ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

PRINCESSE MONONOKÉ - Ciné Manga - 2024-05-21

Ciné Manga - mardi 21 mai à 21h00

PRINCESSE MONONOKÉ de Hayao Miyazaki

LES CHOSES HUMAINES - Soirée Rencontre - 2024-05-21

Soirée Rencontre - mardi 21 mai à 20h00

LES CHOSES HUMAINES de Yvan Attal

MARCELLO MIO - Avant-première - 2024-05-21

Avant-première - mardi 21 mai à 20h30

MARCELLO MIO de Christophe Honoré

C'EST COMME ÇA - Avant-première - 2024-05-23

Avant-première - jeudi 23 mai à 20h00

C'EST COMME ÇA de Sarah Bellanger

ANGERS, TEXAS : TEN YEARS AFTER - Festival Levitation - 2024-05-25

Festival Levitation - samedi 25 mai à 11h00

ANGERS, TEXAS : TEN YEARS AFTER de Antony Bou

NOS QUARTIERS ONT DE LA GUEULE ! - Ciné Doc - 2024-05-28

Ciné Doc - mardi 28 mai à 20h00

NOS QUARTIERS ONT DE LA GUEULE ! de Mohand Koroghli

LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES - Ciné Doc - 2024-05-28

Ciné Doc - mardi 28 mai à 20h00

LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES de Asmae El Moudir

LES SENTINELLES - Ciné Doc - 2024-05-30

Ciné Doc - jeudi 30 mai à 20h00

LES SENTINELLES de Pierre Pezerat

POURQUOI TU SOURIS ? - Avant-Première / Rencontre - 2024-06-03

Avant-Première / Rencontre - lundi 03 juin à 20h00

POURQUOI TU SOURIS ? de Christine Paillard & Chad Chenouga

20 JOURS A MARIOUPOL - Ciné Doc - 2024-06-04

Ciné Doc - mardi 04 juin à 20h00

20 JOURS A MARIOUPOL de Mstyslav Tchernov

SANS COEUR - Soirée rencontre - 2024-06-11

Soirée rencontre - mardi 11 juin à 20h00

SANS COEUR de Nara Normande & Tião

SISTERS WITH TRANSISTORS - Lisa Rovner

A PROPOS

Raconté par Laurie Anderson et nourri de formidables archives, un hymne aux pionnières de la musique électronique et aux horizons sonores qu’elles ont ouvert depuis les années 1930.
"La technologie est prodigieusement libératrice, elle pulvérise les structures du pouvoir. La musique électronique a attiré naturellement les femmes. On se passait des structures dominées par les hommes : radios, salles de concert, maisons de disques. Mais l'histoire semble nous avoir oubliées." Qui mieux que la compositrice américaine Laurie Spiegel peut résumer l'amnésie collective qui frappe les pionnières des musiques électronique, concrète ou électroacoustique ? Pourquoi son nom, comme ceux de Clara Rockmore, Daphne Oram, Bebe Barron, Delia Derbyshire, Pauline Oliveros, Wendy Carlos, Eliane Radigue ou Suzanne Ciani restent-ils aujourd'hui méconnus, quand Pierre Schaeffer, Karlheinz Stockhausen ou Pierre Henry ont atteint la notoriété ? Elles n'en ont pas moins, chacune à leur manière, défriché de nouveaux territoires, composant la bande-son d'un XXe siècle technologique, ivre de vitesse, d'énergie et de bruit. Armées de leurs synthétiseurs, oscilloscopes, platines et séquenceurs, elles ont traversé l'histoire, souvent en solitaires, des années 1950 aux années 1980, créant des ponts entre la composition savante, la scène expérimentale, le cinéma, la télévision et la publicité. Des espaces de liberté et de créativité que le monde de la musique traditionnelle ne leur accordait pas jusqu'alors...
Constitué de témoignages et d'archives précieuses, le documentaire de Lisa Rovner redonne voix et visage à ces exploratrices de dimensions musicales littéralement inouïes à leur époque. Au coeur de leurs studios-laboratoires, peuplés d'enchevêtrements de câbles multicolores, de bandes magnétiques, d'ordinateurs primitifs et de générateurs géants, ces fortes personnalités ont pris leur destin en main au mépris des usages, pour revendiquer leur indépendance de démiurges sonores. Ce récit vibrant, raconté par l'Américaine Laurie Anderson, autre grande figure de l'expérimentation musicale, leur rend justice.

Elles Festival / Chabada
lundi 16 octobre 2023 à 19h45

19h45 : SISTERS WITH TRANSISTORS
21h45 : AMY

Tarif spécial soirée : 10€ les 2 films sinon tarifs habituels


SISTERS WITH TRANSISTORS

de Lisa Rovner

Documentaire
GRANDE BRETAGNE - 2021 - 1h26 - VOST

Documentaire sur les pionnières de la musique électronique dont les expériences radicales du XXe siècle ont redéfini les frontières de la musique. Le film présente des musiciennes célèbres comme Wendy Carlos (Orange mécanique, Shining, Tron), Clara Rockmore, Suzanne Ciani, Laurie Spiegel, Pauline Oliveros, Delia Derbyshire, Daphne Oram, Éliane Radigue, Maryanne Amacher et Bebe Barron. La narratrice est Laurie Anderson, artiste pionnière de la musique électronique des années 1980.
https://sisterswithtransistors.com/

A PROPOS

Raconté par Laurie Anderson et nourri de formidables archives, un hymne aux pionnières de la musique électronique et aux horizons sonores qu’elles ont ouvert depuis les années 1930.
"La technologie est prodigieusement libératrice, elle pulvérise les structures du pouvoir. La musique électronique a attiré naturellement les femmes. On se passait des structures dominées par les hommes : radios, salles de concert, maisons de disques. Mais l'histoire semble nous avoir oubliées." Qui mieux que la compositrice américaine Laurie Spiegel peut résumer l'amnésie collective qui frappe les pionnières des musiques électronique, concrète ou électroacoustique ? Pourquoi son nom, comme ceux de Clara Rockmore, Daphne Oram, Bebe Barron, Delia Derbyshire, Pauline Oliveros, Wendy Carlos, Eliane Radigue ou Suzanne Ciani restent-ils aujourd'hui méconnus, quand Pierre Schaeffer, Karlheinz Stockhausen ou Pierre Henry ont atteint la notoriété ? Elles n'en ont pas moins, chacune à leur manière, défriché de nouveaux territoires, composant la bande-son d'un XXe siècle technologique, ivre de vitesse, d'énergie et de bruit. Armées de leurs synthétiseurs, oscilloscopes, platines et séquenceurs, elles ont traversé l'histoire, souvent en solitaires, des années 1950 aux années 1980, créant des ponts entre la composition savante, la scène expérimentale, le cinéma, la télévision et la publicité. Des espaces de liberté et de créativité que le monde de la musique traditionnelle ne leur accordait pas jusqu'alors...
Constitué de témoignages et d'archives précieuses, le documentaire de Lisa Rovner redonne voix et visage à ces exploratrices de dimensions musicales littéralement inouïes à leur époque. Au coeur de leurs studios-laboratoires, peuplés d'enchevêtrements de câbles multicolores, de bandes magnétiques, d'ordinateurs primitifs et de générateurs géants, ces fortes personnalités ont pris leur destin en main au mépris des usages, pour revendiquer leur indépendance de démiurges sonores. Ce récit vibrant, raconté par l'Américaine Laurie Anderson, autre grande figure de l'expérimentation musicale, leur rend justice.

AMY - Asif Kapadia

A PROPOS

Jamais depuis « Farenheit 9/11 » de Michael Moore un documentaire n'a drainé autant de spectateurs dans les salles en Grande-Bretagne. Au pays natal d'Amy Winehouse comme dans le monde entier, l'impact émotionnel de la sortie de « Amy », réalisé par Asif Kapadia, déjà à l'origine d'un film sur le pilote de F 1 Ayrton Senna, s'annonce phénoménal. Salué par la critique, il a fait sensation au dernier Festival de Cannes, et ce n'est que justice.
Car « Amy » n'est pas l'un de ces docus hagiographiques, compilant les témoignages élogieux, trop souvent consacrés aux stars. Il nous plonge avec une vérité et une cruauté renversantes au coeur de l'intimité d'une petite fille issue d'une famille modeste du nord de Londres, devenue en quelques années, et deux albums splendides, la plus grande star de la soul et du jazz, à la voix comparable à celles d'Ella Fitzgerald ou de Sarah Vaughan. Et foudroyée en pleine gloire, à l'âge de 27 ans, comme Jimi Hendrix, Brian Jones ou Kurt Cobain, après avoir abusé de toutes sortes de drogues et d'alcool.
Un destin brisé que les images, souvent inédites, reconstituent sans l'ombre d'un filtre. Enfant de la génération télé et vidéo, Amy a été filmée partout et tout le temps. On la découvre gamine chantant « Happy Birthday » avec ses copines, d'une voix déjà impressionnante. Elle raconte qu'elle était boulimique et se faisait vomir. On est saisi par la beauté de ce diamant brut, répétant avec un groupe de jazz local, sous l'oeil d'un manageur qui flaire illico la future star. On la voit en tournée roupillant et blaguant dans un van avec ses musiciens, puis tomber dans la toile toxique de son grand amour et futur mari, Blake Fielder, un réalisateur de clips junkie qui l'initiera au crack et à l'héroïne.
La déchéance d'Amy Winehouse coïncide avec le faîte de sa gloire. « Fille normale » exclusivement passionnée par la musique, psychologiquement fragile, la pin-up aux piercings, aux tatouages et au maquillage surchargé ne résiste pas à la pression du succès et à la traque permanente des paparazzis. Ils campent en permanence devant ses fenêtres à Camden Town, la suivent titubant dans la rue, la harcèlent jusque dans sa cuisine. On la voit supplier, pleurer. Elle sombre en direct lors de son dernier concert en Serbie, totalement ivre et incapable de chanter.
Le jour où son père, qu'elle aimait tant, l'invite à la rejoindre dans une île des Caraïbes, c'est devant les caméras d'une émission de téléréalité. Sa mort, le 23 juillet 2011, provoque un tsunami parmi ses fans. Les images de son corps emporté par la police sont terribles. Celles de son dernier enregistrement, en duo avec le vieux crooner Tony Bennett qu'elle vénérait tant, constituent l'un des moments les plus magiques. Petite chose abîmée au sourire timide, elle retrouve son timbre intense pour interpréter « Body and Soul » dans les bras du chanteur qui l'encourage. Et livre une performance inoubliable.
Le Parisien (8/7/2015)

AMY

de Asif Kapadia

Documentaire
USA - 2015 - 2h07 - VOST

Dotée d’un talent unique au sein de sa génération, Amy Winehouse a immédiatement capté l’attention du monde entier. Authentique artiste jazz, elle se servait de ses dons pour l’écriture et l’interprétation afin d’analyser ses propres failles. Cette combinaison de sincérité à l’état brut et de talent ont donné vie à certaines des chansons les plus populaires de notre époque. Mais l’attention permanente des médias et une vie personnelle compliquée associées à un succès planétaire et un mode de vie instable ont fait de la vie d’Amy Winehouse un château de cartes à l’équilibre précaire.Le grand public a célébré son immense succès tout en jugeant à la hâte ses faiblesses. Ce talent si salvateur pour elle a fini par être la cause même de sa chute. Avec les propres mots d’Amy Winehouse et des images inédites, Asif Kapadia nous raconte l’histoire de cette incroyable artiste, récompensée par six Grammy Awards.

A PROPOS

Jamais depuis « Farenheit 9/11 » de Michael Moore un documentaire n'a drainé autant de spectateurs dans les salles en Grande-Bretagne. Au pays natal d'Amy Winehouse comme dans le monde entier, l'impact émotionnel de la sortie de « Amy », réalisé par Asif Kapadia, déjà à l'origine d'un film sur le pilote de F 1 Ayrton Senna, s'annonce phénoménal. Salué par la critique, il a fait sensation au dernier Festival de Cannes, et ce n'est que justice.
Car « Amy » n'est pas l'un de ces docus hagiographiques, compilant les témoignages élogieux, trop souvent consacrés aux stars. Il nous plonge avec une vérité et une cruauté renversantes au coeur de l'intimité d'une petite fille issue d'une famille modeste du nord de Londres, devenue en quelques années, et deux albums splendides, la plus grande star de la soul et du jazz, à la voix comparable à celles d'Ella Fitzgerald ou de Sarah Vaughan. Et foudroyée en pleine gloire, à l'âge de 27 ans, comme Jimi Hendrix, Brian Jones ou Kurt Cobain, après avoir abusé de toutes sortes de drogues et d'alcool.
Un destin brisé que les images, souvent inédites, reconstituent sans l'ombre d'un filtre. Enfant de la génération télé et vidéo, Amy a été filmée partout et tout le temps. On la découvre gamine chantant « Happy Birthday » avec ses copines, d'une voix déjà impressionnante. Elle raconte qu'elle était boulimique et se faisait vomir. On est saisi par la beauté de ce diamant brut, répétant avec un groupe de jazz local, sous l'oeil d'un manageur qui flaire illico la future star. On la voit en tournée roupillant et blaguant dans un van avec ses musiciens, puis tomber dans la toile toxique de son grand amour et futur mari, Blake Fielder, un réalisateur de clips junkie qui l'initiera au crack et à l'héroïne.
La déchéance d'Amy Winehouse coïncide avec le faîte de sa gloire. « Fille normale » exclusivement passionnée par la musique, psychologiquement fragile, la pin-up aux piercings, aux tatouages et au maquillage surchargé ne résiste pas à la pression du succès et à la traque permanente des paparazzis. Ils campent en permanence devant ses fenêtres à Camden Town, la suivent titubant dans la rue, la harcèlent jusque dans sa cuisine. On la voit supplier, pleurer. Elle sombre en direct lors de son dernier concert en Serbie, totalement ivre et incapable de chanter.
Le jour où son père, qu'elle aimait tant, l'invite à la rejoindre dans une île des Caraïbes, c'est devant les caméras d'une émission de téléréalité. Sa mort, le 23 juillet 2011, provoque un tsunami parmi ses fans. Les images de son corps emporté par la police sont terribles. Celles de son dernier enregistrement, en duo avec le vieux crooner Tony Bennett qu'elle vénérait tant, constituent l'un des moments les plus magiques. Petite chose abîmée au sourire timide, elle retrouve son timbre intense pour interpréter « Body and Soul » dans les bras du chanteur qui l'encourage. Et livre une performance inoubliable.
Le Parisien (8/7/2015)