EVENEMENTS ET SEANCES SPECIALES

CHAVELA VARGAS - Catherine Gund & Daresha Kyi
A PROPOS
Inconnue en France, idole au Mexique, Chavela Vargas a été une immense chanteuse. Mais aussi un personnage étonnant, fantasque, libre, suicidaire, magnifique. Admirée par Pedro Almodóvar, amie de Frida Kahlo et de Diego Rivera, elle est devenue la figure de proue de la chanson ranchera, quelque part entre la musique mariachi et le blues mexicain.

Ce beau documentaire lui rend hommage, à travers documents, interviews, souvenirs (elle aurait enregistré 80 disques, dit-on) et restitue sa légende de lesbienne flamboyante (elle se serait enfuie avec Ava Gardner lors du mariage de Liz Taylor !). Véritable personnage de roman, Chavela Vargas a traversé le siècle au pas de course : la "dame au poncho rouge" est morte en 2012, à 93 ans, après un concert dédié à García Lorca. Du panache, jusqu'au bout…

François Forestier (L'Obs)
Soirée Exitos
jeudi 22 mars à 19h30
19h30 CHAVELA VARGAS de Catherine Gund & Daresha Kyi
22h00 KÓBLIC de Sebastián Borensztein

Tarif soirée 9€ les 2 films

CHAVELA VARGAS
de Catherine Gund & Daresha Kyi
Documentaire
MEXIQUE - ESPAGNE - 2017 - 1h33 - VOST
De Frida Kahlo à Pedro Almodovar, artiste inspirante et inspirée, ce récit composé d’images rares révèle une femme à la vie iconoclaste et d'une modernité saisissante.
Figure de proue de la musique mexicaine Ranchera, CHAVELA VARGAS, restera à jamais empreinte de récits et de légendes. Chavela s'est elle vraiment glissée tard dans la nuit dans les chambres des maris pour leur voler leur femme?
S'est elle vraiment enfuie avec Ava Gardner au mariage de Elisabeth Taylor? Avant son retour triomphant en Espagne grâce au soutien et à l’admiration de Pedro Almodovar, elle avait arrêté de chanter pendant si longtemps que les gens avaient cru qu'elle était morte. Vêtue comme un homme, fumant et buvant comme un homme, portant un pistolet, CHAVELA n’a cessé d’affirmer sa liberté, sa singularité, son identité et sa passion pour la musique et les textes engagés.
KÓBLIC - Sebastián Borensztein
A PROPOS
Argentine, 1977. Un ancien pilote de la marine se cache et s'attire des ennuis avec le flic local. Le cinéma argentin n'en finit pas de revenir sur la dictature militaire. Le réalisateur choisit, cette fois, la forme du polar rural et du western, avec un « shérif » corrompu, une station-service en guise de saloon et un héros tourmenté. Atmosphère viciée, gueules patibulaires : Kóblic rappelle parfois les frères Coen. Entre deux coups de fusil, une scène se détache : Ricardo Darín (l'Al Pacino de Buenos Aires) regarde droit dans les yeux la délicieuse Inma Cuesta (vue dans Julieta, d'Almodóvar). Même dans un monde affreux, sale et méchant, le coup de foudre existe.
Guillemette Odicino (Télérama)

Soirée organisée en collaboration avec Colombie Sans Frontières , l'Université d'Angers, Canopé et Cinéma Parlant dans le cadre de la semaine de cinéma de langue espagnole
KÓBLIC
de Sebastián Borensztein
avec Ricardo Darín, Oscar Martinez, Inma Cuesta
ARGENTINE - 1h32 - 2017 - VOST
Argentine 1977. Un ancien pilote et capitaine de la Marine argentine, Tomas Koblic s’enfuit après avoir désobéit à un ordre de l‘armée soumise à la dictature. Caché dans une petite ville du sud du pays, sa présence attire l’attention du maréchal local d’une autorité abusive et sans scrupules. La conscience n’a nulle endroit pour se cacher..