ÉVÉNEMENTS ET SÉANCES SPECIALES

HAPPINESS THERAPY - Cinélégende - 2023-02-06

Cinélégende - lundi 06 février à 20h00

HAPPINESS THERAPY de David O. Russell

UNE FOIS QUE TU SAIS - Ciné doc - 2023-02-09

Ciné doc - jeudi 09 février à 20h00

UNE FOIS QUE TU SAIS de Emmanuel Cappellin

DIRTY DANCING - Plans Cultes - 2023-02-14

Plans Cultes - mardi 14 février à 20h00

DIRTY DANCING de Emile Ardolino

DOUNIA ET LA PRINCESSE D'ALEP - Ciné Goûter / Festival Télérama Enfants - 2023-02-16

Ciné Goûter / Festival Télérama Enfants - jeudi 16 février à 13h30

DOUNIA ET LA PRINCESSE D'ALEP de Marya Zarif & André Kadi

TWIN PEAKS : FIRE WALK WITH ME - Festival Conversations CNDC - 2023-02-28

Festival Conversations CNDC - mardi 28 février à 20h00

TWIN PEAKS : FIRE WALK WITH ME de David Lynch

LE PIÈGE DE HUDA - Ciné Rencontre - 2023-03-06

Ciné Rencontre - lundi 06 mars à 20h00

LE PIÈGE DE HUDA de Hany Abu-Assad

ARIAFERMA - Séance d'ouverture - 2023-03-08

Séance d'ouverture - mercredi 08 mars à 20h00

ARIAFERMA de Leonardo Di Costanzo

LA STRADA - Ciné Classique - 2023-03-12

Ciné Classique - dimanche 12 mars à 17h44

LA STRADA de Federico Fellini

LAURENT GARNIER : OFF THE RECORD - Soirée rencontre - 2023-03-13

Soirée rencontre - lundi 13 mars à 20h00

LAURENT GARNIER : OFF THE RECORD de Gabin Rivoire

LA FUREUR DE VAINCRE - Plans Cultes - 2023-03-14

Plans Cultes - mardi 14 mars à 20h00

LA FUREUR DE VAINCRE de Lo Wei

LA FUREUR DU DRAGON de Bruce Lee

UMWELT, DE L'AUTRE CÔTÉ DES MIROIRS - Festival Conversations CNDC - 2023-03-15

Festival Conversations CNDC - mercredi 15 mars à 20h00

UMWELT, DE L'AUTRE CÔTÉ DES MIROIRS de David Mambouch

L'ÉCHAPPÉE BELLE - Cinélégende - 2023-04-03

Cinélégende - lundi 03 avril à 20h00

L'ÉCHAPPÉE BELLE de Paolo Virzì

L'IMPASSE - Plans Cultes - 2023-04-11

Plans Cultes - mardi 11 avril à 20h00

L'IMPASSE de Brian De Palma

MULHOLLAND DRIVE - Plans Cultes - 2023-05-09

Plans Cultes - mardi 09 mai à 20h00

MULHOLLAND DRIVE de David Lynch

A CHIARA - Jonas Carpignano

A PROPOS

Jonas Carpignano termine avec A Chiara le triptyque cinématographique consacré à sa ville de résidence calabraise de Gioia Tauro. Après les migrants africains au cœur de son premier long-métrage Mediterranea (Semaine de la Critique 2015), puis la communauté rom dans A Ciambra (Quinzaine des Réalisateurs 2017), c’est la mafia locale qui occupe le terrain de ce nouvel opus lancé à la Quinzaine des Réalisateurs 2021. Mais, plus que dans un film de milieu traité comme un thriller ou du cinéma de genre, c’est par le fil familial que la fiction se tisse. Chiara est le prénom d’une adolescente de seize ans, qui découvre un beau jour, à la disparition soudaine de son père, qu’il appartient à la pieuvre locale, la ’Ndrangetha. Curieuse et déterminée, elle va braver les interdits assignés à son âge, et tout faire pour retrouver la trace du pater. C’est l’histoire d’une affirmation par le lien viscéral et l’attachement profond.
La grande force du cinéma de Carpignano est d’utiliser le filtre du romanesque pour raconter un monde. Une vérité émerge d’un jeu dense entre réel et fiction. Le cinéaste fait à nouveau tourner des non-comédiens, à commencer par la jeune Swamy Rotolo, repérée depuis des années, et qu’il entoure ici de la véritable famille de la donzelle. Le terreau géographique et humain nourrit donc l’aventure, et les liens souterrains avec la réalité abreuvent les images. Sans jugement, ni complaisance, ni condescendance, la caméra rend justice à l’humanité populaire, inscrite malgré elle dans un déterminisme dû aux liens du sang. Chiara s’y affirme avec l’aplomb de sa jeunesse. Un aplomb qui transcende l’inconscience et le danger, et fait du personnage une véritable clairvoyante. Chiara sent, questionne, devine. Elle prend les devants et peut retrouver le fil qui la lie à son géniteur.
La conviction et l’amour guident ce troisième long-métrage, qui prouve le brio grandissant de son auteur. Son regard embrasse avec sensibilité et tension l’univers qu’il recrée. Un univers constitué aussi de fidélité, à sa cité, à sa ligne humaniste, et aux deux interprètes protagonistes de ses précédents films, qui passent ici dans de petits rôles toujours attitrés à leurs anciens personnages : Koudous Seihon en Ayiva, et le jeune Pio Amato – aperçu récemment dans le James Bond Mourir pour attendre -… en Pio. La maîtrise globale saisit, de l’ampleur de la séquence inaugurale d’anniversaire aux scènes plus intimistes, comme les retrouvailles dans la brume et la pluie. Souvent serrés sur les visages, les yeux et les grains de peau, les cadres assurés sculptent progressivement une destinée qui fait vibrer l’écran. A Chiara est la vision d’une avancée. Celle d’un être en mutation, qui se fraie son chemin avec une grande lucidité. Comme celle de Jonas Carpignano face à sa route de cinéaste.
Olivier Pélisson (Bande à part)

Ciné découverte
dimanche 12 mars à 10h45

Tarif unique  : 5,50

Séance organisée en collaboration avec Cinéma Parlant dans le cadre de la semaine de cinéma de langue italienne


A CHIARA

de Jonas Carpignano

avec Swamy Rotolo, Claudio Rotolo, Grecia Rotolo
ITALIE - 2021 - 2h02 - VOST - Cannes 2021

Chiara, 16 ans, vit dans une petite ville de Calabre, entourée de toute sa famille. Pour les 18 ans de sa soeur, une grande fête est organisée et tout le clan se réunit. Le lendemain, Claudio, son père, part sans laisser de traces. Elle décide alors de mener l’enquête pour le retrouver. Mais plus elle s’approche de la vérité qui entoure le mystère de cette disparition, plus son propre destin se dessine.

https://www.hautetcourt.com/films/a-chiara/

A PROPOS

Jonas Carpignano termine avec A Chiara le triptyque cinématographique consacré à sa ville de résidence calabraise de Gioia Tauro. Après les migrants africains au cœur de son premier long-métrage Mediterranea (Semaine de la Critique 2015), puis la communauté rom dans A Ciambra (Quinzaine des Réalisateurs 2017), c’est la mafia locale qui occupe le terrain de ce nouvel opus lancé à la Quinzaine des Réalisateurs 2021. Mais, plus que dans un film de milieu traité comme un thriller ou du cinéma de genre, c’est par le fil familial que la fiction se tisse. Chiara est le prénom d’une adolescente de seize ans, qui découvre un beau jour, à la disparition soudaine de son père, qu’il appartient à la pieuvre locale, la ’Ndrangetha. Curieuse et déterminée, elle va braver les interdits assignés à son âge, et tout faire pour retrouver la trace du pater. C’est l’histoire d’une affirmation par le lien viscéral et l’attachement profond.
La grande force du cinéma de Carpignano est d’utiliser le filtre du romanesque pour raconter un monde. Une vérité émerge d’un jeu dense entre réel et fiction. Le cinéaste fait à nouveau tourner des non-comédiens, à commencer par la jeune Swamy Rotolo, repérée depuis des années, et qu’il entoure ici de la véritable famille de la donzelle. Le terreau géographique et humain nourrit donc l’aventure, et les liens souterrains avec la réalité abreuvent les images. Sans jugement, ni complaisance, ni condescendance, la caméra rend justice à l’humanité populaire, inscrite malgré elle dans un déterminisme dû aux liens du sang. Chiara s’y affirme avec l’aplomb de sa jeunesse. Un aplomb qui transcende l’inconscience et le danger, et fait du personnage une véritable clairvoyante. Chiara sent, questionne, devine. Elle prend les devants et peut retrouver le fil qui la lie à son géniteur.
La conviction et l’amour guident ce troisième long-métrage, qui prouve le brio grandissant de son auteur. Son regard embrasse avec sensibilité et tension l’univers qu’il recrée. Un univers constitué aussi de fidélité, à sa cité, à sa ligne humaniste, et aux deux interprètes protagonistes de ses précédents films, qui passent ici dans de petits rôles toujours attitrés à leurs anciens personnages : Koudous Seihon en Ayiva, et le jeune Pio Amato – aperçu récemment dans le James Bond Mourir pour attendre -… en Pio. La maîtrise globale saisit, de l’ampleur de la séquence inaugurale d’anniversaire aux scènes plus intimistes, comme les retrouvailles dans la brume et la pluie. Souvent serrés sur les visages, les yeux et les grains de peau, les cadres assurés sculptent progressivement une destinée qui fait vibrer l’écran. A Chiara est la vision d’une avancée. Celle d’un être en mutation, qui se fraie son chemin avec une grande lucidité. Comme celle de Jonas Carpignano face à sa route de cinéaste.
Olivier Pélisson (Bande à part)