BLUE GIANT - Yuzuru Tachikawa

A PROPOS

Blue Giant de Yuzuri Tachikawa, découvert au Festival d’Annecy, n’est pas un film de robots. Le film parle de jazz et des efforts d’un saxophoniste pour faire carrière à Tokyo. Cette adaptation d’un manga qui paraît chez Glénat depuis 2018 est à couper le souffle. « J’ai voulu restituer la magie de la musique par l’animation, explique le réalisateur. J’ai pensé à Fantasia des studios Disney en me lançant dans le projet car le film m’avait marqué par sa façon de marier l’animation à tous les styles musicaux. »
Yuzuri Tachikawa a été notamment influencé par un segment sur Rhapsody In Blue de George Gershwin réalisé par Eric Goldberg pour Fantasia 2000. « L’animation y apporte une dimension supplémentaire à la musique notamment quand on voit les musiciens l’interpréter. »
L’histoire d’amour entre l’animation et les musiciens a rarement été aussi puissante que dans Blue Giant où on suit les progrès d’un héros déterminé à réussir. « J’y vois une belle métaphore du travail d’animateur, insiste le cinéaste. Il faut être persévérant et passionné dans les deux cas. Surtout ne pas hésiter à recommencer encore et encore pour obtenir un résultat présentable. » Yachikawa-san est trop modeste. Blue Giant réussit le prodige de rendre la musique visuelle un peu comme quand, dans Ratatouille de Brad Bird, le rongeur fait ressentir avec des feux d’artifice le plaisir qu’il éprouve en mangeant des mets délectables.
Il n’est pas le seul à avoir puisé son inspiration dans le jazz. Dans Soul, Peter Docter évoque un musicien de jazz et dans Les Aristochats de Wolfgang Reitherman, des matous musiciens font danser les héros sous les toits. Ce style musical est aussi présent dans La Princesse et la Grenouille de Ron Clements et John Musker tandis que, loin des studios Disney, Fernando Trueba et Javier Mariscal font également vibrer les héros de Chico & Rita, pianiste et chanteuse dans le Cuba de la fin des années 1940.
De Midvalley the Hornfreak, l’un des héros du manga Trigun dont le saxophone est une arme aux rockers aspirants du génial On Gaku, notre rock de Kenji Hiwaisawa, le pays du Soleil Levant n’a pas été en reste pour rendre hommage aux sons avec l’animation.
Giant Blue perpétue fièrement cette tradition sur une note joyeuse et est vraiment conçu pour être apprécié en salle tant le travail sur le son est excellent. Ne ratez pas cette merveille.
Caroline Vié (20 minutes)

Ciné Manga
lundi 15 avril 2024 à 20h00

présenté par Romain Ollivier, librairie Azu Manga


BLUE GIANT

de Yuzuru Tachikawa

Film d'animation
JAPON - 2023 - 2h00 - VOST

La vie de Dai Miyamoto change lorsqu'il découvre le jazz. Il se met alors au saxophone et s'entraîne tous les jours. Il quitte Sendai, sa ville natale, pour poursuivre sa carrière musicale à Tokyo avec l'aide de son ami Shunji. Jouant avec passion, Dai arrive un jour à convaincre le talentueux pianiste Yukinori de monter un groupe avec lui. Accompagné de Shunji qui débute à la batterie, ils forment le trio JASS. Au fil des concerts, ils se rapprochent de leur but : se produire au So Blue, le club de jazz le plus célèbre du Japon, avec l'espoir de changer à jamais le monde du jazz.

https://www.eurozoom.fr/bluegiant

A PROPOS

Blue Giant de Yuzuri Tachikawa, découvert au Festival d’Annecy, n’est pas un film de robots. Le film parle de jazz et des efforts d’un saxophoniste pour faire carrière à Tokyo. Cette adaptation d’un manga qui paraît chez Glénat depuis 2018 est à couper le souffle. « J’ai voulu restituer la magie de la musique par l’animation, explique le réalisateur. J’ai pensé à Fantasia des studios Disney en me lançant dans le projet car le film m’avait marqué par sa façon de marier l’animation à tous les styles musicaux. »
Yuzuri Tachikawa a été notamment influencé par un segment sur Rhapsody In Blue de George Gershwin réalisé par Eric Goldberg pour Fantasia 2000. « L’animation y apporte une dimension supplémentaire à la musique notamment quand on voit les musiciens l’interpréter. »
L’histoire d’amour entre l’animation et les musiciens a rarement été aussi puissante que dans Blue Giant où on suit les progrès d’un héros déterminé à réussir. « J’y vois une belle métaphore du travail d’animateur, insiste le cinéaste. Il faut être persévérant et passionné dans les deux cas. Surtout ne pas hésiter à recommencer encore et encore pour obtenir un résultat présentable. » Yachikawa-san est trop modeste. Blue Giant réussit le prodige de rendre la musique visuelle un peu comme quand, dans Ratatouille de Brad Bird, le rongeur fait ressentir avec des feux d’artifice le plaisir qu’il éprouve en mangeant des mets délectables.
Il n’est pas le seul à avoir puisé son inspiration dans le jazz. Dans Soul, Peter Docter évoque un musicien de jazz et dans Les Aristochats de Wolfgang Reitherman, des matous musiciens font danser les héros sous les toits. Ce style musical est aussi présent dans La Princesse et la Grenouille de Ron Clements et John Musker tandis que, loin des studios Disney, Fernando Trueba et Javier Mariscal font également vibrer les héros de Chico & Rita, pianiste et chanteuse dans le Cuba de la fin des années 1940.
De Midvalley the Hornfreak, l’un des héros du manga Trigun dont le saxophone est une arme aux rockers aspirants du génial On Gaku, notre rock de Kenji Hiwaisawa, le pays du Soleil Levant n’a pas été en reste pour rendre hommage aux sons avec l’animation.
Giant Blue perpétue fièrement cette tradition sur une note joyeuse et est vraiment conçu pour être apprécié en salle tant le travail sur le son est excellent. Ne ratez pas cette merveille.
Caroline Vié (20 minutes)