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LE CHATEAU DANS LE CIEL - Ciné Manga - 2026-09-22

Ciné Manga - mardi 22 septembre à 20h00

LE CHATEAU DANS LE CIEL de Hayao Miyazaki

THE NEON PEOPLE - Ciné Rencontre - 2026-10-05

Ciné Rencontre - lundi 05 octobre à 14h00

THE NEON PEOPLE de Jean-Baptiste Thoret

LES RÊVEURS - Soirée rencontre - 2026-10-05

Soirée rencontre - lundi 05 octobre à 20h00

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SCOTT PILGRIM - Plans Cultes - 2026-10-06

Plans Cultes - mardi 06 octobre à 20h00

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TERRASSE COMMUNE - Ciné Doc - 2026-10-08

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TERRASSE COMMUNE de Vincent Robinot

CLOUD ATLAS - Séance spéciale - 2026-10-12

Séance spéciale - lundi 12 octobre à 09h30

CLOUD ATLAS de Tom Tykwer, Lilly Wachowski, Lana Wachowski

MON FILS PRÉSIDENT - Avant première / Rencontre - 2026-10-13

Avant première / Rencontre - mardi 13 octobre à 20h00

MON FILS PRÉSIDENT de Mathias Mlekuz

L'AMOUR FLOU - Soirée rencontre - 2026-10-15

Soirée rencontre - jeudi 15 octobre à 20h00

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28 SEMAINES PLUS TARD de Juan Carlos Fresnadillo

KILL BILL : THE WHOLE BLOODY AFFAIR - Plans Cultes - 2026-11-17

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SHAOLIN SOCCER - Plans Cultes - 2026-12-15

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DUNE : TROISIÈME PARTIE - Avant-première - 2026-12-15

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MATRIX - Plans Cultes - 2027-04-06

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THELMA & LOUISE de Ridley Scott

LE PROCÈS GOLDMAN de Cédric Kahn

A PROPOS

Dans ce film captivant sur le procès d’un juif laïc d’extrême gauche, qui fait écho au présent, Cédric Kahn nous assoit à la place complexe des jurés, et souligne les limites de la justice.
À sa manière, Pierre Goldman était une légende. Que les moins de 20 ans ne connaissent sans doute pas. Car ce juif laïc, intellectuel, militant d’extrême gauche, écrivain et braqueur, se rattache surtout à une époque, celle des années 1960 et 1970, où l’idéal d’une révolution était à portée de main et faisait vibrer une masse de personnes. En novembre 1975, s’ouvre à Paris son deuxième procès. Condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre braquages à main armée, Goldman en reconnaît trois, mais pas le quatrième, ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes et pour lequel il clame son innocence. Peu avant ce nouveau procès, retentissant, suivi de près par toute la presse de l’époque, il a écrit un livre à succès, Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France, qui en a fait une figure emblématique de la gauche intellectuelle. Dans le public venu le soutenir, on compte Simone Signoret et Régis Debray, ancien camarade de guérilla en Amérique du Sud.
Tumultueuse, à la fois remarquable et minable, l’existence de ce révolutionnaire devenu mi-flambeur, mi-zonard aurait pu nourrir un biopic romanesque. Cédric Kahn a préféré s’en tenir au compte rendu du procès, restituant ce qui s’y est dit, tout en s’autorisant parfois quelques libertés. Ce qui frappe d’emblée, c’est la verve de l’accusé, son éloquence sèche, nerveuse, sa dialectique fascinante, teintée d’un je-ne-sais-quoi de délirant. Un tribun cinglant et un peu paranoïaque (Arieh Worthalter, formidable d’humanité, de colère et de bile mêlées), qui en veut à la Terre entière et aurait préféré assurer lui-même sa défense. Il fait peu confiance à ses trois avocats, en particulier au déjà réputé Georges Kiejman (ténor du barreau, disparu tout récemment, le 9 mai dernier, et interprété très finement par Arthur Harari), qui est, à ses yeux, un mondain surtout avide de gloire.
Cédric Kahn met en lumière toute la complexité de cet insurgé lucide, qui devance en quelque sorte les jugements qu’on peut porter sur lui, en se livrant à une autoanalyse. Comme un agent double de sa conscience, voire de son inconscience – attrait de l’échec, part suicidaire, etc. On a du mal à le cerner, à savoir s’il est vraiment innocent. Nous voilà à la place très délicate du juré : c’est le choix fort opéré par le réalisateur. Qui montre à la fois la nécessité juste des règles de la justice tout en pointant ses limites, son incapacité à saisir l’indicible de la vérité ou le fait même qu’elle puisse être multiple.
Le Procès Goldman est captivant, passionnant, à plus d’un titre. Comme lecture de cette période bouillonnante, des débats agitant le militantisme d’alors, de ses espoirs, dérives et trahisons. Et comme chambre d’écho saisissante du présent, sur les méfaits de la police, le racisme, l’antisémitisme, la société du spectacle. Quant au passé plus ancien, celui de la Seconde Guerre mondiale, de la Shoah, de la résistance héroïque en France d’immigrés communistes, il est aussi présent dans le film et en constitue sans doute la clef essentielle. Pour mieux appréhender le fiasco d’un révolté assoiffé de pureté, produit d’une Histoire le dépassant, pieds et poings liés à elle.
Jacques Morice (Télérama)

Cap ciné
vendredi 6 octobre 2023 à 19h50

Séance en audiodescription avec sous-titrages pour malentendants


LE PROCÈS GOLDMAN

de Cédric Kahn

avec Arieh Worthalter, Arthur Harari, Jeremy Lewin
FRANCE - 2023 - 1h56 - Cannes 2023

En novembre 1975, débute le deuxième procès de Pierre Goldman, militant d'extrême gauche, condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre braquages à main armée, dont un ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes. Il clame son innocence dans cette dernière affaire et devient en quelques semaines l'icône de la gauche intellectuelle. Georges Kiejman, jeune avocat, assure sa défense. Mais très vite, leurs rapports se tendent. Goldman, insaisissable et provocateur, risque la peine capitale et rend l'issue du procès incertaine.
https://www.advitamdistribution.com/films/le-proces-goldman/

A PROPOS

Dans ce film captivant sur le procès d’un juif laïc d’extrême gauche, qui fait écho au présent, Cédric Kahn nous assoit à la place complexe des jurés, et souligne les limites de la justice.
À sa manière, Pierre Goldman était une légende. Que les moins de 20 ans ne connaissent sans doute pas. Car ce juif laïc, intellectuel, militant d’extrême gauche, écrivain et braqueur, se rattache surtout à une époque, celle des années 1960 et 1970, où l’idéal d’une révolution était à portée de main et faisait vibrer une masse de personnes. En novembre 1975, s’ouvre à Paris son deuxième procès. Condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre braquages à main armée, Goldman en reconnaît trois, mais pas le quatrième, ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes et pour lequel il clame son innocence. Peu avant ce nouveau procès, retentissant, suivi de près par toute la presse de l’époque, il a écrit un livre à succès, Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France, qui en a fait une figure emblématique de la gauche intellectuelle. Dans le public venu le soutenir, on compte Simone Signoret et Régis Debray, ancien camarade de guérilla en Amérique du Sud.
Tumultueuse, à la fois remarquable et minable, l’existence de ce révolutionnaire devenu mi-flambeur, mi-zonard aurait pu nourrir un biopic romanesque. Cédric Kahn a préféré s’en tenir au compte rendu du procès, restituant ce qui s’y est dit, tout en s’autorisant parfois quelques libertés. Ce qui frappe d’emblée, c’est la verve de l’accusé, son éloquence sèche, nerveuse, sa dialectique fascinante, teintée d’un je-ne-sais-quoi de délirant. Un tribun cinglant et un peu paranoïaque (Arieh Worthalter, formidable d’humanité, de colère et de bile mêlées), qui en veut à la Terre entière et aurait préféré assurer lui-même sa défense. Il fait peu confiance à ses trois avocats, en particulier au déjà réputé Georges Kiejman (ténor du barreau, disparu tout récemment, le 9 mai dernier, et interprété très finement par Arthur Harari), qui est, à ses yeux, un mondain surtout avide de gloire.
Cédric Kahn met en lumière toute la complexité de cet insurgé lucide, qui devance en quelque sorte les jugements qu’on peut porter sur lui, en se livrant à une autoanalyse. Comme un agent double de sa conscience, voire de son inconscience – attrait de l’échec, part suicidaire, etc. On a du mal à le cerner, à savoir s’il est vraiment innocent. Nous voilà à la place très délicate du juré : c’est le choix fort opéré par le réalisateur. Qui montre à la fois la nécessité juste des règles de la justice tout en pointant ses limites, son incapacité à saisir l’indicible de la vérité ou le fait même qu’elle puisse être multiple.
Le Procès Goldman est captivant, passionnant, à plus d’un titre. Comme lecture de cette période bouillonnante, des débats agitant le militantisme d’alors, de ses espoirs, dérives et trahisons. Et comme chambre d’écho saisissante du présent, sur les méfaits de la police, le racisme, l’antisémitisme, la société du spectacle. Quant au passé plus ancien, celui de la Seconde Guerre mondiale, de la Shoah, de la résistance héroïque en France d’immigrés communistes, il est aussi présent dans le film et en constitue sans doute la clef essentielle. Pour mieux appréhender le fiasco d’un révolté assoiffé de pureté, produit d’une Histoire le dépassant, pieds et poings liés à elle.
Jacques Morice (Télérama)