ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

INVINCIBLE ÉTÉ - Ciné Doc - 2026-02-23

Ciné Doc - lundi 23 février à 20h00

INVINCIBLE ÉTÉ de Stéphanie Pillonca

MARY ANNING - Ciné goûter - 2026-02-24

Ciné goûter - mardi 24 février à 14h00

MARY ANNING de Marcel Barelli

EPiC : ELVIS PRESLEY IN CONCERT - Ciné Rock - 2026-03-01

Ciné Rock - dimanche 01 mars à 18h00

EPiC : ELVIS PRESLEY IN CONCERT de Baz Luhrmann

UTOPIE ZÉRO CHÔMEUR - Ciné Doc - 2026-03-02

Ciné Doc - lundi 02 mars à 20h00

UTOPIE ZÉRO CHÔMEUR de Claude Baqué

D'UNE SEULE VOIX - Ciné Doc - 2026-03-05

Ciné Doc - jeudi 05 mars à 20h00

D'UNE SEULE VOIX de Tesslye Lopez et Isabelle Mandin

FURCY, NÉ LIBRE - Soirée Rencontre - 2026-03-05

Soirée Rencontre - jeudi 05 mars à 20h00

FURCY, NÉ LIBRE de Abd Al Malik

ALTER EGO - Ciné Cosy - 2026-03-06

Ciné Cosy - vendredi 06 mars à 14h00

ALTER EGO de Nicolas & Bruno

LE MAGNIFIQUE - Plans Cultes - 2026-03-10

Plans Cultes - mardi 10 mars à 20h00

LE MAGNIFIQUE de Philippe de Broca

LE PROFESSIONNEL de Georges Lautner

REMBRANDT - Ciné Rencontre - 2026-03-12

Ciné Rencontre - jeudi 12 mars à 20h00

REMBRANDT de Pierre Schoeller

CESSEZ-LE-FEU - Ciné Rencontre - 2026-03-16

Ciné Rencontre - lundi 16 mars à 10h00

CESSEZ-LE-FEU de Emmanuel Courcol

L'ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION - Ciné Doc - 2026-03-17

Ciné Doc - mardi 17 mars à 20h00

L'ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION de François-Xavier Drouet

L'AFFAIRE SK1 - Ciné Rencontre - 2026-03-19

Ciné Rencontre - jeudi 19 mars à 20h00

L'AFFAIRE SK1 de Frédéric Tellier

SHÉHÉRAZADE - Ciné Rencontre - 2026-03-23

Ciné Rencontre - lundi 23 mars à 20h00

SHÉHÉRAZADE de Jean-Bernard Marlin

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT - Ciné Jazz - 2026-03-26

Ciné Jazz - jeudi 26 mars à 20h00

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT de Johan Grimonprez

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES - Ciné Rencontre / Doc - 2026-03-30

Ciné Rencontre / Doc - lundi 30 mars à 20h00

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES de Nicolas Contant & Sylvain Beaulieu

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST - Plans Cultes - 2026-04-07

Plans Cultes - mardi 07 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST de Sergio Leone

TORI ET LOKITA - Cinélégende - 2026-04-09

Cinélégende - jeudi 09 avril à 20h00

TORI ET LOKITA de Jean Pierre & Luc Dardenne

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION - Plans Cultes - 2026-04-14

Plans Cultes - mardi 14 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION de Sergio Leone

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE - Plans Cultes - 2026-04-21

Plans Cultes - mardi 21 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE de Sergio Leone

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN - Séance spéciale - 2026-05-04

Séance spéciale - lundi 04 mai à 20h00

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN de Guillaume Ribot

BOOGIE NIGHTS - Plans Cultes - 2026-05-05

Plans Cultes - mardi 05 mai à 20h00

BOOGIE NIGHTS de Paul Thomas Anderson

200 MÈTRES - Ameen Nayfeh

A PROPOS

Le soir, ils se téléphonent et allument des lumières pour s’envoyer des baisers dans la nuit. Par-dessus le mur. Parfois, ils sont ensemble. Parce que Salwa, son épouse et leurs trois enfants le rejoignent dès que possible dans la maison de sa mère à lui, en Cisjordanie. Deux cents mètres, c’est la distance qui les sépare, à vol d’oiseau. Mustafa d’un côté, sa femme et ses trois enfants de l’autre, et ça fait des années que ça dure. Il travaille sur des chantiers, passe les checkpoints comme des milliers de Palestiniens, en troupeau derrière des grillages, se fait malmener, humilier, refouler, pour une carte périmée, un permis pas en règle. Mustafa est calme, presque résigné. Il suit les règles. Ce que montre d’abord ce premier long-métrage, sans pathos, mais avec densité et force, c’est la violence sourde de tous ces interdits au quotidien : dormir avec sa femme, border ses enfants, aller d’un endroit à un autre, travailler où l’on veut. Une vie empêchée, parmi d’autres vies empêchées entre Israël et la Palestine. Et puis, la fiction change de cap, imprime une urgence (un enfant blessé) et la nécessité de transgresser. Il devient road-movie, thriller : d’autres passagers s’invitent dans le voyage. Chacun a une bonne raison, certains ne disent pas toute la vérité. Et la peur monte à bord du minibus clandestin conduit par des passeurs peu scrupuleux. Même si le film est très ancré dans sa réalité particulière, il touche à l’universel par sa façon d’ouvrir le champ à toutes les absurdités. Qu’elles soient la conséquence d’un mur, de frontières, d’une guerre, toutes les impossibilités se ressemblent. Et donnent envie de hurler. Multiprimé dans les festivals, de Venise à Goa en passant par Thessalonique, ce premier long-métrage est un coup de maître. On pense aux fictions entravées de l’Iranien Asghar Farhadi, et aussi, dans l’obsession tranquille de Mustafa à continuer sa route malgré tout ce qui s’y oppose, à l’univers des frères belges, Jean-Pierre et Luc Dardenne. De même qu’il change de genre, le film mélange aussi les styles. Suivant pas à pas le personnage principal, incarné, habité devrait-on dire, par Ali Suliman, après une ouverture en plans larges, la caméra va et vient, suit des routes, semble se bloquer, ralentit, puis repart pour mieux se déployer à l’intérieur du véhicule, donner la parole aux uns et aux autres, embrasser le chaos. Et faire au bout du compte le portrait d’une humanité déchirée et déchirante. 

Isabelle Danel (Bande à part)

Soirée rencontre
jeudi 16 septembre 2021 à 20h00

en présence de Jean Yves Dubré et Jean-Paul Roche, Association France Palestine Solidarité


200 MÈTRES

de Ameen Nayfeh

avec Ali Suliman, Anna Unterberger, Lana Zreik
PALESTINE - 2020 - 1h37 - VOST

Mustafa d’un côté, Salwa et les enfants de l’autre, une famille vit séparée de chaque côté du Mur israélien à seulement 200 mètres de distance. Ils résistent au quotidien avec toute la ruse et la tendresse nécessaires pour « vivre » comme tout le monde, quand un incident grave vient bouleverser cet équilibre éphémère. Pour retrouver son fils blessé de l’autre côté, le père se lance dans une odyssée à travers les checkpoints, passager d’un minibus clandestin où les destins de chacun se heurtent aux entraves les plus absurdes.
https://shellacfilms.com/films/200-metres

A PROPOS

Le soir, ils se téléphonent et allument des lumières pour s’envoyer des baisers dans la nuit. Par-dessus le mur. Parfois, ils sont ensemble. Parce que Salwa, son épouse et leurs trois enfants le rejoignent dès que possible dans la maison de sa mère à lui, en Cisjordanie. Deux cents mètres, c’est la distance qui les sépare, à vol d’oiseau. Mustafa d’un côté, sa femme et ses trois enfants de l’autre, et ça fait des années que ça dure. Il travaille sur des chantiers, passe les checkpoints comme des milliers de Palestiniens, en troupeau derrière des grillages, se fait malmener, humilier, refouler, pour une carte périmée, un permis pas en règle. Mustafa est calme, presque résigné. Il suit les règles. Ce que montre d’abord ce premier long-métrage, sans pathos, mais avec densité et force, c’est la violence sourde de tous ces interdits au quotidien : dormir avec sa femme, border ses enfants, aller d’un endroit à un autre, travailler où l’on veut. Une vie empêchée, parmi d’autres vies empêchées entre Israël et la Palestine. Et puis, la fiction change de cap, imprime une urgence (un enfant blessé) et la nécessité de transgresser. Il devient road-movie, thriller : d’autres passagers s’invitent dans le voyage. Chacun a une bonne raison, certains ne disent pas toute la vérité. Et la peur monte à bord du minibus clandestin conduit par des passeurs peu scrupuleux. Même si le film est très ancré dans sa réalité particulière, il touche à l’universel par sa façon d’ouvrir le champ à toutes les absurdités. Qu’elles soient la conséquence d’un mur, de frontières, d’une guerre, toutes les impossibilités se ressemblent. Et donnent envie de hurler. Multiprimé dans les festivals, de Venise à Goa en passant par Thessalonique, ce premier long-métrage est un coup de maître. On pense aux fictions entravées de l’Iranien Asghar Farhadi, et aussi, dans l’obsession tranquille de Mustafa à continuer sa route malgré tout ce qui s’y oppose, à l’univers des frères belges, Jean-Pierre et Luc Dardenne. De même qu’il change de genre, le film mélange aussi les styles. Suivant pas à pas le personnage principal, incarné, habité devrait-on dire, par Ali Suliman, après une ouverture en plans larges, la caméra va et vient, suit des routes, semble se bloquer, ralentit, puis repart pour mieux se déployer à l’intérieur du véhicule, donner la parole aux uns et aux autres, embrasser le chaos. Et faire au bout du compte le portrait d’une humanité déchirée et déchirante. 

Isabelle Danel (Bande à part)