ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

C'EST COMME ÇA - Avant-première - 2024-05-23

Avant-première - jeudi 23 mai à 20h00

C'EST COMME ÇA de Sarah Bellanger

ANGERS, TEXAS : TEN YEARS AFTER - Festival Levitation - 2024-05-25

Festival Levitation - samedi 25 mai à 11h00

ANGERS, TEXAS : TEN YEARS AFTER de Antony Bou

NOS QUARTIERS ONT DE LA GUEULE ! - Ciné Doc - 2024-05-28

Ciné Doc - mardi 28 mai à 20h00

NOS QUARTIERS ONT DE LA GUEULE ! de Mohand Koroghli

LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES - Ciné Doc - 2024-05-28

Ciné Doc - mardi 28 mai à 20h00

LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES de Asmae El Moudir

LES SENTINELLES - Ciné Doc - 2024-05-30

Ciné Doc - jeudi 30 mai à 20h00

LES SENTINELLES de Pierre Pezerat

POURQUOI TU SOURIS ? - Avant-Première / Rencontre - 2024-06-03

Avant-Première / Rencontre - lundi 03 juin à 20h00

POURQUOI TU SOURIS ? de Christine Paillard & Chad Chenouga

20 JOURS A MARIOUPOL - Ciné Doc - 2024-06-04

Ciné Doc - mardi 04 juin à 20h00

20 JOURS A MARIOUPOL de Mstyslav Tchernov

SANS COEUR - Soirée rencontre - 2024-06-11

Soirée rencontre - mardi 11 juin à 20h00

SANS COEUR de Nara Normande & Tião

SANS COEUR - Nara Normande & Tião

A PROPOS

La mer caresse les yeux, la mer caresse les corps. Tout comme l’éclat du sable blanc sur la plage. Le soleil brille et réchauffe la peau douce de l’adolescence, pont de pierre glacé menant à la fin de l’innocence. Voilà comment Nara Normande et Tião posent les bases d’un récit bien plus nuancé qu’il n’y paraît.
Ce n’est ni tout à fait la chronique d’un été, ni tout à fait celui de la jeunesse brésilienne, ni vraiment le portrait social du Brésil. Et ce n’est certainement pas tout cela à la fois.
Présenté à la Mostra de Venise 2023, où il concourrait pour le Prix Orizzonti, Sans Cœur est un film à la frontière extrême de toutes les thématiques qu’il aborde, les embrassant comme les tentacules de la pieuvre saisissent les proies et les poussent tranquillement vers la bouche de l’animal.
Le récit slalome entre réalisme et onirisme comme le condense en elle seule l’image de cette baleine échouée en pleine forêt, entretenant toute l’ambiguïté d’une intrigue douce-amère. La photographie chatoyante, aux couleurs vives, la nature luxuriante, les corps desquels émanent la singulière beauté latino-américaine, apaisent pour de faux et tranchent avec le quotidien tendu des protagonistes. Même le montage se fait discret pour mieux laisser place à la violence silencieuse, tapie dans l’ombre des sourires, des plongeons et des chaudes nuits de fête, prête à bondir à la moindre occasion : un regard, un geste, un mot. Une toile de maître fascinante et malaisante sur laquelle genres et sexualités, filmés à hauteur d’homme, se construisent.
Et au milieu coule une rivière : celle des rapports humains.
Pourquoi les autres la nomment-elle Sans Cœur ? C’est ce que se demande Tamara. Cette question n’est pas qu’affaire de curiosité. Elle est aussi le moyen pour l’héroïne de vivre intensément ses derniers moments au village, comme si elle devait mourir après, et pose peut-être les jalons d’une quête de soi plus profonde.
Aux frontières d’un réel aussi magnifique qu’éruptif, Tamara et Sans Cœur, unies par une complicité naissante dont la puissance confère presque au magique, s’extraient dans un monde qui n’appartient qu’à elles, fait de partage et de découverte, tandis que non loin de là, la réalité attend bien sagement de les rattraper.
Une œuvre sidérante de complexité en toute simplicité.
Arthur Champilou (avoiralire.com)

Soirée rencontre
mardi 11 juin à 20h00

en présence de l'association Les Angegouines



SANS COEUR

de Nara Normande & Tião

avec Maya de Vicq, Eduarda Samara, Alaylson Emanuel
BRÉSIL - 2023 - 1h35 - VOST - Venise 2023

Été 1996, un village de pêcheurs dans le Nordeste brésilien. Tamara profite de ses dernières semaines avant de partir à Brasilia pour ses études. Un jour, elle entend parler d'une adolescente surnommée « Sans Cœur » en raison d'une cicatrice qui traverse sa poitrine. Au cours de l'été, Tamara se sent de plus en plus attirée par cette jeune fille mystérieuse.
https://lesvalseurs.com/film/sans-coeur/

A PROPOS

La mer caresse les yeux, la mer caresse les corps. Tout comme l’éclat du sable blanc sur la plage. Le soleil brille et réchauffe la peau douce de l’adolescence, pont de pierre glacé menant à la fin de l’innocence. Voilà comment Nara Normande et Tião posent les bases d’un récit bien plus nuancé qu’il n’y paraît.
Ce n’est ni tout à fait la chronique d’un été, ni tout à fait celui de la jeunesse brésilienne, ni vraiment le portrait social du Brésil. Et ce n’est certainement pas tout cela à la fois.
Présenté à la Mostra de Venise 2023, où il concourrait pour le Prix Orizzonti, Sans Cœur est un film à la frontière extrême de toutes les thématiques qu’il aborde, les embrassant comme les tentacules de la pieuvre saisissent les proies et les poussent tranquillement vers la bouche de l’animal.
Le récit slalome entre réalisme et onirisme comme le condense en elle seule l’image de cette baleine échouée en pleine forêt, entretenant toute l’ambiguïté d’une intrigue douce-amère. La photographie chatoyante, aux couleurs vives, la nature luxuriante, les corps desquels émanent la singulière beauté latino-américaine, apaisent pour de faux et tranchent avec le quotidien tendu des protagonistes. Même le montage se fait discret pour mieux laisser place à la violence silencieuse, tapie dans l’ombre des sourires, des plongeons et des chaudes nuits de fête, prête à bondir à la moindre occasion : un regard, un geste, un mot. Une toile de maître fascinante et malaisante sur laquelle genres et sexualités, filmés à hauteur d’homme, se construisent.
Et au milieu coule une rivière : celle des rapports humains.
Pourquoi les autres la nomment-elle Sans Cœur ? C’est ce que se demande Tamara. Cette question n’est pas qu’affaire de curiosité. Elle est aussi le moyen pour l’héroïne de vivre intensément ses derniers moments au village, comme si elle devait mourir après, et pose peut-être les jalons d’une quête de soi plus profonde.
Aux frontières d’un réel aussi magnifique qu’éruptif, Tamara et Sans Cœur, unies par une complicité naissante dont la puissance confère presque au magique, s’extraient dans un monde qui n’appartient qu’à elles, fait de partage et de découverte, tandis que non loin de là, la réalité attend bien sagement de les rattraper.
Une œuvre sidérante de complexité en toute simplicité.
Arthur Champilou (avoiralire.com)