ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

LE CHANT DES FORÊTS - Cap ciné - 2026-01-09

Cap ciné - vendredi 09 janvier à 20h30

LE CHANT DES FORÊTS de Vincent Munier

LE CHANT DES FORÊTS - Cap ciné - 2026-01-09

Cap ciné - vendredi 09 janvier à 14h00

LE CHANT DES FORÊTS de Vincent Munier

ORANGE MÉCANIQUE - Plans Cultes - 2026-01-13

Plans Cultes - mardi 13 janvier à 20h00

ORANGE MÉCANIQUE de Stanley Kubrick

FATHER MOTHER SISTER BROTHER - Ciné Cosy - 2026-01-16

Ciné Cosy - vendredi 16 janvier à 14h00

FATHER MOTHER SISTER BROTHER de Jim Jarmusch

MAGUY MARIN : L'URGENCE D'AGIR - Ciné danse - 2026-01-25

Ciné danse - dimanche 25 janvier à 18h00

MAGUY MARIN : L'URGENCE D'AGIR de David Mambouch

EDEN A L'OUEST - Cinélégende - 2026-02-09

Cinélégende - lundi 09 février à 20h00

EDEN A L'OUEST de Costa Gavras

ERIN BROCKOVICH, SEULE CONTRE TOUS - Soirée CinéConf - 2026-02-12

Soirée CinéConf - jeudi 12 février à 20h00

ERIN BROCKOVICH, SEULE CONTRE TOUS de Steven Soderbergh

INVINCIBLE ÉTÉ - Ciné Doc - 2026-02-23

Ciné Doc - lundi 23 février à 20h00

INVINCIBLE ÉTÉ de Stéphanie Pillonca

UTOPIE ZÉRO CHÔMEUR - Ciné Doc - 2026-03-02

Ciné Doc - lundi 02 mars à 20h00

UTOPIE ZÉRO CHÔMEUR de Claude Baqué

CASCADEUSES - Ciné Doc - 2026-03-09

Ciné Doc - lundi 09 mars à 20h00

CASCADEUSES de Elena Avdija

LE MAGNIFIQUE - Plans Cultes - 2026-03-10

Plans Cultes - mardi 10 mars à 20h00

LE MAGNIFIQUE de Philippe de Broca

LE PROFESSIONNEL de Georges Lautner

L'ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION - Ciné Doc - 2026-03-17

Ciné Doc - mardi 17 mars à 20h00

L'ÉVANGILE DE LA RÉVOLUTION de François-Xavier Drouet

SHÉHÉRAZADE - Ciné Rencontre - 2026-03-23

Ciné Rencontre - lundi 23 mars à 20h00

SHÉHÉRAZADE de Jean-Bernard Marlin

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT - Ciné Jazz - 2026-03-26

Ciné Jazz - jeudi 26 mars à 20h00

SOUNDTRACK TO A COUP D'ÉTAT de Johan Grimonprez

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES - Ciné doc / rencontre - 2026-03-30

Ciné doc / rencontre - lundi 30 mars à 20h00

CONTRE TOUTE LUMIÈRE DANSENT MES OMBRES de Nicolas Contant & Sylvain Beaulieu

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST - Plans Cultes - 2026-04-07

Plans Cultes - mardi 07 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L'OUEST de Sergio Leone

TORI ET LOKITA - Cinélégende - 2026-04-09

Cinélégende - jeudi 09 avril à 20h00

TORI ET LOKITA de Jean Pierre & Luc Dardenne

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION - Plans Cultes - 2026-04-14

Plans Cultes - mardi 14 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION de Sergio Leone

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE - Plans Cultes - 2026-04-21

Plans Cultes - mardi 21 avril à 20h00

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE de Sergio Leone

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN - Séance spéciale - 2026-05-04

Séance spéciale - lundi 04 mai à 20h00

JE N’AVAIS QUE LE NÉANT - SHOAH PAR LANZMANN de Guillaume Ribot

BOOGIE NIGHTS - Plans Cultes - 2026-05-05

Plans Cultes - mardi 05 mai à 20h00

BOOGIE NIGHTS de Paul Thomas Anderson

LE FIL - Daniel Auteuil

A PROPOS

Pour sa cinquième réalisation, après ses trois Pagnol (La Fille du puisatier, 2011 ; Marius, Fanny, 2013) et Amoureux de ma femme (2018), Daniel Auteuil  a opté pour l’adaptation, coécrite par lui-même et le scénariste Steven Mitz, de l’un des cas traités par l’ancien avocat lillois Maître Mô (Jean-Yves Moyart) dans son recueil Au guet-apens : chroniques de la justice pénale ordinaire (2011). Un scénario très rigoureusement structuré, qui accumule preuves et contradictions, doutes et certitudes, tenant le spectateur en haleine de bout en bout. Et, contrairement à la tradition des films de prétoire, qui veut que tout s’achève soit dans la conviction (Autopsie d’un meurtre/Anatomy of a Murder, Otto Preminger, 1959), soit dans la perplexité (Anatomie d’une chute, Justine Triet, 2023), Le Fil enchaîne des coups de théâtre sidérants et se termine par un plan qui force le spectateur à l’interpréter (très difficilement) par rapport à l’ensemble du récit.
Ce dernier est mené très vigoureusement, Auteuil ayant eu recours à une réalisation privilégiant la visualisation à outrance de tous les éléments informatifs. Ainsi, pour les flash-back, interrompt-il un début de dialogue par la visualisation du reste du texte écrit, créant de la sorte une linéarité visuelle qui se fond dans la dynamique d’ensemble, entretenue par les très nombreux travellings avant ou arrière qui suivent les déplacements des uns et des autres. Une réalisation très réfléchie et audacieuse, sans doute la meilleure de l’acteur-réalisateur. Ce à quoi s’ajoute la qualité générale de l’interprétation. Et plus particulièrement celle des deux protagonistes. Auteuil semble se surpasser dans sa manière d’exprimer successivement les différents sentiments éprouvés par son personnage, sa passion professionnelle, sa détermination à mener à bien une véritable enquête, plus psychologique que criminelle, ses craintes devant des obstacles inattendus, sa certitude finale teintée du flou qu’implique le recours de chacun à « l’intime conviction ». Mais aussi celle de l’excellent Grégory Gadebois, qui, ici, fait se succéder toute une série, à peine perceptible, de micro-gestes et de micro-expressions d’une complexité expressive qui contribue magistralement à la composition d’un personnage difficilement cernable. De leur côté, Sidse Babett Knudsen et Alice Belaïdi, dans les courts rôles respectifs de l’ex-épouse de l’avocat de la défense et de l’avocate générale, sont tout aussi brillantes de vérité dans leur jeu. Une réussite indéniable, qui devrait inciter Daniel Auteuil à retourner une sixième fois derrière la caméra.
Michel Cieutat (Bande à part)

Soirée Rencontre
jeudi 13 mars 2025 à 20h00

suivi d'une rencontre avec des professionnels de la Justice

Soirée organisée dans le cadre du "Festival du Film Judiciaire - 4e édition" en collaboration avec Cinéma Parlant et le CDAD 49


LE FIL

de Daniel Auteuil

avec Grégory Gadebois, Daniel Auteuil, Sidse Babett Knudsen
FRANCE - 2024 - 1h55 - Cannes 2024

Depuis qu'il a fait innocenter un meurtrier récidiviste, Maître Jean Monier ne prend plus de dossiers criminels. La rencontre avec Nicolas Milik, père de famille accusé du meurtre de sa femme, le touche et fait vaciller ses certitudes. Convaincu de l'innocence de son client, il est prêt à tout pour lui faire gagner son procès aux assises, retrouvant ainsi le sens de sa vocation.

A PROPOS

Pour sa cinquième réalisation, après ses trois Pagnol (La Fille du puisatier, 2011 ; Marius, Fanny, 2013) et Amoureux de ma femme (2018), Daniel Auteuil  a opté pour l’adaptation, coécrite par lui-même et le scénariste Steven Mitz, de l’un des cas traités par l’ancien avocat lillois Maître Mô (Jean-Yves Moyart) dans son recueil Au guet-apens : chroniques de la justice pénale ordinaire (2011). Un scénario très rigoureusement structuré, qui accumule preuves et contradictions, doutes et certitudes, tenant le spectateur en haleine de bout en bout. Et, contrairement à la tradition des films de prétoire, qui veut que tout s’achève soit dans la conviction (Autopsie d’un meurtre/Anatomy of a Murder, Otto Preminger, 1959), soit dans la perplexité (Anatomie d’une chute, Justine Triet, 2023), Le Fil enchaîne des coups de théâtre sidérants et se termine par un plan qui force le spectateur à l’interpréter (très difficilement) par rapport à l’ensemble du récit.
Ce dernier est mené très vigoureusement, Auteuil ayant eu recours à une réalisation privilégiant la visualisation à outrance de tous les éléments informatifs. Ainsi, pour les flash-back, interrompt-il un début de dialogue par la visualisation du reste du texte écrit, créant de la sorte une linéarité visuelle qui se fond dans la dynamique d’ensemble, entretenue par les très nombreux travellings avant ou arrière qui suivent les déplacements des uns et des autres. Une réalisation très réfléchie et audacieuse, sans doute la meilleure de l’acteur-réalisateur. Ce à quoi s’ajoute la qualité générale de l’interprétation. Et plus particulièrement celle des deux protagonistes. Auteuil semble se surpasser dans sa manière d’exprimer successivement les différents sentiments éprouvés par son personnage, sa passion professionnelle, sa détermination à mener à bien une véritable enquête, plus psychologique que criminelle, ses craintes devant des obstacles inattendus, sa certitude finale teintée du flou qu’implique le recours de chacun à « l’intime conviction ». Mais aussi celle de l’excellent Grégory Gadebois, qui, ici, fait se succéder toute une série, à peine perceptible, de micro-gestes et de micro-expressions d’une complexité expressive qui contribue magistralement à la composition d’un personnage difficilement cernable. De leur côté, Sidse Babett Knudsen et Alice Belaïdi, dans les courts rôles respectifs de l’ex-épouse de l’avocat de la défense et de l’avocate générale, sont tout aussi brillantes de vérité dans leur jeu. Une réussite indéniable, qui devrait inciter Daniel Auteuil à retourner une sixième fois derrière la caméra.
Michel Cieutat (Bande à part)