlettes délurées et surtout la mise à jour d’un complot aux dimensions stratosphériques. Un manège à la fois comique, dérangeant comme du Mulholland Drive ou complètement barge. Bref, le curseur fait le yoyo non stop.

Présenté en 2018 à Cannes, ce labyrinthe cinématographique qu’on peut voir et revoir à volonté, tellement il est truffé d’indices cachés (après l’avoir visionné, vous pouvez faire un tour sur des forums qui font l’inventaire vertigineux des signes, codes et dessins en tout genre, semés et cachés volontairement ou pas par David Robert Mitchell), est indiscutablement destiné, dans quelques années, à entrer dans la catégorie la plus spéciale du septième art : « culte ».

François Roque (aVoir-aLire.com)