ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

SHAUN LE MOUTON : LA BÊÊÊTE D'HALLOWEEN - Ciné goûter - 2026-10-27

Ciné goûter - mardi 27 octobre à 14h00

SHAUN LE MOUTON : LA BÊÊÊTE D'HALLOWEEN de Steve Cox & Matthew Walker

À LA SOURCE - Ciné Doc - 2026-10-29

Ciné Doc - jeudi 29 octobre à 20h00

À LA SOURCE de Bruno Deniel-Laurent

28 JOURS PLUS TARD - Plans Cultes - 2026-10-31

Plans Cultes - samedi 31 octobre à 19h30

28 JOURS PLUS TARD de Danny Boyle

28 SEMAINES PLUS TARD de Juan Carlos Fresnadillo

De la poussière dans les yeux - Ciné Doc - 2026-11-02

Ciné Doc - lundi 02 novembre à 20h00

DE LA POUSSIÈRE DANS LES YEUX de Anne Lorrière

Si tu tends l'oreille - Ciné Manga - 2026-11-05

Ciné Manga - jeudi 05 novembre à 20h30

SI TU TENDS L'OREILLE de Yoshifumi Kondo

Le cinéma ouvre ses sens ! 5 courts métrages - 5 sens - Séance spéciale - 2026-11-07

Séance spéciale - samedi 07 novembre à 10h00

LE CINÉMA OUVRE SES SENS ! 5 COURTS MÉTRAGES - 5 SENS

MOUSSA - Les odyssées africaines - 2026-11-09

Les odyssées africaines - lundi 09 novembre à 18h00

MOUSSA de Joshua Leftwitch et Dylan Mcandrew

UNE FOIS QUE TU SAIS - Ciné Doc - 2026-11-09

Ciné Doc - lundi 09 novembre à 20h00

UNE FOIS QUE TU SAIS de Emmanuel Cappellin

Le Monde à l'endroit - Ciné Doc - 2026-11-12

Ciné Doc - jeudi 12 novembre à 20h00

LE MONDE À L'ENDROIT de Sylvie Meyer

Demain je tombe amoureux - Avant-première - 2026-11-16

Avant-première - lundi 16 novembre à 20h00

DEMAIN JE TOMBE AMOUREUX de Martin Provost

KILL BILL : THE WHOLE BLOODY AFFAIR - Plans Cultes - 2026-11-17

Plans Cultes - mardi 17 novembre à 19h00

KILL BILL : THE WHOLE BLOODY AFFAIR de Quentin Tarantino

L'ARMÉE DU CRIME - Ciné Rencontre - 2026-11-18

Ciné Rencontre - mercredi 18 novembre à 14h00

L'ARMÉE DU CRIME de Robert Guédiguian

Demain est à nous - Ciné Doc - 2026-11-19

Ciné Doc - jeudi 19 novembre à 20h00

DEMAIN EST À NOUS de Gilles de Maistre

LE CHÂTEAU DE CAGLIOSTRO - Ciné Manga - 2026-11-20

Ciné Manga - vendredi 20 novembre à 18h00

LE CHÂTEAU DE CAGLIOSTRO de Hayao Miyazaki

Palombella Rossa - Ciné Classique - 2026-11-22

Ciné Classique - dimanche 22 novembre à 18h00

PALOMBELLA ROSSA de Nanni Moretti

LA MAISON DES FEMMES - Soirée Rencontre - 2026-11-25

Soirée Rencontre - mercredi 25 novembre à 20h00

LA MAISON DES FEMMES de Mélisa Godet

Les Hommes du Président - Cinélégende - 2026-12-14

Cinélégende - lundi 14 décembre à 20h15

LES HOMMES DU PRÉSIDENT de Alan J. Pakula

SHAOLIN SOCCER - Plans Cultes - 2026-12-15

Plans Cultes - mardi 15 décembre à 19h30

SHAOLIN SOCCER de Stephen Chow

CRAZY KUNG-FU de Stephen Chow

Dune : Troisième partie - Avant-première - 2026-12-15

Avant-première - mardi 15 décembre à 20h00

DUNE : TROISIÈME PARTIE de Denis Villeneuve

VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU - Plans Cultes - 2027-01-12

Plans Cultes - mardi 12 janvier à 20h00

VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU de Milos Forman

COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL - Plans Cultes - 2027-02-13

Plans Cultes - samedi 13 février à 20h00

COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL de Roger Michell

TRAINSPOTTING - Plans Cultes - 2027-03-09

Plans Cultes - mardi 09 mars à 20h00

TRAINSPOTTING de Danny Boyle

T2 TRAINSPOTTING de Danny Boyle

MATRIX - Plans Cultes - 2027-04-06

Plans Cultes - mardi 06 avril à 20h00

MATRIX de Lana & Lilly Wachowski

MATRIX RELOADED - Plans Cultes - 2027-04-13

Plans Cultes - mardi 13 avril à 20h00

MATRIX RELOADED de Lana & Lilly Wachowski

MATRIX - Plans Cultes - 2027-04-20

Plans Cultes - mardi 20 avril à 20h00

MATRIX de Lana & Lilly Wachowski

LA CITÉ DE DIEU - Plans Cultes - 2027-05-04

Plans Cultes - mardi 04 mai à 20h00

LA CITÉ DE DIEU de Fernando Meirelles & Kátia Lund

THELMA & LOUISE - Plans Cultes - 2027-06-01

Plans Cultes - mardi 1er juin à 20h00

THELMA & LOUISE de Ridley Scott

LES PIRES de Lise Akoka & Romane Gueret

A PROPOS

Premier long français présenté à Un Certain Regard, Les Pires a été l’une des séances les plus fortes en émotion depuis le début du festival. Immersion renversante à Boulogne-sur-Mer.
Cette semaine ressort en salles le film iconique de Jacques Doillon Le Petit Criminel. On y découvrait un garçon impressionnant, Gérald Thomassin, dont la prestation fut couronnée d’un César du meilleur espoir masculin en 1990. Aujourd’hui porté disparu, il est encore au centre de l’attention, moins pour ses rôles que pour les accusations qui planent sur lui (cf. L’Inconnu de la Poste). Le cinéma français a régulièrement porté aux nues de jeunes talents jusque-là inconnus. Certains poursuivent leur carrière d’actrices et d’acteurs, beaucoup ne réussissent pas à transformer l’essai. Lorsqu’ils cherchent de nouveaux visages, les films et celles et ceux qui les réalisent vendent un rêve trop souvent éphémère. C’est l’un des enjeux du premier long métrage de Lise Akoka et Romane Gueret, qui poursuivent le travail initié sur Chasse Royale, un court métrage multi primé. Les deux réalisatrices, également à l’origine de la série Tu préfères, mettent en scène un tournage à Boulogne-Sur-Mer. Les Pires démarre sur un casting, la caméra vidéo nous place dans la position d’un réalisateur et de son assistante qui sélectionnent les interprètes principaux du film qu’ils s’apprêtent à tourner. Il ne s’agit pas là d’archives du vrai casting devenues film documentaire, comme pouvaient l’être Luttes jeunesse, rushs de la préparation d’Une vie violente de Thierry de Peretti.
Ici, au cœur de la cité Picasso, tout est fiction bien qu’évidemment la sensation illusoire d’assister au tournage d’un « vrai » film est un carburant du plaisir de spectateur. Avec Coupez ! en ouverture, ce festival de Cannes porte la marque d’un cinéma qui se regarde faire et dissimule l’endroit précis de la fiction. Chez Lise Akoka et Romane Gueret, il y a une conscience du geste créatif combiné à un immense talent de direction d’acteurs et d’immersion dans un environnement social. Les comédiens qui incarnent Lily, Ryan, Maylis et Jessy sont tous époustouflants et la puissance de leur jeu, la véracité de leurs interactions au sein de leurs foyers ou avec des personnages éloignés de leur cité convoquent le même ébahissement que celui ressenti devant Petite Nature l’an dernier. Qu’ils jouent entre eux, leur rôle dans le film, ou celui du film dans le film, ils épatent et surpassent même les comédiens professionnels qui les accompagnent (l’acteur belge Johan Heldenbergh qui incarne le réalisateur, dans toute sa tendresse et ses excès, est un excellent choix, vecteur de situations comiques). Les deux réalisatrices sont conscientes des critiques inhérentes au territoire d’accueil du tournage, elles en ont vraisemblablement fait les frais sur leur précédent court-métrage. Quelle est leur responsabilité vis-à-vis de la population locale, des familles, du regard porté sur cet univers, de l’image créée ? Tout au long du film, et surtout dans une scène de bar qui donne la parole aux habitantes, des dialogues pointent du doigt les écueils d’un tournage qui s’installe : les places de parking toutes occupées, les enjeux de représentation d’un quartier dont on travaille la mixité sociale de longue haleine, et tout ce que ce tournage peut faire miroiter aux enfants, soudainement sortis du lot. On a rarement vu pareille réflexivité, exception faite du héros de Soy Libre, qui dans ses adresses à sa sœur réalisatrice pointait du doigt son instrumentalisation.
Nommer les risques ne suffit certainement pas à échapper à tous les dangers. Mais le film en est conscient, et assume ses choix. Comment ne pas associer l’utilisation pour une scène clé de milliers de pigeons encagés, soudainement libérés, avec ces personnages dont on filme l’émancipation par le tournage ? Eux aussi devront bien vite reprendre leur place dans les carcans qui étaient les leurs. La passion des colombophiles, mobilisés pour un instant de grâce, semble raison suffisante à la mise en place d’un tel dispositif. Il en va de même avec cette joie qui irrigue Les Pires, plaisir de semer le trouble et amour du jeu. C’est dans les duos que notre jubilation est la plus grande : entre les jeunes boulonnais (Lily et Jessy inventent l’histoire de leur couple fictif, Lily et Ryan dans un dialogue fraternel qui clôt les deux films) et entre les acteurs et l’équipe de tournage (Lily et l’assistante, Lily et le réalisateur). L’émotion est à son comble quand Lily confesse son amour pour Victor, l’ingé son. C’est un dialogue à table qui n’a, dans ce festival, d’égale intensité tragi-comique que l’échange entre Louis Garrel et Noémie Merlant dans L’Innocent, autre grande réussite cannoise. La présence commune à toutes les scènes citées de Mallory Wanecque, l’interprète de Lily, n’est pas un hasard. Si elle le désire, comme son personnage dans le film, espérons qu’elle ne cesse pas de jouer. Pour cela, on peut faire confiance à Lise Akoka et Romane Gueret, qui ont intégré à leur premier long-métrage Angélique Gernez, l’héroïne de Chasse Royale. On souhaite le meilleur aux Pires, et à tous ses acteurs, personnages et habitants.
Victor Courgeon (So film)

Avant-première
jeudi 25 août 2022 à 20h00

Séance présentée et suivie d'une rencontre avec Éric Lagesse, distributeur et président de Pyramide Films

Le film a fait partie de la sélection officielle Un Certain Regard cette année à Cannes. Les deux réalisatrices étaient déjà venues à Angers
en 2017 où leur court métrage, Chasse royale, avait reçu le Grand prix du jury et le prix d'interprétation masculine.

Soirée organisée en partenariat avec le Festival Premiers Plans


LES PIRES

de Lise Akoka & Romane Gueret

avec Mallory Wanecques, Timéo Mahaut, Johan Heldenbergh
FRANCE - 2022 - 1h39 - Prix un Certain Regard Cannes 2022

Un tournage va avoir lieu cité Picasso, à Boulogne-Sur-Mer, dans le nord de la France. Lors du casting, quatre ados, Lily, Ryan, Maylis et Jessy sont choisis pour jouer dans le film. Dans le quartier, tout le monde s’étonne : pourquoi n’avoir pris que « les pires » ?

http://distrib.pyramidefilms.com/pyramide-distribution-prochainement/les-pires.html

A PROPOS

Premier long français présenté à Un Certain Regard, Les Pires a été l’une des séances les plus fortes en émotion depuis le début du festival. Immersion renversante à Boulogne-sur-Mer.
Cette semaine ressort en salles le film iconique de Jacques Doillon Le Petit Criminel. On y découvrait un garçon impressionnant, Gérald Thomassin, dont la prestation fut couronnée d’un César du meilleur espoir masculin en 1990. Aujourd’hui porté disparu, il est encore au centre de l’attention, moins pour ses rôles que pour les accusations qui planent sur lui (cf. L’Inconnu de la Poste). Le cinéma français a régulièrement porté aux nues de jeunes talents jusque-là inconnus. Certains poursuivent leur carrière d’actrices et d’acteurs, beaucoup ne réussissent pas à transformer l’essai. Lorsqu’ils cherchent de nouveaux visages, les films et celles et ceux qui les réalisent vendent un rêve trop souvent éphémère. C’est l’un des enjeux du premier long métrage de Lise Akoka et Romane Gueret, qui poursuivent le travail initié sur Chasse Royale, un court métrage multi primé. Les deux réalisatrices, également à l’origine de la série Tu préfères, mettent en scène un tournage à Boulogne-Sur-Mer. Les Pires démarre sur un casting, la caméra vidéo nous place dans la position d’un réalisateur et de son assistante qui sélectionnent les interprètes principaux du film qu’ils s’apprêtent à tourner. Il ne s’agit pas là d’archives du vrai casting devenues film documentaire, comme pouvaient l’être Luttes jeunesse, rushs de la préparation d’Une vie violente de Thierry de Peretti.
Ici, au cœur de la cité Picasso, tout est fiction bien qu’évidemment la sensation illusoire d’assister au tournage d’un « vrai » film est un carburant du plaisir de spectateur. Avec Coupez ! en ouverture, ce festival de Cannes porte la marque d’un cinéma qui se regarde faire et dissimule l’endroit précis de la fiction. Chez Lise Akoka et Romane Gueret, il y a une conscience du geste créatif combiné à un immense talent de direction d’acteurs et d’immersion dans un environnement social. Les comédiens qui incarnent Lily, Ryan, Maylis et Jessy sont tous époustouflants et la puissance de leur jeu, la véracité de leurs interactions au sein de leurs foyers ou avec des personnages éloignés de leur cité convoquent le même ébahissement que celui ressenti devant Petite Nature l’an dernier. Qu’ils jouent entre eux, leur rôle dans le film, ou celui du film dans le film, ils épatent et surpassent même les comédiens professionnels qui les accompagnent (l’acteur belge Johan Heldenbergh qui incarne le réalisateur, dans toute sa tendresse et ses excès, est un excellent choix, vecteur de situations comiques). Les deux réalisatrices sont conscientes des critiques inhérentes au territoire d’accueil du tournage, elles en ont vraisemblablement fait les frais sur leur précédent court-métrage. Quelle est leur responsabilité vis-à-vis de la population locale, des familles, du regard porté sur cet univers, de l’image créée ? Tout au long du film, et surtout dans une scène de bar qui donne la parole aux habitantes, des dialogues pointent du doigt les écueils d’un tournage qui s’installe : les places de parking toutes occupées, les enjeux de représentation d’un quartier dont on travaille la mixité sociale de longue haleine, et tout ce que ce tournage peut faire miroiter aux enfants, soudainement sortis du lot. On a rarement vu pareille réflexivité, exception faite du héros de Soy Libre, qui dans ses adresses à sa sœur réalisatrice pointait du doigt son instrumentalisation.
Nommer les risques ne suffit certainement pas à échapper à tous les dangers. Mais le film en est conscient, et assume ses choix. Comment ne pas associer l’utilisation pour une scène clé de milliers de pigeons encagés, soudainement libérés, avec ces personnages dont on filme l’émancipation par le tournage ? Eux aussi devront bien vite reprendre leur place dans les carcans qui étaient les leurs. La passion des colombophiles, mobilisés pour un instant de grâce, semble raison suffisante à la mise en place d’un tel dispositif. Il en va de même avec cette joie qui irrigue Les Pires, plaisir de semer le trouble et amour du jeu. C’est dans les duos que notre jubilation est la plus grande : entre les jeunes boulonnais (Lily et Jessy inventent l’histoire de leur couple fictif, Lily et Ryan dans un dialogue fraternel qui clôt les deux films) et entre les acteurs et l’équipe de tournage (Lily et l’assistante, Lily et le réalisateur). L’émotion est à son comble quand Lily confesse son amour pour Victor, l’ingé son. C’est un dialogue à table qui n’a, dans ce festival, d’égale intensité tragi-comique que l’échange entre Louis Garrel et Noémie Merlant dans L’Innocent, autre grande réussite cannoise. La présence commune à toutes les scènes citées de Mallory Wanecque, l’interprète de Lily, n’est pas un hasard. Si elle le désire, comme son personnage dans le film, espérons qu’elle ne cesse pas de jouer. Pour cela, on peut faire confiance à Lise Akoka et Romane Gueret, qui ont intégré à leur premier long-métrage Angélique Gernez, l’héroïne de Chasse Royale. On souhaite le meilleur aux Pires, et à tous ses acteurs, personnages et habitants.
Victor Courgeon (So film)