EVENEMENTS ET SEANCES SPECIALES

JE VOULAIS ME CACHER - Giorgio Diritti
A PROPOS
Le destin incroyable et vrai d'Antonio Ligabue, l'un des maîtres de la peinture naïve aux côtés de Rousseau et Séraphine de Senlis.

Je connaissais Ligabue depuis longtemps comme peintre, et la région où il a vécu m’est familière. Il se trouve qu’en me rendant à Gualtieri, le petit bourg où il a passé une grande partie de sa vie, j’ai eu l’occasion de rencontrer des personnes qui l’avaient connu, certaines aujourd’hui assez âgées. J’ai découvert une réalité qui allait au-delà de ce que je savais de lui, notamment par les quelques images documentaires qui ont survécu. Il y avait là une complexité qui m’a fasciné : l’histoire d’une personne qui n’a pas eu de chance, que la vie a même accablée de problèmes, mais qui a lutté pour réussir à trouver sa place dans la société. Pour la plupart, les témoins à qui j’ai parlé étaient enfants ou adolescents quand leur chemin a croisé celui de Ligabue. Mais il y en a aussi un, Sergio Negri, qui est devenu le plus grand connaisseur et l’expert reconnu de la peinture de Ligabue. Son apport et ses récits ont été précieux. C’est au contact du peintre, alors qu’il était très jeune, qu’il a décidé de faire des études d’histoire de l’art. Sa vie a été conditionnée par la présence de Ligabue.

Giorgio Diritti (réalisateur)

Soirée organisée dans le cadre de la semaine de cinéma de langue italienne
Avant-première
mardi 24 novembre à 20h00

JE VOULAIS ME CACHER
de Giorgio Diritti
avec Elio Germano, Paolo Rossi, Paola Lavini
ITALIE - 2020 - 2h00 - VOST - Ours d'argent interprétation masculine Elio Germano - Berlin 2020
Expulsé par l'institution suisse qui s'occupait de lui à la fin de la première guerre mondiale, Antonio Ligabue se retrouve en Italie contre sa volonté. Sans attache, vivant dans un grand dénuement, il s'accroche à sa raison de vivre, la peinture qu'il pratique en autodidacte. Peu à peu du public à la critique son "art" va bousculer l'académisme.