ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

FLOW, LE CHAT QUI N'AVAIT PLUS PEUR DE L'EAU - Avant-première jeune public / Estival Premiers Plans - 2024-08-25

Avant-première jeune public / Estival Premiers Plans - dimanche 25 août à 15h30

FLOW, LE CHAT QUI N'AVAIT PLUS PEUR DE L'EAU de Gints Zilbalodis

LA GUERRE EST DÉCLARÉE - Soirée rencontre - 2024-09-10

Soirée rencontre - mardi 10 septembre à 20h00

LA GUERRE EST DÉCLARÉE de Valérie Donzelli

LA THÉORIE DU BOXEUR - Ciné doc - 2024-09-19

Ciné doc - jeudi 19 septembre à 20h00

LA THÉORIE DU BOXEUR de Nathanaël Coste

L'EMPIRE DU SILENCE - Thierry Michel

A PROPOS

Le onzième long métrage de Thierry Michel réalisé en République démocratique du Congo (RDC) est un film-somme qui retrace le chemin de croix entamé par le peuple congolais depuis plus de vingt-cinq ans.
La première vertu de ce documentaire est sa formidable clarté. Même un public néophyte, qui ne connaîtrait rien des méandres de l’histoire congolaise, y retrouvera son chemin. De 1990 à nos jours, le cinéaste retrace le tragique destin des multiples militants de la paix sacrifiés et d’une population soumise aux exactions sans fin des innombrables factions rebelles et troupes en présence depuis plus de vingt ans sur le territoire du pays-continent. Surtout, depuis 1994 et le déclenchement du génocide des Tutsis dans le Rwanda voisin, entraînant l’exode de centaines de milliers de Hutus rwandais vers la RDC.
Le cinéaste croise les témoignages d’experts et officiels de nationalités multiples ayant œuvré au sein des Nations Unies et du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), mais aussi de civils et témoins (divers journalistes et responsables de la Croix-Rouge congolais) pris en étau dans les territoires de l’Est du Congo, provinces convoitées pour leur incroyable richesse géologique.
Il met ainsi en lumière les mécanismes prédateurs qui maintiennent la population dans la terreur et ont permis à d’anciens chefs de guerre de se frayer un chemin jusqu’aux postes les plus élevés au sein de l’armée régulière congolaise. Car si les troupes étrangères, principalement rwandaises et ougandaises, sont responsables d’attaques, pillages et actes de barbarie par milliers sur le territoire de la RDC, les troupes gouvernementales et divers groupes armés congolais ont également commis d’innombrables crimes de guerre en Ituri, dans le Kivu et au Kasaï, notamment.
Le film cite souvent le rapport Mapping, réalisé en 2010, documentant plus de 600 violations - les plus graves - des droits de l'Homme et du droit international commises en RDC entre mars 1993 et juin 2003. Un rapport qui, à ce jour, est toujours "enfoui dans un tiroir" de l'Onu. C'est cette impunité que dénonce le film.
Thierry Michel connaît bien le pays pour l'avoir arpenté en long et en large depuis Le Cycle du serpent (1992) en passant par Mobutu Roi du Zaïre (1999) jusqu'à son avant-dernier film sur le Docteur Denis Mukwege baptisé L'homme qui répare les femmes (2015). C'est dans le sillage du combat du célèbre médecin et prix Nobel de la paix 2018 que s'inscrit L'Empire du Silence. Un long métrage qui retrace de façon limpide l'état d'impunité totale qui sévit au Congo depuis très longtemps et qui s'est encore renforcé au cours des deux dernières décennies sous la présidence des Kabila père et fils.
Ce onzième film, réalisé au Congo par Thierry Michel, prend la forme d’un plaidoyer en faveur de la justice, assorti d’une campagne qui se veut virale (#JusticeForCongo) afin que soient jugés les responsables de crimes de guerre et reconnu le droit des victimes congolaises.
Karin Tshidimba (www.lalibre.be)

Ciné Doc
jeudi 1 juin 2023 à 20h00

En présence de Mme Bérangère Taxil, Professeure agrégée de droit public à l'Université d'Angers, spécialisée en droit International, Mr Yves Collet, Professeur d'histoire à la retraite, Mr Bernard Creze, médecin gynécologue à la retraite, Mme Marie Paule Beaumont, Présidente de l'association France Kivu

Soirée organisée en collaboration avec l'association France Kivu

Cette association a pour but des actions humanitaires dans la région du Kivu, en République démocratique du Congo.


L'EMPIRE DU SILENCE

de Thierry Michel

Documentaire
FRANCE - 2021 - 1h50

Depuis vingt-cinq ans, la République Démocratique du Congo est déchirée par une guerre largement ignorée des médias et de la communauté internationale. Les victimes se comptent par centaines de milliers, voire par millions. Les auteurs de ces crimes sont innombrables : des mouvements rebelles, mais aussi des armées, celles du Congo et des pays voisins… Tous semblent pris dans un vertige de tueries, pour le pouvoir, pour l’argent, pour s’accaparer les richesses du Congo en toute impunité, dans l’indifférence générale. Parcourant le Congo caméra au poing depuis trente ans, Thierry Michel a été témoin des combats, des souffrances mais aussi des espoirs du peuple congolais. Relayant le plaidoyer du Docteur Mukwege, prix Nobel de la paix, et dans la continuité de son précédent film L’homme qui répare les femmes, il retrace les enchaînements de cette impitoyable violence qui ravage et ruine le Congo depuis un quart de siècle
https://jhrfilms.com/empire-du-silence/

A PROPOS

Le onzième long métrage de Thierry Michel réalisé en République démocratique du Congo (RDC) est un film-somme qui retrace le chemin de croix entamé par le peuple congolais depuis plus de vingt-cinq ans.
La première vertu de ce documentaire est sa formidable clarté. Même un public néophyte, qui ne connaîtrait rien des méandres de l’histoire congolaise, y retrouvera son chemin. De 1990 à nos jours, le cinéaste retrace le tragique destin des multiples militants de la paix sacrifiés et d’une population soumise aux exactions sans fin des innombrables factions rebelles et troupes en présence depuis plus de vingt ans sur le territoire du pays-continent. Surtout, depuis 1994 et le déclenchement du génocide des Tutsis dans le Rwanda voisin, entraînant l’exode de centaines de milliers de Hutus rwandais vers la RDC.
Le cinéaste croise les témoignages d’experts et officiels de nationalités multiples ayant œuvré au sein des Nations Unies et du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), mais aussi de civils et témoins (divers journalistes et responsables de la Croix-Rouge congolais) pris en étau dans les territoires de l’Est du Congo, provinces convoitées pour leur incroyable richesse géologique.
Il met ainsi en lumière les mécanismes prédateurs qui maintiennent la population dans la terreur et ont permis à d’anciens chefs de guerre de se frayer un chemin jusqu’aux postes les plus élevés au sein de l’armée régulière congolaise. Car si les troupes étrangères, principalement rwandaises et ougandaises, sont responsables d’attaques, pillages et actes de barbarie par milliers sur le territoire de la RDC, les troupes gouvernementales et divers groupes armés congolais ont également commis d’innombrables crimes de guerre en Ituri, dans le Kivu et au Kasaï, notamment.
Le film cite souvent le rapport Mapping, réalisé en 2010, documentant plus de 600 violations - les plus graves - des droits de l'Homme et du droit international commises en RDC entre mars 1993 et juin 2003. Un rapport qui, à ce jour, est toujours "enfoui dans un tiroir" de l'Onu. C'est cette impunité que dénonce le film.
Thierry Michel connaît bien le pays pour l'avoir arpenté en long et en large depuis Le Cycle du serpent (1992) en passant par Mobutu Roi du Zaïre (1999) jusqu'à son avant-dernier film sur le Docteur Denis Mukwege baptisé L'homme qui répare les femmes (2015). C'est dans le sillage du combat du célèbre médecin et prix Nobel de la paix 2018 que s'inscrit L'Empire du Silence. Un long métrage qui retrace de façon limpide l'état d'impunité totale qui sévit au Congo depuis très longtemps et qui s'est encore renforcé au cours des deux dernières décennies sous la présidence des Kabila père et fils.
Ce onzième film, réalisé au Congo par Thierry Michel, prend la forme d’un plaidoyer en faveur de la justice, assorti d’une campagne qui se veut virale (#JusticeForCongo) afin que soient jugés les responsables de crimes de guerre et reconnu le droit des victimes congolaises.
Karin Tshidimba (www.lalibre.be)