ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

DUNE : PART ONE - Avant-Première / Soirée Dune - 2024-02-27

Avant-Première / Soirée Dune - mardi 27 février à 17h30

DUNE : PART ONE de Denis Villeneuve

DUNE : PART TWO de Denis Villeneuve

LA GUERRE DES BOUTONS - Plans Kids - 2024-02-27

Plans Kids - mardi 27 février à 13h30

LA GUERRE DES BOUTONS de Yves Robert

LES TOUTES PETITES CRÉATURES - Ciné Goûter - 2024-02-29

Ciné Goûter - jeudi 29 février à 15h30

LES TOUTES PETITES CRÉATURES de Lucy Izzard

IL N'Y A PAS D'OMBRE DANS LE DÉSERT - Soirée Rencontre - 2024-03-05

Soirée Rencontre - mardi 05 mars à 20h00

IL N'Y A PAS D'OMBRE DANS LE DÉSERT de Yossi Aviram

LES PETITS SINGULIERS - Ciné Goûter - 2024-03-07

Ciné Goûter - jeudi 07 mars à 13h30

LES PETITS SINGULIERS Collectif

NOUS N'AVONS PAS PEUR DES RUINES - Ciné Doc - 2024-03-11

Ciné Doc - lundi 11 mars à 20h00

NOUS N'AVONS PAS PEUR DES RUINES de Yannis Youlountas

GHOST IN THE SHELL - Plans Cultes - 2024-03-12

Plans Cultes - mardi 12 mars à 20h00

GHOST IN THE SHELL de Mamoru Oshii

PAPRIKA de Satoshi Kon

PAR LA FENÊTRE OU PAR LA PORTE - Ciné Doc - 2024-03-14

Ciné Doc - jeudi 14 mars à 20h00

PAR LA FENÊTRE OU PAR LA PORTE de Jean-Pierre Bloc

MÊME SI TU VAS SUR LA LUNE - Ciné Doc - 2024-03-18

Ciné Doc - lundi 18 mars à 20h00

MÊME SI TU VAS SUR LA LUNE de Laurent Rodriguez

JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES - Soirée Rencontre - 2024-03-21

Soirée Rencontre - jeudi 21 mars à 20h00

JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES de Jeanne Herry

PRIMADONNA - Ciné fac - 2024-03-21

Ciné fac - jeudi 21 mars à 20h00

PRIMADONNA de Marta Savina

IL RESTE ENCORE DEMAIN - Ciné Cosy - 2024-03-22

Ciné Cosy - vendredi 22 mars à 13h15

IL RESTE ENCORE DEMAIN de de Paola Cortellesi

LA FORÊT C'EST LA CLASSE ! - Ciné Doc - 2024-03-26

Ciné Doc - mardi 26 mars à 20h00

LA FORÊT C'EST LA CLASSE ! de Daniel Schlosser

PROMISED LAND - Soirée CinéConf - 2024-04-11

Soirée CinéConf - jeudi 11 avril à 20h00

PROMISED LAND de Gus Van Sant

GHOST DOG : LA VOIE DU SAMOURAÏ - Plans Cultes - 2024-04-16

Plans Cultes - mardi 16 avril à 20h00

GHOST DOG : LA VOIE DU SAMOURAÏ de Jim Jarmusch

CASINO - Plans Cultes - 2024-05-14

Plans Cultes - mardi 14 mai à 20h00

CASINO de Martin Scorsese

MAUVAISES FILLES - Émérance Dubas

A PROPOS

Pour son premier long-métrage, Émérance Dubas donne la parole à cinq femmes placées, durant leur adolescence, en maison de correction, levant le voile sur l’enfer de ces institutions…
Édith, Michèle, Éveline, Fabienne et Marie-Christine témoignent de leur expérience – forte de mauvais traitements, d’humiliations en tous genres, de privation affective, d’enfermement et de séquelles psychologiques et sociales irrémédiables… accumulée lors de leur placement au « Bon Pasteur », maison de correction (active de 1829 jusque dans les années 1970) réservée aux jeunes filles abandonnées, aux « mauvaises filles », aux « filles mères » et autres filles dites « perdues »…
Saisissant dès ses premières minutes – où la voix-off de l’une de ces « rescapées » (Édith) guide le spectateur tandis que la caméra explore les ruines d’un ancien institut du Bon-Pasteur avant que ne commence un entretien face-caméra avec une autre de ces cinq femmes – Mauvaises filles marque en premier lieu par sa grande pudeur : à l’exception d’Édith (qui n’apparait pas à l’écran mais dont la voix revient plusieurs fois au cours du film afin de partager ses souvenirs) les protagonistes sont en effet filmées avec un respect évident, la caméra semblant se poser comme une confidente à laquelle elles accordent une confiance totale, certaines parlant alors pour la toute première fois de leurs traumatismes.
L’autre élément frappant – révélé par ces confidences – vient de la force exceptionnelle émanant des protagonistes : chacune d’elles se révèle en effet, tout au long du film, d’un aplomb extraordinaire, soulignant aussi bien par ses propos que par son attitude, à quel point la seule chose leur ayant permis, une fois relâchées et livrées à elles-mêmes, de surmonter leurs traumatismes, était leur propre force intérieure…
Ce constat parfois implicite donne notamment lieu à des scènes profondément touchantes où plusieurs de ces femmes reconnaissent avoir frôlé la mort, commis des erreurs parfois très graves dans leur vie ou encore n’avoir pas su aimer pleinement à cause de leurs traumatismes, ainsi qu’une autre où l’une de ces anciennes « mauvaises filles » (Michèle) partage son expérience avec sa fille et ses petites-filles dans un geste de transmission hautement symbolique…
La réussite du long-métrage tient donc essentiellement à la grande intimité de son atmosphère, le film ne changeant de direction que pour les scènes montrant l’institut abandonné : à la clarté du jour très présente dans les entretiens succède alors une ambiance froide et anxiogène, comme si la caméra tentait de sonder les murs délabrés afin d’en faire ressurgir les fantômes.
Mauvaise Filles s’impose ainsi comme un superbe plaidoyer sur le devoir de mémoire, rendu possible par la prise de parole et la transmission du savoir.
Alexandre LEBRAC (culturopoing.com)

Soirée CinéConf
mardi 4 avril 2023 à 20h00

En présence de David Niget, maître de conférences en Histoire à l’Université d’Angers, spécialisé sur l'histoire de la jeunesse, et Emerance Dubas, la réalisatrice

Soirée organisée en collaboration avec l'association Cinéma Parlant


MAUVAISES FILLES

de Émérance Dubas

Documentaire
FRANCE - 2022 - 1h11

Insoumises, rebelles, incomprises ou simplement mal-aimées. Comme tant d’autres femmes, Édith, Michèle, Éveline et Fabienne ont été placées en maison de correction à l’adolescence.
Aujourd’hui, portée par une incroyable force de vie, chacune raconte son histoire et révèle le sort bouleversant réservé à ces « mauvaises filles » jusqu’à la fin des années 1970 en France.

https://www.arizonafilms.fr/films/mauvaises-filles/

A PROPOS

Pour son premier long-métrage, Émérance Dubas donne la parole à cinq femmes placées, durant leur adolescence, en maison de correction, levant le voile sur l’enfer de ces institutions…
Édith, Michèle, Éveline, Fabienne et Marie-Christine témoignent de leur expérience – forte de mauvais traitements, d’humiliations en tous genres, de privation affective, d’enfermement et de séquelles psychologiques et sociales irrémédiables… accumulée lors de leur placement au « Bon Pasteur », maison de correction (active de 1829 jusque dans les années 1970) réservée aux jeunes filles abandonnées, aux « mauvaises filles », aux « filles mères » et autres filles dites « perdues »…
Saisissant dès ses premières minutes – où la voix-off de l’une de ces « rescapées » (Édith) guide le spectateur tandis que la caméra explore les ruines d’un ancien institut du Bon-Pasteur avant que ne commence un entretien face-caméra avec une autre de ces cinq femmes – Mauvaises filles marque en premier lieu par sa grande pudeur : à l’exception d’Édith (qui n’apparait pas à l’écran mais dont la voix revient plusieurs fois au cours du film afin de partager ses souvenirs) les protagonistes sont en effet filmées avec un respect évident, la caméra semblant se poser comme une confidente à laquelle elles accordent une confiance totale, certaines parlant alors pour la toute première fois de leurs traumatismes.
L’autre élément frappant – révélé par ces confidences – vient de la force exceptionnelle émanant des protagonistes : chacune d’elles se révèle en effet, tout au long du film, d’un aplomb extraordinaire, soulignant aussi bien par ses propos que par son attitude, à quel point la seule chose leur ayant permis, une fois relâchées et livrées à elles-mêmes, de surmonter leurs traumatismes, était leur propre force intérieure…
Ce constat parfois implicite donne notamment lieu à des scènes profondément touchantes où plusieurs de ces femmes reconnaissent avoir frôlé la mort, commis des erreurs parfois très graves dans leur vie ou encore n’avoir pas su aimer pleinement à cause de leurs traumatismes, ainsi qu’une autre où l’une de ces anciennes « mauvaises filles » (Michèle) partage son expérience avec sa fille et ses petites-filles dans un geste de transmission hautement symbolique…
La réussite du long-métrage tient donc essentiellement à la grande intimité de son atmosphère, le film ne changeant de direction que pour les scènes montrant l’institut abandonné : à la clarté du jour très présente dans les entretiens succède alors une ambiance froide et anxiogène, comme si la caméra tentait de sonder les murs délabrés afin d’en faire ressurgir les fantômes.
Mauvaise Filles s’impose ainsi comme un superbe plaidoyer sur le devoir de mémoire, rendu possible par la prise de parole et la transmission du savoir.
Alexandre LEBRAC (culturopoing.com)